PAI’ILLOiNS.
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Les cinq especes placees Jans ce genre : trois d'Europe ( unipuncudis et üiptniclalis, Duponcliel,de Montpellier, et inlerpunctalis, Hübner, de Dalnialie, d’Italie, du midi de la France , de Corse, deSardaigne, d’AIgerie) et deux d’Amerique (similaris et ranialis, Gn.), faisaient partie du genre lly-drocampa, et constituent un genre distinet de celui que Scbranck a designees sous le meme nom.Les Papillons frequentent le bord de l’eau, mais ce motif n’est pas süffisant pour qu’on les rapprochedes Hydrocampa, puisqu’on n’en connalt pas les Chenilles. Nous figurons (pl. XIX, fig. 1) une espece,la Nvmphule rombree ( numeralis ), que Duponcliel pla?ait dans le meme genre.
Le sixieme groupe comprend une partie de la famille des Bolydce de M. Guenee, et nous en rap-prochons les familles des Margaradidw, Odontidce et Scoparidte du meme auteur; des lors il ne cor-respond donc que tres-imparfaitement ä la sous-tribu des Botytes de Duponcliel, puisque des sixgenres qui y entraient, cinq en ontete distraits, et qu’il n’y reste plus reellement que le genre Botysproprement dit. En effet, le genre Lemia fait aujourd’hui partie des Scopulides; le genre Odontiaest le type des Odontides; le genre Hivula est rapporld parmi les Delto'ides, enfin le genre Udeaest supprime, et celui des Stenopieryx entre dans la division des Scoparides. D’aprfes ce que nousvenons de dire, nous croyons devoir subdiviser ce groupe en quatre sections, qui renfermeront cba-cune un genre principal.
La premitsre section est celle des Botyu.b.
15 me GENBE. — ßÜTYDE. BOTYS. Latreille, 1805.
His’oirc naturelle desCrustaces et des lnsectes.
Antennes filiformes dans les mäies comme dans les femelles; palpes labiaux droits, contigus etformant le bec, ou ascendants, plaques contre le front : maxillaires peu distincts; trompe longue;abdomen effile dans les inäles, gros et conique dans les femelles; ailes enti^res, concolores, soyeu-ses, luisantes, ä franges non entrecoupees, ayant toujours les deux lignes medianes appreciables : 'anterieures plus ou fcoins lanceolees, souvent’ecartees l’une de l’autre, et iaissant a decouvert unepartie des posterieures ; celles ci rarement sinuees ou prolongees ä l’angle anal.
Chenilles altenuees aux deux extremites, moniliformes, luisantes, demi-transparentes, ä trapezoi-daux verruqueux, luisants et surmontes de poils distincts; ä tete petite; ä plaques cornees luisantes.assez vives, et restant enfermees dans des feuilles roulees en cornet ou en cylindre, etattachees avecde la soie, et vivant sur les plantes basses.
Chrysalides allongees, lisses, luisantes, molles, renfermees dans de legeres coques entre les feuillesou dans leurs interstices.
Fig 158. — Botys amphaiis-
Le genre Botys, tel que le comprend M. Guenee, bien loin de ressembler ä l’enorme magasin de Mi-crolepidopt^res qu’y avait entasse Treitscke, comprend neanmoins encore pres de quatre-vingts es-peces, propres ä toutes les regions du globe, mais dont le plus grand nombre habitent, ou plutötontet6 trouvees en Europe et en Amerique . On y rencontre des especes excessivement repandues et trös-abondantes, et quelques caracteres, surtout tires des dessins et des couleurs des ailes, ont fourni ä
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