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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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HlSTOIItE NATURELLE.

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Linne. Les auteurs du Wienergegend Verzeichntes, Schiffermüller et Denis, que nous avons, ä l’exem-ple de la plupart des entomologistes, indiques dans cet ouvrage sous la simple abreviation de AV. V.,ont adopte les divisions linncennes, y ont etabli quelques suddivisions basees sur la couleur, et ontsurtout donne de bonnes descriptions speciliques, quoique malheureusement trop courtes. Fabi'icius,tant sous le point de vue generique que specifique, a occasionne aux zoologistes, relativement auxMicrolepidopteres, plus de reeherches inutiles qu’il ne leur a offert de veritables ressources : l’en-tomologiste de Kihl a peu change aux genres de Linne , si ce n’est les noms : il nonime, on nesait pourquoi, les Tortrix : Pgralis (et cela tout en laissant les vraies Pyrales reunies aux Phale-niens), et les Alucila : Ptcrophorus, et toutefois, sous nette meme denomination d’ Alucila, il isoledes Teignes un groupe assez nombreux qui n’a pas ete adopte; enfin il a cree les genres Galleria,Physis, Crambus et Ypsotophus, qui sont restes dans la metliode, mais dont la caracterislique a düetre changee de fond en comble. Hübner n’a point publie de texte pour ses Tortrix, et, dans ses Ti-nerc, il a donne une Classification assez eompliquee et qui renferme plusieurs groupes admis generale-ment. M. Froelich a traite uniquement des Tortrix, et sontravail, qui comprend Findicalion de grou-pes veritablement naturels, est le premier oü l’on trouve une metliode utile et detaillee, mais il n’en estpas tout ä fait de meme pour les descriptions speeifiques. Treitscke, dans sa Classification, qui com-prend un grand nombre de genres, a indique quelques rapprochements heureux et a forme quelquesgroupes assez naturels. Duponchel n'a fait que modifier le travail de Treitscke; il l’a fait souvent avecbonheur. M. E. ßlanchard, de son cöte, n’a chercbe qu’ä restreindre quelques-uns des genres tropnombreux admis par Duponchel, et a dispose plusieurs d’entre eux differemment. Stephens, de soncöte, a multiplie peut-etre trop les genres et les espöces, et cela souvent sans les caracteriser suffisam-ment, ce qui fait que son travail n’a generalement pas ete adopte. Assez recemmentM. Fischer De Roes-lerstamm a dote la Science d’un ouvrage aussi clair et aussi explicite que plusieurs des precedentss ont obscurs et incomplets; on y trouve une synonymie exacte, de bonnes figures, une histoire demosurs et des premiers etats bien observee, mais on y chercherait en vain une Classification, et Fonn’y trouve que des faits nombreux et places sans aucune espece d’ordre. M. Zeller a donne, dans lejournal l'Isis, un essai sur les Tinea, et depuis un travail semblable sur les Tortrix: sous le pointde vue descriptif, cet ouvrage est excellent, mais il n’en est peut-etre pas de meme sous celui de laClassification, l’auteur n’admettant comme caracteres principaux que ceux de l’Insecte parfait, etmultipliant trop ses coupes primaires. Enfin la derniere Classification que nous voulions citer estceile dont M. Guenee a enrichi, en 1845, les Annales de la Societe entomologique, qu’il n’a malheu-reusement pas terminöe, mais qu’il se propose de reprendre et de eompleter prochainement : cetouvrage est un catalogue de toutes les especes europeennes des Tortriccs et du commeucement desTinece de Linne; il comprend d’excellents details en latin sur les mceurs et sur quelques descriptions,et renferme un grand nombre de subdivisions formees et distribuees tres-naturellement. Un re-proche qu’on pourrait peut-etre faire ä M. Guenee, c’est d’avoir trop multipliö le nombre des divi-sions; mais teile est la tendance actuelle de la science, et si cette tendance continue encore unevingtaine d’annees ä se manifester, il arrivera que chaque espece formera un genre; alors nous enserons ä peu pres arrives 4 la methode mononymique que M. Amyot a essaye d’introduire pour lesHemiptöres, si ce n’est que chaque espece aura deux noms au lieu d’un, et que les tribus de-viendront de veritables genres linneens; malgre ce reproche, qui peut n’etre pas juste si l’on n’aug-mente pas le nombre des genres actuels et si des especes nouvelles viennent s’y placer, la Clas-sification de M. Guenee est sans nul doute le meilleur guide que nous aurions pu suivre; mais celane nous a pas ete possible, parce que M. Guenee fonde un assez grand nombre de genres qu’ilne caracterise pas, et en modifie notablement plusieurs autres sans indiquer les motifs qui le fontagir ainsi. Nous suivrons plutöt la Classification de Duponchel; mais nous ferons connaitre aussibriövement ceile de M. Guenee, et nous donnerons, autant que possible, la concordance de l’uneavec l’autre; cela nous a semble meilleur pour le but que nous nous proposons : celui de faire con-naitre les principales especes, en nous etendant principalement sur les moeurs curieuses de leursChenilles.

Outre les auteurs de classifications sur les Microlepidoptöres, dont nous avons dejä parle, nous in-diquerons encore les noms des naturalistes qui n’ont publie que des descriptions isolees de genreset d’espöces : tels sont, par ordre alphabetique, M. le docteur Boisduval , Clerck, Cramer, Curtis, Es-