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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAPILLONS.

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La quatriime section, celle des Scoparidw, a pour type :

18 me GENRE. — SCOPARIE. SCOPARIA. Hawortli, 1825-

Lepidoptera ßritanntca.

Antennes eourtes, epaisses, tres-squameuses, un peu moniliformes; palpes bien visibles : la-biaux depassant deux fois la tete, legerement ecarles par la trompe, qui est fine et mediocrementIongue : maxillaires securiformes, tres-garnis d’ecailles epanouies, presque de moitie moins longsque les labiaux; front etroit, couvert de poils squameux; corps grele; abdomen lineaire, un peu de-prime, avec des vulves anales longues, saillantes dans les mäles; ailes anterieures longues, etroites,nebuleuses, pulverulentes, ä lignes et taches distinctes : posterieures bien developpees, un peu si-nuees.

Cbenilles allongees, veriniformes, de couleurs terreuses, ä trapezo'idaux saillauls; vivant dans desgaleries creusbes dans les mousses qui tapissent les piprres et les £eorces.

Fig. 160. — Scoparie ambiguö.

Le genre Scoparia est Tun des plus naturels, et toutes les espfeces en sont tellement voisines, que,s’il est tres-facile de reconnaitre le genre au premier aspect, il est tres-peu aise d’en distinguer lesespeces. Ge groupe a ete cree, par Hawortli, sous la denomination que nous lui conservons; puis il aete debaptise par Curtis et Stephens, qui en ont fait leurs Eudorea, sous le pretexte que le nom descoparia etait dejä specifiquement employe en botanique pour distinguer une espece de Genista.Comine ä M. Guenee, le motif mis en avant par les entomologistes anglais , et mallieureusement ac-eepte par Duponchel en France et par M. Herrieh-Sclioeffer en Alleniagne, ne nous semble pas accep-table; car combien ne serait-on pas oblige de faire de bouleversemeuts en histoire naturelle s’il nefallait pas souffrir qu’un substantif generique ne ressemble ä un adjectif specifique?

Les Scoparia sont des Microlepidopteres ä fond gris ou blanchätre, saupoudres d’atomes noirä-tres qui y forment des dessins composes, comme ä l’ordinaire, des deux lignes medianes'et des deuxtaches cellulaires; seulement on v retrouve la troisifeme tache particuliere aux Noctueliens, tache clavi-forme placee iinmediatement sous forbiculaire. La tache reniforme se presente sous forme de deuxanneaux superposes ou d’un 8, qui est le plus souvent ouvert par en haut, en sorte qu’il forme plutötencore un 5 grec renverse, ou ce signe par lequel les anciens astronomes representaient Mercure,d’oü le nom de Mercurella donne par Linne ä l’espece qu’il a decrite. Les Papilions, comme ceuxdes autres groupes de la meme section, paraissent former une sorte de cliaine entre les Crambits etles vraies P.yralites, et les auteurs qui les ont etudies les ont ranges tantöt avec les uns, tantöt avecles autres; ils n’ont pas encore les ailes moulees sur le corps, mais elles ne sont plus dejä etalees, etc’est pour cela que M. Guenee en a forme une tribu speciale qu’il nomme Plkalce; les ailes supe-rieures sont etroites, longues, et les inferieures tres-developpees, larges, plissees, unies et sans des-sins; leurs palpes robustes, etendus, bien developpes; leurs pattes glabres, lisses, effilees; leur frontvelu, ä poils frises, etc., rappellent ä la fois et les Crambus et les Pyratis. Ces Papillons s’appli-quent exactement soit sur la terre, soit contre les ecorces des arbres, et ne volent, quand ils sonttroubles, que juste le temps necessaire pour trouver un nouvel abri : ils sont neanmoins tres-vifs;leurs yeux brillants et leurs antennes frequemment agitees prouvent que leur engourdissement n’estjamais bien profond. Les Scoparia proprement dits se rencontrenl dans les bois ou au moins dansles endroits plantes d’arbres, tandis que les Slenoplcryx preferent les lieux herbus et cultiv6s :