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(IISTOIRE NATURELLE.
M. Guenee Ie moyen de fermer onze groupes speciaux : groupes qui, en grafide partie au moins, de-viendront eux-mentes plus tard des genres. Et en effet les especes different assez notablement lesunes des autres, dans plusieurs cas, par des caracteres importants. On a dejä cherche ä y creerplusieurs genres qui n’ont pas ete adoptes, tels sont ceux des Diaphania, Margaritia, Eurrlujpara,Stephens, etc. Les anciens auteurs ont assez bien decrit les especes europeennes, tant ä leur etalparfait que, dans quelques cas, ä l’etat de Chenilles; quant aux especes exotiques, la description enest due en grande partie ä M. Guenee, car Drury, Gramer et Hübner n’avaienl fait qu’effleurer ce sujetdiflicile.
Les Papillons aiment, en general, les lienx ombrages : plusieurs d’entre eux volent paressaims, etpour ainsi dire en societe, autour des plantes qui ont nourri leurs Chenilles; c’esl principalement aucrepuscule qu’ils aiment ä faire leurs evolutions, et ceux qu’on rencontre pendant le jour ont eteiroubtes dans leur etat lethargique ou dans leur sommeil, qui est, du reste, tres-leger, par un clrocou un ebraniement quelconque imprime aux feuilles sur lesquelles ils s’aecrochent. 11s eclosent pres-que toujours dans la partie la plus chaude de l’annee; et, comme nous l’avons dit, ils sont repandusdans loutes les contrees du globe, et s’accommodent de tous les climats. Le peu de Chenilles de Bo-tys que l’on conuait ne merite pas une description particuliere : ce sont toujours des larves fusifor-mes, luisantes, ä trapezo'idaux verruqueux et bien saillants; elles vivent dans des feuilles roulees encornet ou en cylindre, 4 la maniere des Torlrix, avec lesquelles elles n’ont cependant que cette seuleressemblance.
Comme types, nous decrirons seulement les deux especes suivantes, qui se trouvent träs-commu-nement dans toute l’Europe, meme dans nos environs, et dont les Chenilles bien connues, etdecritespour la premiere fois par Geoffroy et par Albin, vivent sur les plantes du gen re ortie : 1° Botyde del’obtie ou la Queue-Jacke de Geoffroy (Botys urticalis, Geometra urticata, Linne ) ( Voy . page 184),type dos Eurrlujpara , Stephens : envergure, un peu moins de 0 m ,03; ailes d’un blanc nacre, ayantdeux rangees de taches noires : l’une contre le bord terminal et l’autre assez pres de celle-lä, ettrois ou quatre autres taches isolees; abdomen noir, avecle bord de chaque segment et son extremitejaune. 2° Botyde veutical (Bolys verticalis, Geometra verlicalis, Albin, non Linne ) : envergure,un peu plus de 0 m ,05; ailes d’un jaune tres-päle, ä reflets opalins, legeremenl grisätres vers leurextremite : anterieures ayant un croissanl et un point grisätres au centre, ainsifjue deux lignes trans-versales tres-dentelees, se rapprochant vers le bord posterieur; ailes posterieures traversees par uneseule ligne dentelee.
Parmi les nombreuses especes de ce grand groupe, nous citerons, en Europe , les Botys repan-dalis, W. V.; pandalis, Hübner; flavatis, W. V.; hyalinalis, Hübner; fuscalis , W. V.; asinalis, Hüb-ner, qui se trouvent presque partout, et dont la plupart ne sont pas rares dans les environs de Paris ;parmi les especes asiatiques : puleacalis, Gn., de Judee ; pectinicornalis et subelialis, Gn., desIndes; spicalis, marginalis, Cramer, de la cöte de Coromandel, et grossulis, de Java; ä la Nouvelle-llollande, furnacalis, Gn.;en Afrique, verminalis , Gn., de Sierra-Leone; et en Amerique , lilhosialis£t punderalis , Gn., du Bicsil; cedipodalis, Gn., d’Ha'iti; murialis, Poey, deCuba, et ßavidalis, Gn.,4ans les regions septentrionales, etc. Nous figurons les Botys amphalis et thalassinolis (pl. XXIX,fig. 6).
On doit rapprocher de ces especes si nombreuses quelques genres fondes pour la plupart parM. Guenee, et qui sont eomposes, en partie au moins, d’anciens Bolys; tel est surtout le groupe•des ;
Ebulea, GuenAe. Antennes courtes, un peu squameuses dans quelques cas; palpes labiaux longs,>en bec : maxiilairas filiformes; trompe courte; stigmates saillants; pattes glabres, ä ergots courts;abdomen minee; ailes posterieures ä ligne unique plus ou moins distincte. Les Ebulea ne differentpas tres-notablement 4es Botys, et les Chenilles des uns et des autres sont semblables : toutefois«celles des Ebulees ne roulent pas les feuilles en cornet, et se bornent ä les attacher ensemble avec deia soie. Parmi les especes, nous citerons les verbascalis, W. V., qui volent sur les luzernes et lessainfoins fleuris; rubiginalis, Hübner, que l’on trouve dans les clairieres des grands bois; sambuca-lis, Albin, type du genre Phlydamia, Stephens, qui abonde dans nos jardins; crocealis, Treitscke,qui toutes quatre se trouvent dans toute l’Europe, et meme aupres de Paris ; parmi les exotiques,nous nommeronsl’/J. fumalis, Gn., de la Georgie americaine, et approximalis, Gn., de Siera-Leone .