Band 
[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
Seite
227
JPEG-Download
 

PAP1LL0NS.

227

n’offrenl pas moins d’anomalie dans leur forme et leur maniäre de vivre que les Papillons qui en pro-vierinent; c’est donc s’abuser que d’esperer de trouver dans leur Organisation des bases plus cerlai-nes de classifications que celles dont on s’est servi jusqu'ä present. C’est d’ailleurs se creer une dil-ficulte de plus qu’on ne parviendra jamais ä surmonter, attendu qu’il existe une foule d’especes dontles premiers etats echapperont toujours ä nos investigations. Mais, en admettant le contraire, est-ilplus rationnel d’attacher plus d’importance ä des earacteres tires d’un animal dans l’enfance qu’ä ceuxqu’il offre dans Läge adulte? Or lei est le cas respectif de Ia Chenille et du Papilion. Nous ne preten-dons pas dire pour cela qu’il faut negliger l’etude des Chenilles; nous la recommandons, au contraire,comme indispensable pour completer l’histoire des Lepidopteres , et surtout pour distinguer les es-peces des Varietes; mais, encore une fois, nous pensons qu’il faut renoncer ä trouver les elementsd’une Classification meilleure que celle qui existe.» Pour nous, nous pensons que Duponchel a etebeaucoup trop exclusif dans sa maniere de voir; mais aussi nous croyons que les entomologistes quine veulent baser le mode d’arrangement des Lepidopteres que sur les Chenilles le sont egalement :nous pensons que les earacteres, tant generaux que particuliers, doivent etre pris dans les diversetats de Chenille , de chrysalide et d'Insecte parfait; nous pensons que l'on ne doit pas s’arreter a ladifficulte du sujet et encore moins au petit nombre de cas dans lesquels on connait l’histoire com-plete des Lepidopteres , car Ia Science ne doit pas raisonner ainsi; le temps ne lui fait rien, et eiledoit admettre que tout lui est connu. Ainsi donc la meilleure methode doit etre basee, en lepidopte-rologie, et sur l’Insecle parfait et sur ses premiers etats; M. Guenee, M. Boisduval et bien d’autresentomologistes Pont dejä demontre, et plus tard cela sera admis universellement. Nous allons inemeplus loin, car nous disons : Si l’on ne peut se servir aujourd’Jiui, dans l’ordre des Coleopteres , deia connaissance de quelques larves isolement decrites pour venir en aide ä la Classification, dejä l’ona pu y trouver quelques earacteres communs dans une meme famille naturelle, et il n’est pas douteuxqu’un jour(jour eloigne ä cause de la difficulte et de l’aridite du sujet) on ne doive rompter ä la foiset sur les earacteres de leurs larves et sur ceux de leurs Insectes parfaits; encore quelques travauxcomme ceux de MM. Ratzeburg , Candeze, Ed. Perris, L. Dufour, etc., et celte proposition sera de-montree; alors, quand on aura agi de mäme pour les divers ordres de la classe des Insectes, la Sciencequi traite de ces animaux se completera, et alors seulement, par la connaissance de tous les etats dechaque espece, on pourra arriver au but humanitaire, qu’on nous pardonne ce mot, que l’on doitse proposer en entomologie : connaitre completement les meeurs des divers Insectes et en deduire :1° les avantages que l’iiomme peut tirer de ces animaux; 2° les moyens qu’il doit trouver pour sepreserver de leurs degäts.

Nous avons dejä indique les principales classifications propösees pour l’arrangement systematiquedes Tortricites; nous n’y reviendrons pas. Nous suivrons particulierement la methode de Dupon-chel, et nous donnerons la concordance de celle, plus naturelle, de M. Guenee.

1« GENRE. — XYLOPODE. XYLOPODA. Latreillä, 1825.

Famillps naturelles du Regne animal.

Antennes simples dans les deux sexes; palpes ä peu pres droits, cylindriques, ä deuxiäme articlepeu velu : troisieme article nu, tronque-, trompe bien visible, epaisse; corps court, gros; ailes ante-rieures larges, courtes, avec la cöte trhs-arquee vers son milieu.

Chenilles fusiformes, effilees, couvertes de points verruqueux fres-saillants, de couleurs claires; setenant cachees dans des toiles ä la surface des feuilles, tres-vives lorsqu’elles se mettent en marche,et se renfermant dans des coques revetues de debris de feuilles seches ou de mousse pour se trans-former en nymphe.

Le type de ce genre, dont Ia place n’est pas bien delerminee dans Ia sörie des Tortricites, estfaXylopoda pariana, Linne : envergure, O m ,Ülo; ailes anterieures d’un brun roussätre, avec unebande mediane d’un gris eendre, et deux lignes ondulees noires, dont une traversantla bande; ailesposterieures entierement brunes. Cetle espece, de meme que la Fabriciana, Linne , se trouve trös-