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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAPILLONS.

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pöces europeennes : trois propres au raont Oural et une connue depuis longtemps et particulißre äl’Europe australe et au midi de la France ; ces espSces, dont on ne connait pas les premiers etats,etaient placees avec les Phalcvna par Pallas; avec les Bombyx, par Hübner; avec les Yponomeules,par Treitscke, et dans le groupe des Psccadia, par Zeller. Le type, la Chalybe fyraüste ( Plwlwnapgrausla, Pallas) : envergure n’atteignant pas 0 m ,02; ailes anterieures d’un bleu noirätre, avec qua-tre points noirs : posterieures noires; abdomen noir, avec le tiers posterieur d’un jaune orange. Ha-bite, au mois de juin, aupres du Volga, l’Italie, les environs de Montpellier , etc. Voyez la figure 4de la planche XXXV, qui la represente.

troisieme «oisriuni

TINEITES. TINE1TES. Latreille.

Antennes grenues ou moniliformes a la loupe, prcsque toujours simples dans les deux sexes : dansquelques cas tres-rares, ciliees ou peclinees; palpes inferieurs ou Iabiaux seuls bien developpes, deiormes variables, generalement releves au-dessus de la tete : dans un seul genre ( Gracillaria), lespalpes maxillaires visibles en meme temps queles Iabiaux; trompe rudimentaire ou nulle; tete babi-luellement velue; corselet lisse; abdomen plus ou moins allonge, souvent cylindrique, deborde parles ailes lorsqu’elles sont fermees; pattes de derriere tres-longues, ä ergots longs, plus ou moins ve-lus; ailes entieres dans l’immense generalite des cas : anterieures ordinairement allongees, etroites,ä bord posterieur de formes trfes-variees : posterieures plus etroites encore, ä peu d’exceptions prfes,largement frangees, principalemenl au bord interne, cachees tout ä fait par les anterieures, sans elreplissees dans l’etat de repos ; les unes et les autres couchees le long du corps, qu’elles recouvrent(in toit plus ou moins arrondi sans l’envelopper sur les cötes : dans quelques genres, qui forment ladivision speciale des Pterophorites, ailes anterieures et posterieures divisees en plusieurs branchesou phalanges garnies de franges sur leurs bords, qui les font ressembler ä des plumes.

Chenilles ä corps glabre ou seulemenl garni de quelques poils rares ä peine visibles ä l’oeil nu, e'implantes sur aulant de petits points verruqueux : les unes vermiformes, les autres fusiformes; toujours munies d’une plaque ecailleuse sur le premier anneau, parfois d’une seconde plaque sur ledernier; ayant constamment seize pattes, sur lesquelles les membraneuses ordinairement tres-peudeveloppees; leur maniere de vivre et de se transformer etant tres-variable.

Cette division correspond en grande partie au genre PhaUena, subdivision des Tinea de Linnc.caracterisee parses ailes roulees presquecylindriquement, son front saillant, etc., qui comprend non-seulement les Teignes proprement dites, dont les Chenilles, designees sous la denomination de Vers ,nous causent tant de dommages, mais encore, rien que pour les europeennes, plusieurs centainesd’autres petites especes beaucoup moins nuisibles, qui en different assez ä leur etat parfait, maisqui s’en eloignent plus ou moins par leurs habitudes ä l’etat de Chenilles. Reaumur düsigna sous lameme denomination lous les Lepidopteres nocturnes dont les Chenilles vivent dans des fourreaux; illes distingua en Teignes proprement diles et en fansses Teignes, selon que leurs habitations sont mo-biles ou transportees par sesanimaux lorsqu’ils marchent ou qu’elles sont fixes, et il y comprit non-seulement les Tineites, mais encore les Psyches, les Pyrales, etc. Geoffroy ne les separa que generi-quement; tout en y formant le groupe des Pteropliorus, Fabricius en distingua le genre Alucite.Pour Latreille, la tribu des Tineites renferme les sept genres Lithosie, Yponomeute, OEcophore,Phijcis, Euphocame, Tcignc et Adele, parmi lesquels, ainsi que nous l’avons vu, plusieurs en furentplus ou moins eloignes depuis et rapportes dans d’autres divisions primaires. Les entomologistesmodernes, tels que Kirby, Curtis, Hawortli, Stephens, Duponchel, Guenee, Treitscke, Zeller, Hüb-ner, etc., y creerent, souvent justement, un tres-grand nombre de coupes generiques; de teilesorte que, dans le Catalogue nietliodique des Lepidopteres d’Europe , Duponchel y admet cinquante-six genres qu’il subdivise en Tineides et Pterophorides. Du reste, malgre les travaux d’un grand