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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAPILLONS.

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geonnage, consistant 4 enlever ou 4 froisser entre les doigts lous les bourgeons qui ne contiennentpas de grappes : mais oe procede ne detruit guöre qu’un quart des larves; le phifage, l ’ecimage oule mouchage, qui s’opere plus tard, soit en pincant, soit en enlevant les parlies altaquees, et alorsque les grappes sont dejä formees, mais qui peut nuire au vegetal plus qu’4 l’animal; enfin le clefciiil-lage execute apres la floraison, mais qui doit etre rejete : i°comme arretant la Vegetation; 2°eommeforpant les Chenilles 4 atlaquer les grappes, qui seules restent exposees 4 leur depredation. Les pro-ceiles chimiques employes sur les bourgeons et sur les jeunes pousses n’ont eu et ne devaient avoirpour resultat que de fletrir et de tuer ces productions vegetales. Enfin le dernier procede, ou Vcclienil-lage proprement dit, consiste 4 detruire la Chenille lorsqu’elle esl dans les feuilles, pendant sa vieveritablement active, et avant quelle vienne atlaquer les grappes; nette Operation , qui se fait dedifferentes manieres que nous nc pouvons decrire, qui a etö reeommandee et meme ordonnee 4 tou-tes les epoques oü le fleau s’est montre, est d’une execulion lente et difficile, d’un resultat douteuxet incomplet, et cependant c’est de tous les procedes destructifs successivement proposes celui qui atoujours etö suivi avec le plus de confiance, d’activite et de perseverance, quoiqu’il ne puisse avoiraucun bon resultat immediat.

Quant ä l’Insecte ä l’etat de chrysalide, on a cberche aussi 4 le detruire, mais on doit y renoncer;car, outre la difficulte de. l’operation, outre, comme pour l’echenillage, que l’epoque de l’annee oül’on doit l’operer est celle oü tous les bras sont ordinairement employes ä d’autres travaux et oü lamain-d’reuvre est la plus chöre, en meme temps que l’on lue le Papilion destructeur, on detruit aussiune multitude beaucoup plus considerable de petits Hymenopteres , nos auxiliaires, qui devorent lanymplie, et qui, par leur grand nombre, peuvent retablir un jour l’equilibre de la nature.

La destruction de la Pyrale ä l’etat de Papillon a ete egalement preconisee et peut donner d’assezbons resultats. Dejä Roberjot avait reeopimande d’allumer dans les vignes de grands feux clairs ettdeves, auxquels les Papillons venaient se brüler en grand nombre, et ce moyen a ete repris dans cesderniers temps. Mais on a surtout employe des feux bas, d’une duree d’environ deux Iieures, dessortes de lampions formes d’un vase plat, place sur le sol, et dans lequel on met de l'huile et unemeclie. Des experiences ont üte tentees dans le Mäconnais, principalement dans la propriete deM. Delabante : l’on plaea deux cents vases sur une etendue d'un hectare et demi et ä la dislance deliuit metres les uns des autres; bienlöt apres qu’ils furent alluntes au crepuscule, un tres-grandnombre de Papillons volerent alentour et ne tarderent pas ä se noyer dans l’buile : le lendemain, onen fit le compte t-chacun des deux cents vases contenait, terme moyen, cent cinquante Papillons, etce chiffre, multiplie par le premier, donne un total de trente mille Insectes detruits. Sur ces trentemille Lepidopteres , on compte un cinquiöme de femelles ayant l’abdomen plein d’ceufs, et qui n’etis-sent pas tarde ä pondre cbacune soixante ceufs, terme moyen, et ce dernier nombre, multiplie parle cinquiöme de trente mille, c’est-ä-dire par six mille, donnerait pour total definitif le chiffreeleve de trois cent soixante mille oaufs. Ce resultat semble magnifique, et a ete confirme par plusieursautres experiences qui ont bien reussi. Point de doute, par consequent, que l’usage des feux erepus-culaires ne soit un moyen tres-puissant d’arriver ä la diminution du fleau; mais, ä eöte du resultat,il y a des difficulles presque insurmontables. L’operation devrait etre faite partout, car sans ceia ce-lui qui la lenterait serait loin d’en tirer un bon profit : les feux crepusculaires detruiraient bienun nombre enorme de Papillons , mais en meme temps en attireraient dans ces vignes un nombre auntoins aussi considerable provenant des contrees infeslees; puis cette Operation est longue, embur-rassante, dispendieuse : longue, puisque, sous peine de pul resultat, il faut la prolonger pendanttont le temps que dure l’apparitioti des Papillons, c’est-ä-dire pendant plus de vingt jours; embar-rassante et dispendieuse, car eile exige un materiel considerable, des depenses assez fortes, desouvriers assez nombreux, etc. Enfin ces feux exigent un temps ealme, sans pluie et meme sans clairde lune; or ces trois conditions ite sont pas souvent aisees 4 remplir, surtout pendant une vingtainede jours; pourtant, faule de la continuation de ces circonstances favorables, on se trouve obliged’interrompre des travaux döjä entames et d'en perdre par consequent le fruit, puisque ce tempsd arret permet ä un grand nombre de Papillons d’aller deposer leurs ceufs sur les feuilles.

Enfin on doit ehereher 4 detruire la Pyrale 4 son etat d’oeuf, et c’est par ce moyen que l’on ar-rivera aux meilleurs resultats. Dejä Draparnaud avait conseille anciennement l’enlevement des feuillesportant les plaques d’ccufs, ou la cueillclle des pontes; mais ce ri’est que dans ces derniers temps, et>’•* 51