PAPILLONS.
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Antennes simples dans les deux sexes; palpes ä deuxiöme article triangulaire, large, velu, et ä troi-sieme ä peine visible; trompe nulle; corps assez epais; ailes anterieures etroites, terminees carre-ment, ä cöte ä peine arquee dans toute sa longueur, ordiuairenient de couleur plus ou rnoins foncee,et traversees par des lignes metalliques plus ou moins nombreuses, s’anastomosant entre elles.
Chenilles tortriciformes, vivant dans l'interieur des bourgeons des arbres de la famille des cruci-feres.
Les especes de ce genre, au nombre de plus de vingt, sont presque toutes, ä leur etat de Chenillesdes ennemis dangereux des arbres verts, pins et sapins, et, dans quelques cireonstances, elles de-viennent tellement nombreuses qu’elles occasionnent des pertes considerables; aussi serait il trös-utile que l’on trouvät un moyen de nous en debarrasser ou tout au moins d’en diminuer le nombre.
Les entomologistes ont ränge plusieurs des especes de Coccyx dans des groupes particuliers,comme ceux des Orlhotcenia, Curtis; Cnephosia et Pseudolomia, et en partie Semasia , Stephens!Slictea, Pamphusia, Rciinia, Guenee, etc. Ces espöces habitent surtout les pariies septentrionelesde l’Europe , lä oü la culture des arbres verts est le plus en usage; mais elles suivent cette culture,et c’est ainsi que la buolianta, Fabricius, que l'on ne trouvait pas jadis dans nos cnvirons, n’est pastres-rare au bois de Boulogne depuis une vingtaine d’annöes, epoque oü un grand nombre de pins y ontöte plantes. Comme types specifiques, nous nous bornerons ä citcr : 1° le Coccyx rcsinana : ailes an-terieures ferrugiaeux brtinölre, traversees par plusieurs bandes etroites, argentees, dont la Chenilleproduit des tumeurs ä l’extremite des branches des arbres resineux, demeure dans ces especes decoques formees de resine et s’y transforme; 2° le Coccyx lurionana (Tinea turionella), Linne : enver-gure, 0 ra ,013 ä O ra ,015; ailes anterieures d’un rouge violacö, ayant une multitude de stries trans-versales extremeroeut fines, d’un blanc bleuatre, s’entrelacant les unes dans les autres; ailes poste-rieures entiürcment grises; habite presque toute l'Europe, et apparait ä l’etat de Papilion en juillet etaoüt ; sa Chenille se lient dans les boutons les plus forts des pins, qu’elle creuse en meme tempsqu’elle s’en nourrit, de maniere ä s’y Former une espece de grotte oü eile se cbange en nymphe d’unrouge brun laisart vers la fin d’octobre; 3° le Coccyx buoliania, Fabricius, qui a les memes habitudesque la precedente. Ces diverses Chenilles sont les plus grands fleaux des forets de pins; car ce quela Chenille de la seconde a epargne est attaque, en mai, par la Iroisieme, lorsque les nouvellespousses ont dejä alteint une certaine longueur; c’est ainsi que, dans les bois oü ces deux Chenillesse sont propagees, on ne voit pas un arbre vert qui soit droit et qui atteigne sa hauteur naturelle.
Nous donnons les figures de deux espüces de Coccys : 1’ai.picole (male), alpicoia (pl. XXXI, fig. 4),de nos hautes montagnes du midi de la France , et la rouge-brun, de nos environs (pl. XXX111, lig. 5).
Antennes simples dans les deux sexes; palpes ä second article courbe, long, peu velu, ä troisiemearticle court, cylindrique, nu; trompe courte, mais visible; corps mince; ailes parees de couleursmetalliques : anterieures plutöt etroites que larges, terminees carröment, et ä cöte presque droite, üextremite inferieure avec un ecusson ordinairement circonscrit par une bordure metallique et mar-quee au centre de plusieurs lignes ou points rioirs.
Chenilles petites, assez semblables ä celles des Tortrix; vivant, les unes dans l’interieur des fruitset les autres aux depens de la seve des arbres ä fruits, en creusant des espöces de galeries cylindri-ques entre l’ecorce et l’aubier : les premiöres sortent des fruits quand elles ont atleinl tout leur de-