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HISTOIRE NATURELLE.
communöment, en septembre et octobre, dans toute l'Europe, et n’est pas rare auprös de Paris : lesChenilles de toutes les deux vivent sur les Orties. Une autre espöce, commune dans les bois, est leX. des forets (Nemorana).
Fig. 169. — Xylopode des forets. (Femelle.)
Une douzaine d’espöces rentrent dans ce groupe naturel, et Ton a forme quatre genres avec elles :SiMjEtiiiSj Stephens, ayant pour type la preliosana, Duponchel, du midi de la France ; Xylopoda,Latreille, dont nous avons eite les trois prineipales espöces; Orciiemia, Guenee, dont le type est lagallicana, Gn., ou Diana, Duponchel, non Treitscke, placee parfois dans le genre Coccyx , de laFrance boreale, et Choreutes, Treitscke, qui comprend deux espöces : scinlilutana, llubner, et ilo-losana, Ilerrich-Schoeffer. Cette derniere, decouverte recemment en Hongrie , n ete relrouvee, en
1855, aux environs de Lyon par M. Milliere, qui a publie un memoire interessant ( Ann. Soc. enl. Fr.,
1856, page 59 et planche I) sur les meeurs et les premiers etats de ce Lepidoptere . D’apres cetauteur, ce pelit Insecte , lorsqu’il est force de se deplacer, parait plutöt se laisser glisser, etd’autres fois il s’elance ou semble sauter. En voyant operer ainsi son döplacement, on serait tente decroire qu’il ne fait jamais usage de ses ailes. Sans chercher la lumiere, il ne la fuit pas; s’il arrivequ’il soit inquiete, il court avec rapidite sur la plante et bientöt il s’arrete brusquement; c’est ä cemoment qu’il est possible d’observer une particularite fort etrange : ses quatre ailes, ä moitie eten-dues, se soulövent et s’abaissent tour ä tour; elles paraissent suivre, pendant trente ou quarante se-condes, le mouvement d’une respiration lente et reguliere. Quand le soleil luit et echauffe de sesrayons ce petit etre, celui-ci, les antennes etendues etpretä prendre son essor, fait glisser alternati-vement, de haut en bas, ses ailes anterieures sur les posterieures, ainsi que I e font certaines Lycccna.G’est sur les feuilles de l’aristoloche clematite(.4mto/o(.7tia clemalitis, Linnie) que. vivent les Chenillesde la Choreulcs dolasona Nous en donnons la figure, pl. XXXI, fig. 8.
2"“ GENRE. — NOLA. NO LA. Leach, 1819.
Entomologist’s aseful, Compendium.
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Antennes un peu pectinees ou ciliees dans les mäles, filiformes dans les femelles; palpes depas-sant de beaucoup le front, lanceoles, divergents, plus squameux que velus; trompe rudimentaire ounulle; corps epais, court; ailes anterieures larges, coupees obliquement, rugueuses ä certainesplaces.
Chenilles fusiformes, demi-velues, n’ayant que quatorze pattes; vivant le plus habituellement surles arbres ou les arbrisseaux. Chrysalides contenues dans une coque papyracee, em forme de nacelle.
Ce genre est assez anomal, et les especes qu’il contient ont ete placees dans les groupes des Ti-nea, Linne et Fabricius; Noclua, llliger; Pyralis, llubner, et Uercyna, Treitscke, et en effet, si ellesont quelques caracteres qui tendent ä les faire placer avec les Tortricites, d’autres, tels que la dis-position organique des antennes des mäles, la forme des ailes anterieures, le nornbre des pattes desChenilles, etc., les en eloignentet les rapprochent des vraies Pyralites et des Ilerminites.
On en indique une dizaine d’especes qui se trouvent generalement dans toute l’Europe au moisdejuillet, comme les togatulana, cristulana, strigulana, cenlonana , Hübner, et surtout pailionnna,Hübner, dont l’envergure est de pres de 0 n \02; ailes anterieures d’un gris cendre, plus fonce ä l’ex-tremite, ayant une lache brune ä la base, bordee de noir, une ligne transversale de cette couleur