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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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HJSTOIRE NATURELLE.

nombre de naturalistes, principalement de ceux de Treitscke, Stephens, Gurtis, Duponchel, MM. DeLa Harpe, Bruand , Guenee, Stainton, Fischer De Roesierstamm, Herrich-Schoeffer, etc., la Classifi-cation de ces petits Lepidopteres attend encore une revision generale, surtout en ce qui concerne lesespeces etrangeres ä l’Europe , et la publication de cette partie de l’histoire naturelle des Papillonsdes auteurs des Suiles a Buffon, de l’6diteur Roret, rendra un grand Service ä la Science.

Lorsque l’on compare les caractferes des Tineites avec ceux des divisions precedentes, on voit quec’est avec les Crambites et les Yponomeutites que les Tineites ont le plus de rapports, et que cepen-dant eiles en different par plusieurs points importants, particuliörenient par la forme plus ou moinsetroite de leurs ailes posterieures, qui n’ont pas besoin de se plisser en eventail pour etre cacheespar les anterieures dans l'etat de repos, et, en outre, par la frange qui borde ces niemes ailes, la-quelle s’elargit en proportion de ce que la surface de celle-ci se retrecit, ä tel point que souvent cettesurface se reduit ä une simple cöte ou ä une simple tige garnie de barbes, ce qui fait ressembler alorsles ailes posterieures ä deux plumes, comme cela se voit dans les Elachista, Gracillaria , etc., quilient intimement les Tineites aux Pterophorites, que nous y laissons reunies, et chez lesquelles lesailes, aussi bien les anterieures que les posterieures, sont divisees en plusieurs branches garnies defranges sur leurs bords, qui les font egalement ressembler ä des plumes.

Excepte quelques espüces qui sont de taille moyenne, toutes les Tineites sont trfes-petites, maisju moins aussi helles que les grandes espfeces de Diurnes, car eiles sont ornees pour la plupart decouleurs vives, brillantes, souvent metalliques; plusieurs se font remarquer, en outre, par la formeelegante ou la coupe singulifire de leurs ailes. Malgre cela, en raison peut-etre de leur petitesse etde leur Conservation assez difficile, ces Lepidoptferes sont assez peu recherches, en France surtout. Apeu prfes tous volent la nuit, et trös-peu se rencontrent pendant le jour; toutefois les Adela se trou-vent ä l’ardeur meine des rayons solaires. Les Papillons n’offrent rien de bien particulier dans leursmoeurs; les uns, comme la plupart de ceux du genre Teigne, ne quittent pas l’interieur de nos habi -tations et viennent voltiger le soir autour de nos lumieres; les autres se prennent un peu partout etpendant toute Fannee, lTiiver excepte; mais c’est principalement pendant les mois d’avril, de maiet de juin, et dans les bois et les vergers, qu'ils sont le plus nombreux, et qu’on rencontre les es-pfeces les plus brillantes ; nous y reviendrons en faisant l’histoire des divers genres.

Fig. 180. — Euplocame anlhracinelle. (Femelle)

Les moeurs des Chenilles, dont on ne connait encore qu’un nombre assez restreint, offrent desparticularites des plus curieuses, et plusieurs d’entre eiles ont ete relatees avec beaucoup de soindans les ouvrages des Reatimur, des Degeer, etc. Ces Chenilles vivent ä couvert et dans Fobscurite;elles ressembient ä celles des Crambides et Yponomeutides, sont generalement d’une eouleur livide,comme toutes celles qui fuient la lumiere, et cette eouleur, jointe ä la brievete de leurs pattes mem-braneuses, les fait ressembler souvent ä des larves d’lnsectes d’autres ordres que de celui des Lepido-pteres ; mais si, sous ce rapport, elles sont peu dignes d’attention, en revanche elles meritenl biend’etre observees ä cause de leurs habitudes, aussi variees qu’interessantes ä etudier ; la plupart em-ploient un artadmirable pour se vetir ou s’abriter avec les substances mßmes dont elles se nourris-sent, et l’instinct qui les guide dans tous les actes de leur vie ressemble, dans beaucoup de cas, äde l’intelligence. Considerees seulement dans leur maniere de vivre et de se transformer, toutes lesChenilles des Tineites que Fon connait peuvent etre, selon Duponchel, divisees en dix-huit classes ;1° les Chenilles ( Diurnea , Chcimonopliila , Lemmophila) vivant cachees entre deux feuilles et s’ymetamorphosant dans un double tissu : elles sont generalement de eouleur brune ou grise, et nequittent guere le tronc des arbres oü elles sont ecloses. 2° Les Chenilles qui, comme celles de cer-