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I1ISTOIRE NATURELLE.
quant aux Ifellula, on n’en a pas observe l’babitat. II exisle peu d’especes exotiques, et Ton n’en aSignaleque quelques-unes propres ä l’Oceanie, et une qui semble se trouver partouten Europe , en Afri-que, en Amerique et dans les Indes ; mais l'on doit plutöt dire qu’il en a peu eie pris jusqu’ici, carleur genre de vie montre assez qu’il doit s’en rencontrer sur toutes les parties du globe; mais, commetous ees Insectes sont petits et de couleurs peu altrayantes, les voyageurs les negligent. Les Gbenil-les, que l’on connait tres-imparfaitement, ressemblent ä celles des Crambus; eiles vivent comme ellesdans des galeries ou boyaux tapisses de soie qu’elles parcourent avec agilite, soit pour sortir pren-dre leur nourriture, soit pour se refugier lorsqu’elles sont menacees par quelques ennemis; de memeque toutes les larves, qui sont soustraites ä l’action de la lumiere, leurs trapezoidaux sont saillants,et leur peau est parfaitement lisse et depourvue de couleurs.
Quatre especes se rencontrent tres-frequemment dans toute l’Europe, et ne sont pas rares dansnos environs; ce sont les Scoparia ambigaalis, Treitscke; pijralalis, W. V.; cralcegalis, Hübner, etsurtout Mercuralis, Linne . Cette derniere espece, que nous prendrons pour type, a une envergured’un peu moins de 0"\02; ses ailes anlerieures sont d’un gris cendre teinte de brun jaunätre au mi-lieu, avec deux lignes tres-ecartees, tremblees, linement eclairees de blanchätre, sali en partie, etles taches sont noires; ses ailes posterieures sont plus claires, teintees vers le bord de gris noirä-tre, avec une ligne presque terminale claire, vague; enfin la frange des anterieures est entrecoupeed’un petit feston blanc tres-delicat, et celle des posterieures est d’un blanc jaunätre. On la trouve enjuin et juillet, et la Chenille, la seule du groupe qui ait eie observee, vit sous les mousses qui nais-sent sur les pierres et les arbres. D’autres especes, au nombre d'une vingtaine, habitent l’Europecentrale , meridionale ou septentrionale. Une espece de ce genre (ocreatis, \V. V.), de l’Autriehe, dela Hongrie et de la Boheme, formait anciennement le type du genre Cholins, Gn. Quant aux especesetrangeres ä l’Europe , on en a encore Signale jusqu’ici que les S. objurgalis et AusiraHalis, Gn., dela Nouvelle-IIollande.
On ränge dans la meme division : 1° le genre Stenopteryx, Guenee, qui, par ses caracleres ambi-gus, parait surtout etablir le passage serial des Noctueliens aux Pyralites, ne comprend qu’une seuleespäce, VHybridalis, Hübner, qui est tres-commune partout pendant toute la belle saison, et que l’onrencontre en abondance, non-seulement sur tous les poinls de l’Europe, mais encore en Algerie , dansles deux Ameriques , dans Linde centrale, etc., et qui a ete süccessivement placee dans les genres Ti-nea, Bolgs, Phgcis, Nomophila et Scoparia. Ce genre est principalement caracterise par ses anten-nes simples et tres-fines dans les deux sexes: ses palpes epais, sans articles bien dislincts, en formede fer de lance; sa trompe tres-longue; son abdomen assez long, conico-cylindrique; ses ailes ante-rieures tres etroites, avec l’angle apical obtus, et etant marquees des deux taches ordinaires des Noc-tuelles, et ses ailes posterieures larges, plissees en eventail sous les premieres dans l’etat de repos.2° Le genre Hellüi.a, Gn., qui, par la disposition de ses palpes et surtout la forme de ses ailes, s’e-loigne des Scoparia, et a une ressemblance superficielle avec les Micra. On n’y place que deuxespeces : //. undalis, Fabricius, qui se rencontre en mai et aoüt, en Italie et dans la France meri-dionale , et hydralis, Gn., d’origine exotique, mais dont on ne connait pas positivement l’habitat.
Le septieme groupe, ou la sous-tribu des Ci.edeobites Duponchel, correspond aux Cleocleobidce deM. Guenee, que ce dernier auteur place entre les Pyralida; et les Hercynidce. Cette division, donton ne connait aucune des Chenilles, et dont bn n’a donne la description que d’une vingtaine d’es-peces,^ne renferme qu’un genre principal, aux depens duquel M. Guenee en a forme deux autres.
19™ GENRE. — CLEDEOBIE. CLEDEOBIA. Stephens, 1829.
Cataloguc of lnsects Britanich.
Antennes pectinees dans les mäles, garnies jusqu’au sommet de lames fortement ciliees; palpeslabiaux droits, avances en forme de bec aussi long que le corselet, ä articles peu distincts : maxil-laires securiformes, velus, de la longueur de la tete; trompe courte, squameuse; corps grele; abdo-men depassant de beaucoup les ailes posterieures, cylindrique, termine carrement chez les mäles,