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HISTORIE NATURELLE.
plupart de ceux qu’on a appliqufcs ä celui que nous avons etudiö preeedemment. Ainsi le sejour dela Chenille dans les bourgeons floraux ou dans la grappe mente ne permel pas de penser ä un eche-nillage qui, toujours si difficile, devient impossible dans le cas actuel; la double generation de l’In-secte rend inadmissible l’entploi, quelque incomplet qu’il soit, des feux crepusculaires, ä cause desdepenses considerables qu’ils entralneraient; enfin les divers endroits oü la jCochylis depose sesoeufs, tantöt au printemps sur le bourgeon, tantöt ä l’automne sur legrain, et la petitesse extreme deses oeufs ne permet pas d’avoir recours ä la cueillette des pontes. On a conseiiie d’impregner lesbourgeons de la vigne avec utie decoction de feuilles de sureau, de suie et d’aloes, de feuilles de ta-bac melees avec du miel, ou de les saupoudrer simplement avec de la poussiere; mais ces moyensn’ont rien produit de bon pour la destruction des larves. 11 nous semble, comme ä Audouin, qu’ilvaut mieux chercher ä detruire les chrysalides pendant l’hiver, oü elles sont cachees sous les ecorcesdes ceps ou dans les echalas; on devrait donc, dans les pays oü Ton emploie des tuleurs pour lesvignes, soumettre ces Supports soit ä Uaction du feu, qui pourrait agir fortement sur les chrysalides,qui sont souvent placees exterieurement, soit ä des fumigations; on devrait aussi, durant l’hiver, ra-cler le plus possible les parties des ceps oü les cocons se trouvent places ä I’exterieur, en ayant soinde brüler tous les detritus qu’on enleverait. Mais, nous devons l’avouer, ces moyens sont assez peuefficaces, etl’on devrait chercher s’il n’en serait pas de meilleurs; principalemenl applicables ä la gö-neration de l’ete.
CociiYUs de la vigne (Cocliylis vitisana (Tortrix), Jacquin, Audouin; Tinea pcrmixiana, Hüb-ner; Cocliylis relkjuana, Treitscke). Papilion ayant une envergure de 0 m ,012 ä 0 m ,015; ailes anle-rieuresd’un gris-perle marbre dejaune roussätre, et presentant deux bandesun peu obliques, d’ungris brunätre; ailes posterieures gris päle, ä frange presque blanche. La Chenille a 0 m ,007 ä 0 nl ,008de longueur; sa couleur generale est d’un vert päle, avec la tete et le premier segment brun jaunätre,et tous les aulres segments ayant des plaques piligeres bordöes de blanc. Chrysalide courte, obtuse,avec des öpines sur les anneaux abdominaux, d’une coloration brunätre. Les moeurs de la Cochylisde la vigne sont tout ä fait analogues ä celles de la roserana; eile a comme eile deux generationsannuelles; les femelles deposeut Ieur premiere ponte sur les bourgeons, et la seconde sur les grainsde raisin, dont elles font leur unique nourriture; enfin elles passent aussi l’hiver ä l’etat de chrysa-lide. Jusqu’ici cette espece, qui est peu commune en France , n’a pas cause de ravages dans nos vi-gnobles; mais eile a ete observee en Allemagne par Jacquin, et plus recemtnent par Kollar, qui men-'.ionne particuliürement les degäts que la Chenille a occasionnes aux environs de Vienne en Autriche pendant les annees 1816, 1828 et 1855. 11 a remarque toutefois que cet Insecte faisait plus de tortaux vignes plantees en treille dans les jardins qu’aux vignobles proprement dits, ce qui est tout äfait le contraire de la maniere d’agir de la P'iller'iana, qui detruit les vignes des cliamps et semblefipargner celles des treilles.
Cocliylis hilarana , ilerrich Schoeffer. Envergure des ailes du Papillon, 0 m ,016; ailes anterieuresjaune clair, traversees obliquement au milieu par une bande etroile brun fonce; ailes posterieuresd’un gris clair. Chenille longue de 0 m ,011 ä 0 m ,013, entierement d’un blanc jaunätre mat ä Lägeadulte, verdätre, livide et translucide dans le jeune äge; vivant sur l’armoise ( Artemisia compestris ),oü eile forme de petites galles fusiformes dans lesquelles eile se refugie et uü eile prend sa nourri-ture. Chrysalide testace ferrugineux, ressemblant beaucoup ä celle de la Pilleriana Ce Papillon, de-couvert pour la premiäre fois aupres de Piatisbonne par M. Zeller, a ete repris par M. Ed. Perrisdans les Landes aux environs de Mont-de-Marsan ; il semblerait n’avoir qu’une seule generation an-nuelle, et il est probable que e’est ä l’etat d’eeuf qu’il passerait l’hiver. (Voy. Atlas, pl. XXXI, lig. 7.)
16“ GENRE. — ARGYR0LEP1E. ARGYROLEPIA. Stephens, 1829.
Catalogue of Bristieh Insefts.
Antennes simples dans les deux sexes; palpes ä deuxieme article large, velu, et ä troisieme court,cylindrique, nu; trompe nulle; corps mince, long; ailes anterieures etroites, avec la cöte presquedroite, et le sommet formant un angle obtus.