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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAPILLONS. 213

anterieures minces, aigues, souvent falquees ä l’apex, avec de petites cretes d’ecailles redressees :posterieures larges, minces, ä franges longues.

Cheniiles allongees, minces, cylindriques, moniliformes, n’ayant que trois paires de pattes ventra-les, toutes egales; ä tele assez grosse, globuleuse; ä trapezoidaux peu sailiants, munis de poils dis-tincts; vivant sur les plantes basses, grimpantes.

Chrysalides aigues, contenues dans des' coques de soie pure, entre les feuilles ou les mousses.

Fi;;. 163 — Hypene elephant.

Ce genre, dont Latreille comprenait les especes dans son genre lhrminia , a ete eree par Schranck,adopte par tous les entomologistes, et partage en plusieurs groupes generiques distincts par M. Gue-nee. Quoique ainsi restreint, ce genre renferme encore plus de trente especes qui se trouvent repan-dues presque partout en Europe, en Afrique, en Asie et dans les deux Ameriques. Les Papillons, quiont un aspect semblable ä celui des Phalenes, et qui sont d’assez grande taille, de meme que lesCheniiles, habitent les lieux frais et ombrages; mais, tandis que les secondes sont excessivementvives, les premiers, au contraire, sont assez lents. On les voit voler le soir autour des orties ou parmiles broussailles, et quelquefois en grande quantitA Lejour, ils recherchent les endroits obscurs, etpenetrent frequemment dans l’interieur des hahitations, et alors ils vout se fixer contre les plafondsou sur la partie superieure des vitres des fenetres, et ne volent que lorsqu’ils sont deranges ou sontattires par l’eclat des Iumifcres.

On connait un assez grand nombre d’espöces europeennes d’IIypenes, et eiles ont ete assez biendecrites par les auteurs; Duponchel en eite neuf, et M. Guenee huit seulement, car il en a reuni plu-sieurs comme n’etant que des Varietes les unes des autres; il en a enleve d’autres pour les placerailleurs, et il en a aussi decrit de nouvelles. Quatre especes se rencontrent partout en Dalmatie , enAllemagne, en Italie, en France , meme dans nos environs, etc. ; ce sont les Hypena proboscidalis,Linn6, dont la Chenille vit sur les Urtica urens et dioica; rostralis, Linne, dont la Chenille se ren-contre sur le houblon (Humulus lupulus), et qui presente de nombreuses varietes, telles que cellesqui ont £te designees sous les noms de palpalis , Fabricius, et vittatus , Haworth; crossalis , Fabri-cius, qui semble rechercher principalement le nord, et a ete prise dans la foret de Montmorency, etobcitalis, Hübner, rare aupres de Paris . Comme type, nous decrirons la proboscidalis (Pyralis pro-bosculma, Linne ) ; envergure tres-variable entre 0 m ,03 et 0 m ,04; ailes anterieures d’un brun roussä-tre, avec des lignes transversales d’un brun ferrugineux plus fonce, et entre la derniere et le bordterminal une troisieme Iigne d’un brun noirätre orne d’une rangee de petits points blancs etnoirs;ailes posterieures entierement d’un gris cendre. Se trouve communement partout, principalement lesoir, autour des orties dans les lieux bas, pendant les mois de juin et d’aoüt. La Chenille est d’unvert veloute, plus p4le en dessous, avec la vasculaire d’un vert plus fonc6, et les sous-dorsales plusclaires; les points ordinaires sont concolores; la tete et les pattes sont vertes. C’est vulgairement1’Hvpene elepiiant.

Les especes exotiques, plus nombreuses que les europeennes, sont presque toutes dues ä M. Gue-nee, car on peut ä peine reconnaitre les deux ou Irois que Fabricius et Hübner avaient precedem-ment fait connaitre. Parmi les especes d’Afrique , nous nommerons les Hypena derasnlis, du cap deBonne-Esperance; senialis, des parties centrales; Abyssinialis, de l’Abyssinie; parmi celles d’Asie ,les indicalis et rhombalis, des contrees centrales, et, parmi les especes americaines, exolicalis , duBresil; pilomlis, d’Haiti; scabralis ( Hyblcena ), Fabricius, de New-York, de Pensylvanie et du Ca-nada, etc.