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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAPILLONS.

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fleurs par le calice et en dötruisent bientöt completement un grand nombre ; l’on a calcule qu’äfette epoque trois Chenilles suffisaient pour dövorer entiercment une grappe de grosseur moyenne.C’est ä la fin de juin ou an commencemeiit de juillet que la Chenille, apres s'elre refugiee entre lespetits grains fletris ou desseches qu'elle a reunis par des fils, se construit une coque soyeuse danslaquelle eile se transforme en chrysalide; eile passe douze ä quinze jours sous cette forme, et dans laseconde quinzaine de juillet on retrouve de nouveau, sur les vignes, de petits Papillons qui deposentpresque aussitöt leurs oeufs, et de ces oeufs, plaees ordinairement sur les grains niemes du raisin, sort,peu de jours apres, une nouvelle generation de Chenilles non moins voraces quecclles qui les avaientprecedees. Les grains qui ontdejä acquis ä cette epoque une certaine grosseur sont tont aussitöt per-fores par les jeunes Chenille , qui, passant la lete et quelquefois meme une grande partie de leurcorps dans le petit trou qu’ellesonl pratique, devorent toute la substance charnue qui se trouve con-tenue dans le grain, et meme jusqu'aux pepins. On evalue que chaque Chenille de cette seconde ge-neration consomme quatre ä cinq grains de raisin entiers pendant la duree de sa vie; mais eile setrouve en detruire un nombre beaucoup plus considerable, car eile en entame souvent plusieursqu'elle laisse ä moitie manges, et qui, se moisissant promptement, surtout si la saison est pluvieuse,amenent bientöt de proche en proehc la destruction complete de la grappe et la maladie nommeepourrilure par les vignerons. Cette seconde generation est donc ä peu pres aussi nuisible que lapremiere, ä moins toutefois que la temperature generale de l’annee ait ete assez elevee pour qu’onpuisse faire la recolte de bonne heure, ou que la secheresse n’ait cte süffisante pour s’opposer a lapourrilure. Les Chenilles atteignent habituellement tout leur developpement vers la fin de septembreou le commencemeiit d’octobre; elles abandonnent alors les grappes et eherchenl un refuge, oü ellesse trausformeront bienlöt, dans les fissures des ceps de la vigne, sous les anfracluosites des echalasou ä leur surface meme. Lorsque les annees sont hälives, ce qui arrive rarement, la maturite duraisin arrivant avant que les Chenilles aienl quitte les grappes pour subir leurs transforrnations,les Chenilles sont transportecs avec les grappes jusqu’au pressoir et y trouvent inevitablement lamori. Malheureusement cela ne se presente que rarement; mais on pourrait recommander aux vi-gnprons de commencer les vendanges avant la maturite complete de la vigne, et, par ce ntoyen, dedetruire un grand nombre de leurs ennemis. Cette Chenille semble n’attaquer que la vigne, et en de-vore indifferemment toutes les qualites et toutes les varictes; on a dil l’avoir trouvee sur l’armoise ;cela n’est pas bien dömontre, et c’est probablement Vhilarana qu’on y a observee.

Les ravages occasionnes par cet Insecte, sans etre aussi etendus, au moins en France , que ceuxde la Pilleriana, ont acquis, dans certaines localites, une grande gravite, et Fon voit ä plusieursöpoques des naluralistes nationaux et etrangers signaler la presence de ce Lepidoptere sur plusieurspoints oü il existait encore il y a peu d’annees, et oü il reparaitra certainement plus tard. Des 1715,on se plaignait, dans File de Reichenna, situee sur le Iac de Constance, des degflts causes par laCochylis, et un memoire de Menningen en fait foi. En 1740, on voit la roserann, comme l’a rap-porte Rönnet, exercer des ravages sur les vignes des environs de Geneve , et eile reparut sur lesbords du lac Leman en 1838, d'apres M. Forel . En 1793, Pallas aussi signala la presence de cet In-secte dans les vignes de la Crimee. Les vignobles des environs de Stuttgard, dans le royaume de’Wurlemberg, etaient aussi devastes depuis longtemps, lorsque, en 1829, annee particulierement des-astreuse, M. Roser publia un rapport circonstancie sur les degäts occasionnes sur ce point par laCochylis, qui, pour la plupart des entomologistes, porte aujourd'hui son nom. L’abbe Rozier est lepremier auteur fran?ais qui ait parle de ce Papilion, qu’il Signale dans les provinces de Rourgogne,de Champagne , du Dauphine, du Lyonnais, du Reaujolais, etc. Depuis cette epoque, pendant plus devingt ans, de 1816 ä 1855, la Cochylis s’est constamment montree dans une grande partie des loca-lites que nous venons d’indiquer d’apres l’abbe Rozier; on l’a meine observee dans quelques autresprovinces, telles que dans le Mäconnais, aux environs de Paris , surtout ü Argenteuil, etc. V. Audouinl’a etudiee avec sein dans les missions dont l’avait Charge le gouvernemenl en 1857 et 1838, et il aconsigne le resultat de ses observations, dont nous donnons uneidee generale, dans son HisioiretlcsInscctes nuisibles ä la vigne.

La Cochylis roserana est pour nous un ennemi encore plus difficile ä saisir que VOEnopluhiraPilleriana, et, quoiqü’on ait propose d’employer sur ces deux Lepidoptöres des moyens analogues,les habitudes memes de l'lnsecte qui nous occupe actuellement rendent impossible l’execution de la