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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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IIISTOIRE NATURELLE,

ailes antfirieures seulement; palpes, antennes et tete d’un vert jaunätre; conselel de la möme couleurque les ailes antfirieures, et abdomen participam des teintes des posterieures. Chenille n’atteignantpas 0 m ,02 de longueur; lantöt d’un vert assez pur, tantöt d'un vert sale, avec des points noirs verru-queux portant chacun un poil de cette teinte, et ayant une tache brune sur le huitieme anneau; tete,ficusson du premier anneau et pattes ficailleuses d’un noir brillant; pattes anales d’un gris jaunätre.Cette Chenille vit principalement sur le diene ordinäire (Quercus robur , Linnfi); eile se transforme enchrysalide ä la fin de mai, et son Papilion parait huit ou dix jours apres, suivant qu’il fait plus oumoins chaud. La chrysalide est d’un brun noirätre, avec deux rangees de dentelures sur chaque an-neau de l’abdomen, et son exlremitfi obtuse est assez allongfie; eile a pour enveloppe la feuille roulfiequi contenait la Chenille. L’espfice dont il s’agit est bien certainement la plus commune du genre, dumoins dans nos environs : il suffit, ä l’epoque de son apparition, de secouer les branehes des chenesqui bordent les allfies des bois pour en faire parlir ä la fois des centaines d’individus, qui ne tardentpas ä se refugier sous les feuilles apres avoir völlige pendant quelque temps.

La Chenille de la viridana, sur laquelle nous croyons devoir insister, est tres-vive, et lorsqu’onl’inquiete eile se dfimfine brusquement, se sauve dans son tuyau, et, si on la poursuit dans ce re-fuge, eile se laisse tomber, et reste atlachee ä sa demeure ä l’aide d’un fil, qui lui sert ä y remonterquand on l’a laissfie tranquile. Quoique Rfiaumur ait confondu les figurcs de quelques autres especessur les planches du einquieme memoire de ses savantes observations, intitule : De la mecanique aveclaquelle diverses especes de Chenilles plienl, roulenl et lienl les feuilles de planles el d'arbres, sur-laut celles du ebene, les details qu’il donne sur la maniere dont les Chenilles s’y prennent pour rou-ler les feuilles du chene onl fite pris sur l’espece qui nous occupe. Ces details sont trop fitendus pourque nous puissions les transcrire ici, mais ils sont des plus inlfiressants et doivent etre lus avec fruitpar ceux qui veulent avoir une idfie complete des moeurs de la gfineralitfi des Chenilles rouleuses defeuilles; nous emprunterons seulemerU ä Duponchel une analyse des observations de Reaunrur.

Chaque Chenille habite seule un rouleau de feuille. Elle commence par ronger le bout qui a fitecontournfi le premier et attaque successivement les autres tours, ä l’exception du dernier, qui resteintact. Cette sorte de tuyau fitant ouvert par les deux bouts, c’est par Tun d’eux qu’elle rejette sesexcrfiments, qui sont de petits grains noirs ä peu prfis ronds. Com me une parlie de feuille et mfimeune feuille entifire ne suffirait pas pour la nourriture de la Chenille pendant toute sa vie, eile se fa-brique de nouveaux rouleaux ä mesure de ses besoins, qui augmentent nficessairement avec sa taille.Le dernier difiere habituellement un peu des autres : les tours en sont moins serrfis, parce que l’In-secte devient plus gros et a besoin d’un plus grand logement. C’est dans le meme rouleau oü la Che-nille a passfi sa vie qu’elle se transforme en chrysalide; alors eile ne forme pas de coque, et se con-tente de tapisser l’intfirieur de sa demeure d’une legere couche de soie, prficaution süffisante pourgarantir la jeune chrysalide du contact rüde de la feuille qui l'entoure. Apres la rfiunion des sexes,les femelies dfiposent un grand uombre d’ceufs sur les feuilles du chene; ces ceufs ficlosent bientötapres; les petites Chenilles vivent jusqu’ä l’automne sans prendre beaucoup de nourriture, et se ca-client sous les ficorces et dans les plus petites fissures pour passer l'hiver, et en sortir des que leprintemps a faitpousser les premieres feuilles de l’arbre qu’elle doit attaquer. Treitscke dit que cetteTorlrixa deux gfinfiralions, dont l’une reste sept mois en chrysalide; mais cette assertion, pour fitreadmise, a besoin d’fitre vfirififie.

Deux autres especes, que l’on rencontre aussi tres-communfiment partout, mais un mois plus tard,c’est-ä-dire enjuillet, et qui altaquent figalement le ebene, sont les Torlrix piceana et xylosleana,Linnfi.

Comme especes nuisibles aux arbres et malheureusement trös-abondamment rfipandues dans toutel’Europe, nous citerons les Torlrix ameriana, Linnfi, dont les Chenilles vivent des feuilles du sauleet de l’osier; corylana, Fabricius, qui attaque le noisetier; ribeana, Uubner, etunifasciana, Dupon-chel, nuisibles ä forme, etc.

D’autres ennemis de 1’homme sont les Torlrix sorbiana et cerasama, Hübner, dont les Chenillesdevorent les feuilles des arbres ä fruits de nos vergers; cralcegana, Ilubner, qui nuit ä diversesplantes d’agrement de nosjardins, etc. La sorbiana atteintune envergure de 0 m ,02 : ses ailes antfi-rieures sont lfigfirement falqufies, d’un gris jaunätre, avec deux taches brunes pres de la cöte et unebar.de oblique mfidiane : les ailes postfirieures sont d’un gris cendrfi. La cerasana, un peu plus petite