214 H1ST01RE NATURELLE.
Les groupes generiques europAens admis par M. GuenAe comrne de la meme famille que les Ily-pAnes sont au nombre de trois :
Hypenodes, GuenAe. Assez voisin des Ilypena, ce genre s’en distingue surtout, de meme que detous ceux de la division des Hypenites, par l’absenee de stemmates : en outre, la nervulation desailes est toute spAciale et fournit de bons caractAres. Les Hypenodes, auxquels Stephens a cru de-voir appliquer le nom de Cledeobia, ne comprend que deux espAces tres-delicates ( albislriyalis ,Haworth, de Chäteaudun, des Alpes, du Jura et d’Angleterre, et costcestrigalis, Stephens, trouvee äChäteaudun et en Angleterre), quivolent dans les parties humides et ombragees des bois, et qui sedefleurissent tres-faeilement.
Schranckia, Guenee : surtout distingue par ses antennes courtes, moniliformes, äpeu prAsglabres,ä articles presque anguleux, et par ses palpes trAs-ascendants, courbes en faucille, presque nus. UneespAce ( turfosalis , Wocke), qui est trAs-commune dans les pres de eertaines parties de l’Angleterre,de la moitie d’aoüt ä la moitie de septembre, et qui a ete retrouvAe en Siberie et dans le Meklem-bourg.
Madopa, Stephens, ä antennes assez courtes, crenelees de cils verticillAs, dont deux plus longspar article; ä palpes ascendants, obliques; ä nervulation particuliere, etc. Deux especes : M. salica-lis, W. V., ou Madope du saule, que nous representons dans notre Atlas pl. XXX, fig. i, qui setrouve dans presque toute l’Europe, mais surtout dans les regions meridionales, et dont la Chenillecylindrique, allongee, d'un beau vert, avec les incisions jaunätres, le ventre et les cötes plus päles jla täte concplore, et les stigmates noirs, vit sur plusieurs especes de saules, tels que les Salixtriandra, caprcea, etc., et firmalis, Gn., de Cayenne . Ce genre, dont l’espece type etaitune Hypenapour Treitscke et un Crambus pour Haworth, est synonyme de Colobocyla, Stephens.
Les groupes exotiques de la mente division sont:
Dichromia, Guenee, qui a surtout les ailes assez Apaisses, entieres : anterieures pulverulenles, äapex peu aigu, non falque, ä areole rhomboidale, bien distincte : poslerieures discolores et bicolo-res, ä nervule indApendante Aloignee des suivantes, et insArAes pres du pli cellulaire : une espece dePondichAry (arosialis, Gramer), depuis longtemps connue, et une autre ( trigonalis) de l inde cen-trale, dAcrite pour la premiere fois, en 1854, par M. Guenee. Nous figurons, pl. XXIX, fig. 5, laDichromie trjangulaire.
Rhodina, GuenAe, ä antennes pubescentes, avec deux cils assez courtes dans les mäles, ä palpeslongs, droits ou un peu incombants; ä abd omen long; ä pattes greles, ä Aperons lins, ayant les tarsesnon Apineux; ä ailes entieres : antArieures tres-aigues et falquAes ä l’apex, etc. : une seule espece(falculalis , Gn.), de la Nouvelle Hollande, dont nous donnons la figure pl. XXX, fig. 4.
RiiYficniriA, GuenAe, se diffArenciant surtout du prAcAdent genre par ses pattes assez courtes, gre-les, ä Aperons peu prononcAs, et ä tarses courts, munis d’Apines acerAes, et par ses ailes minccs,oblongues, ä franges soyeuses : antArieures Atroites, lancAolAes, aigues et falquAes ä l’apex. Une es-pece de finde centrale (pionealis, Gn.).
Pterhemia, GuenAe, ä ailes larges, lisses, ä lignes nettes : antArieures aigues ä l’apex; posterieurestres-peu dAveloppees, AchancrAes et comme mutilAes dans les mäles. Une espece {matilalalis, Gn) dela Guyane .
Ceraptila, GuenAe, ayant les ailes larges : antArieures ä bord terminal echancrA supArieurement;postArieures unies, sans dessins. Une espAce (reniferalis, Gn.), du cap de Bonne-EspArance.
Sarmatia, GuenAe : palpes ä peine deux fois plus longs que la tete; pattes longues, grAles : an-tArieures plus courtes; ailes assez epaisses, lAgArement dentelAes : antArieures ä bords parallAles,aigues ä l’apex : postArieures arrondies, sans dessins. Une espece ( interitalis , Gn.), du cap deBonne-EspArance.
Le troisieme groupe, les Herminites proprewext dites, rApond en partie ä la sous-tribu des Hermi-nites, division des Pyralides de Duponchel, et eomplAtement ä la famille des Herminuhe de M . Gue-nAe. Ce sont des Papillons ä antennes pubescentes, avec deux cils plus longs par article; ä palpesvariables, ä jambes anterieures frAquemment renflAes, ä ailes assez Apaisses et saupoudrees supArieu-rement, et ä dessins variables, mais avec des traces de ceux des ailes anterieures infArieurement; les