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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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HISTOIRE NATURELLE.

la donner; nous renvoyons ä ce que nous avons dejä dit ä ce sujet en traitant des Pyraüens, et nouscompleterons les details que nous avons ä donner lorsque nous etudierons les divisions particulieresdes Tortricites, Crambites , Yponomeutites et Tineiles, et principalement les deux tribus des Tor-Iricidcs et des Tineides, qui peuvent les renfermer toutes. Nous donnerons seulement acluellementquelques details sur ces Insectes, et nous exposerons en quelques lignes les diverses classificationsqui ont ete proposees pour les disposer methodiquement.

Fig. 465 — Penthine du prunier. (Male.)

Les Microlepidopteres sont toujours des Insectes de petite laille, et dont l’envergure des ailes n’at-teint tres-souvent pas 0 m ,01, et est tres-souvent meme au-dessous de cette longueur, et cela offremoins d’exception que chez les Pyralites et les Herminites, dans lesquels nous avons vu des especesexotiques de taille moyenne et meme assez grande : ce sont douc toujours des Lepidopteres d’es-peces minimes, et c’est ce qu’indique leur denominalion generale, denominalion hybride prove-nant des mots grec, de (petit), et latin ou frangais, de Lepidopicra ou Lepidoptere . Nous avonsdit que, dans l’ordre que nous etudioris, ce sont les pluspetites espöees; mais, si nous comprenionsdans nos etudes toute la classe des Insectes, nous devrions dire que ce sont des especes de taillemoyenne ou petite. En effet, pour ne parier que des Coleopteres , combien n’en a-t on pas signale dequatre ä cinq fois plus petites, et celles-lä, on les a etudiees d’une maniere complete et sous le pointde vue zoologique propremeut dit et quelquefois meme sous le point de vue anatomique. Pöürqüöicette difference dans l’etude d’etres de la meme division primaire? Pourquoi a-t-on neglige l’obser-vation des petits Lepidopteres (nous pourrions dire des petites especes de divers ordres d'Insectes,tels que ceux des Ilemipteres, des Dipteres , etc.), et a-t-on, au contraire, publie de nombreuses etinteressantes observations sur les petits Coleopteres ? Cette anomalie, qui, nous sommes heureux dele dire, tend chaque jour, mais dans ces derniers temps seulement, ä disparaitre, tient ä plusieurseauses. La reeberehe et la Conservation des Microlepidopteres est beaucoup plus difficile que celle desColeopteres , que nous pourrions appeler des Microcoleopteres; puis, oserons-nous le dire, peut-ötre,parmi ceux qui s’occupent des Lepidopteres et des Coleopteres , y a-l-il pour les premiers beaucoup plusd’amateurs que de veritables naturalistes, et pour les seconds un nombre egal des uns et des autresou meme plus de naturalistes que de simples collectionneurs. Si les Microlepidopteres sont excessi-vement fragiles, ce qui est encore une des eauses qui les a fait negliger, ils offrent, lorsqu’on lesetudie ä la loupe, des couleurs brillantes, variees, parfois metalliques, des dessins differents et jo-lis, et, sous tous ces poinis de vue, peuvent lütter en beaute avee les Diurnes. Leur forme est aumoins aussi agreable ä l'oeil et n’offre rien d’aussi lourd, quelquefois d’aussi disgracieux que celledes Nocturnes et surloul des Crepusculaires. Ces insectes sont essentiellement nocturnes, et par leurpetitesse meme peuvent se cacher facilement et sont difliciles ä prendre. Lorsqu’on peut les saisir,le moindre attouchement les deflore et peut meme les detruire plus ou moins completement. Ils re-cherchent moins les vives lumiferes que ne le font les Pyralites proprement dites; mais, sous ce pointde vue, ils pourraient eouserver le nom que Fabricius leur applique, car ils le sont cependant aussi,puisque, pour ne citer en passant qu’un seul exemple, c’est par I’observation des habitudes de laPyrale ou Tortrix de la vigne que Ton est parvenu ä indiquer un moyen de la detruire : en effet, ceLepidoptere est attire par le feu, et l’on a propose de planer des sortes de lampions dans les vignesqu’il detruit, et par ce moyen on parvient ä en tuer un trfes-grand nombre. En effet, ces Insectessi petils sont souvent nos plus grands ennemis, et ils sont d’autant plus ä redouler, que, par leurpetite taille, ils nous echappent facilement; nous reviendrons sur ce sujet important, mais nous de-vons dire acluellement que c’est parmi eux que se trouvent la Pyrale ou Tortrix de la vigne, qui faitsi souvent la desolation de nos vignerons; les Yponomeutes, qui attaquent d’une maniSre si fächeuse