PAPILLONS. ' 229
a peil prös au milieu; ailes posterieures d’un gris blanchätre, avec un point noir central ä peinemarquä. Une espece que nous represcntons (PL XXX, fig. 2.) est la Nola blanche.
Antennes simples dans les deux sexes; palpes depassant träs-peu le front, ä deux premiers arfi-cles velus ou squameux, un peu cottrbes, et ä dernier article cylindrique, nu; trompe longue; tätepetite, enfoncee dans le corselet; corps epais; ailes anterieures larges, ä angle apical tres-aigu : pos-terieures arrrondies, courtes.
Cltenilles renfläes au milieu, s’amincissant insensiblement jusqu’ä l’anus; vivant sur les arbres, etse metamorphosant dans une coque d’un lissu ferme et solide, toujours collee sur le revers d’unefeuille, et avant la forme d’une nacelle renversee.
Fig. 170. — flalias du ch£ne. (Male.)
Cegroupe naturel, qui correspond au genre Chlceophora, Stephens, ne renferme que quatre espä-ces, loutes bien connues, trois ( quercana , W. V.; prusinana, Linne, et chlorana, Linne ) qui se ren-contrent communement au mois de juin dans toutes les parties de l’Europe , et dont les Chenilies,assez bien decrites, vivent sur nos arbres : celles de la premiäre, sur le chene; celles de la seconde,sur le hetre, et celles de la troisieme sur le saule, et dont une ( vernana , Fabricius) n’habite quel’Autriche et la Hongrie .
Le veritable type est la Tortrix (Pyrale) du chene, Chape verte a bandes, Geoffroy ( Tortrix quer-cana, Linne ). Cette espece est la plus grande de nos Tortricites europeennes, car eile peut atteindreä une envergure de 0 m ,03; tete, corselet, ailes anterieures d’un beau vert, et ces derniäres ayant lacöte et deux lignes paralleles et obliques au milieu, d’un jaune d’oere tres-clair; ailes posterieureset abdomen blancs en dessus comme en dessous : les dessous des ailes posterieures d’un blanc ver-dätre. Reaumur a fait connaitre avec soin les metamorphoses de cette espece. La Chenille est rase,d’un beau vert, avec trois lignes longitudinales d’un vert plus clair ou jaunätre : eile a un tuberculejaune sur le dos du second anneau, et sa tete est fendue longitudinalement; renflee dans le milieu deson corps, eile s’amincit insensiblement jusqu’h l’anus, dont le clapet, tres-aplati, se trouve debordepar les dernieres pattes, qui, par leur divergence, figurent une nageoire caudale : ce qui Ieur a valule non de Chenilies h forme de Poisson . Plusieurs especes d’arbres servent ä l’alimentation de cetteCheni le, mais c’est surtout du ebene qu’elle tire sa principale nourriture. Vers le milieu du mois demai, eile se construil une coque en forme de bateau, composee de soie pure et ayant un tissu solideet ferme, et toujours plaeee sur le revers d’une feuille. Le procede qu’elle emploie pour se construire-ette coque est tres-curieux, et a ete etudie par Reaumur. La Chenille commence par couvrir desoie l’espace que sa coque doit occuper sur la feuille qu’elle a choisie pour s’y fixer; sur les bordsde ce plancher de soie, eile elfeve, vis-a-vis l’un de l’autre, deux murs cinlres de la meme matiere,qui se joignent par les deux bouts, et auxquels eile donne une forme teile, qu’ils ressemblent auxdeux valves d’une coquille. Renfermee dans la cavite que laissent entre elles ces deux valves, eile enräunitles bords superieurs par des fils, et consolide son ouvrage en filant de nouvelle so ; e interieu-rement. Cette coque ressemble ä une nacelle; en effet, celui de ses bouts qui est obti”. ou tronque