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HISTOIRE NATURELLE.
veloppement, et se cachent, comme les secondes, sous les ecorces et parfois dans la terre pour y su-bir Ieur derniere metamorphose.
Fig. 178. — Carpocapse des pommes.
Ce genre, tel que l’a restreint Duponchel, comprend neuf especes, dont on doit retirer la Boisdu-valiana, Duponchel, de la Russie , qui en differe riotablement, et dont M. Guenee a fait le type de songenre Melodes. Parmi ces especes, plusieurs nuisent beaucoup ä nos arbres ä fruits et aux fruits desarbres de nos forels, et c’est d’apres cette particularile qu’a ete tire le nom de Carpocapsa , de xao-7 to; (fruit), (je devore); elles se trouvent nialheureusement repandues dans loute l’Europe : tellessont surtout les pomonana (Tinea pomonclla), Linne , dont les Chenilles devorent les pommes, lespöires, etc.; splendana , llubner, qui, comme l’a montre M. Guenee, se nourrit de chätaignes; ar-cuana, W. V., qui mange les noisetiers; amplana, llubner, qui detruit les glands, etc.
L’espece typique, la seule dont nous voulions nous occuper, est la Carpocapse des pommes, vulgai-rement uommee Pvrale des pommes ( Carpocapsa pomonana, Linne ). Envergure, 0‘”,(M5, ailes ante-rieures d’un gris cendre, traversees par un grand nombre de stries brunes ondulees, avec un ecussonsemi-lunaire ä leur extremite inferieure, d’un brun chocolat, et dont les couleurs sont irreguliere-ment arretees par une ligne d’or rougeätre; ailes posterieures et abdomen entiArement bruns. LaChenille vit dans I’interieur des pommes et des poires, dont eile mange les pepins avant d’entamer lesparties environnantes. Yoici commenl eile se trouve logee au centre d’un fruit, sans qu’on apergoiveau dehors par oü eile y est entree, car les pommes et les poires dites vtreuses ne contiennent plusordinairement de Chenilles dans leur interieur. Un de ces fruits est ä peine nouA, que la femelle duPapillon depose un oeuf dans l'ombilic de ce fruit. Cet oeuf ne larde pas ä eclore, et la petite Chenillequi en sort perce un trou pour penetrer jusqu’au coeur du fruit, qui n’en continue pas moins ä gros-sir. Or, ce trou etant proporlionne au diametre de la Chenille, qui est A peine grosse comme uncrin au moment de son eclosion, on congoit qu’il s’oblitere facilement et qu’il n’en reste plus aucunetrace ä l’exterieur au bout d’un certain laps de temps. Un fait qui doit etre remarque, c’est qu’on netrouve toujours qu’une seule Chenille dans un fruit. Cette Chenille parvient habituellement ä toutesitaille ä la fin de juillet 011 au commencement d’aoüt, c’est-A-dire lorsque les pommes et les poiressont aux deux tiers de leur grosseur. Elle peut alors atteindre 0 m ,020 de longueur; sa couleur va-rie du blanc jaunAlre au rose päle; ses cöles sont marques, irregulierement sur chaque segment, deplusieurs petits points noirätres disposes deux par deux; sur la parlie anterieure du premier Seg-ment on voit un ecusson gris ou brun divise en deux; la tete est d’un rouge brunätre. Lorsque cetteChenille est arrivee ä l’epoque de sa metamorphose, eile sort du fruit qui l'a nourrie pour un trouqu’elle perce du centre ä la circonference : ce qui explique pourquoi les fruits qui offrent un trou äl’nxlerieur ne contiennent plus de Chenilles et ne presenlent ä l’interieur que les vestiges des degätsqu’elles y ont causes. La Chenille, une fois sortie de la retraite qui lui a fourni un abri et une nour-riture abondante, se retire entre les ecorces et meme quelquefois dans la terre, oü eile se forme unecoque d’un tissu blanc et serre, mele de parcelles de bois ronge ou dp debris de feuilles seches oude mousse. Elle passe ainsi toute la mauvaise saison, et ne se cliange en chrysalide qu’en mai oujuin de l’annee suivante, pour devenir Insecte parfait trois sentaines apres et operer sa ponte. La chry-salide est d’un brun noirätre, avec quelques poils roides ä sa partie postArieure. L’espece se trouvedans toute l’Europe; sa Chenille s’attaque parfois aux prunes, probablemenl A defaut de pommes etde poires. Un fait curieux, qui a ete assez souvent constate, c’est que les fruits ainsi ronges ä l’in-terieur par cette Chenille mürissent plus tot, et n’ont pas moins de saveur que ceux qui n’orit pas eteattaques.
On voit, d’aj res ce que nous avons dit, que la pomonana peut diminuer d'une maniere notable laquantite de jus produit par l’ecrasement des pommes dans les pays oü l’on fait le cidre, et qu’il se-