Band 
[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
Seite
272
JPEG-Download
 

272

IIISTOIRE NATURELLE.

peu arquee, et ä bord posterieur droit ou arrondi : poslerieures ä bord posterieur plus ou moins si-nue, largement frange.

Chenilles de coloration variee, ayantun ecusson corne et des points verruqueux, chacun surmonted’un poil; vivant et se metamorphosant pour la plupart entre des feuilles qu’elles reunissent par desfils. Chrysalides effdees, un peu aplaties ou deprimees dans leur partie anterieure.

Ce genre, qui differe essentiellement des Tinea par l’organisation de ses palpes, renferme unetrentaine d’especes europeennes qui ont ete successivemenl rangees dans les genres Toririx, Linne ;Tinea, W. V. ; Pyralis, Fabricius, et Depressaria, Curtis.

Les Chenilles des nombreuses especes de ce genre sont pour la plupart tres-vives; elles se nour-rissent ordinairement sur les ombelliferes, quoique nous en trouvions sur beaucoup d’autres plantes.Les Chenilles de presque toutes les espüces se rencontrent en mai et juin, mais celles qui vivent dessemences mangent un peu plus tard; la Chenille du depressella peut etre trouvee meme en aoüt. Quel-ques-unes rongent les feuilles, d’autres les fleurs et les fruits des ombelliferes. Celles qui mangentles feuilles se bornent ä rouler le bord de la feuille et forment pour ainsi dire un tuyau convenable äla grandeur de leur corps; celles qui vivent entre les fleurs et'les fruits, qu’elles lient ensemble, sontbien plus faciles ä trouver; le grand lieracliana ne dedaigne pas de s’enfoncer dans les tiges deYheracleum sphondylium. Les saules, les hypericum, les centaurea, la cornila, le petasiles nourris-sent aussi des Chenilles de ce genre; il ne faut pas oublier de mentionner le joli doronicetla, qui vitsur le doronicum. On doitchereher, dans le midi de la France , la ruiana de Fabricius, qui vit sur laruta, selon cet auteur; mais aujourd’hui nous ne connaissons pas son espüce.

Les Ilemilides se rencontrent, prineipalement dans le mois de juillet, dans presque toute l’Eu-rope; mais c'est surtoul en Allemagne et en France qu’on en a observü le plus grand nombre. Quatrese trouvent partout, et ne sont pas rares aux environs de Paris : ce sont les applana ou applanella,Fabricius, espöce signalee en aoüt et en octobre; lieracliana, Linnü , ou heracliella, Hübner; albi-punclella, llubner, paslinacella, Fischer Von Rceslertamm, ou heracleana, Degeer. Nous citeronsseulement comme types les Hemilide de la berce (Toririx lieracliana, Linne ) : envergure, 0 m ,02;ailes anterieures d’un rouge de brique parseme d’atomes bruns, avec une tache centrale d’un grisbleuälre, deux points noirs et la frange de la couleur du fond, precedee d’une Serie de petits pointsnoirs : poslerieures entierement d’un gris fauve. La Chenille, d’un blanc grisälre ou verdätre, avecdes raies longitudinales brunes, vit sur la berce ( heracleum) et sur la ceniauree bleue, dont eile reunitplusieurs feuilles par des fds pour s’y loger et s’y transformer en nymphe brun-rouge clair. Hemilidedu fanais (Hiemilis paslinacella, Zeller). Envergure, 0 m ,023; alles anterieures gris melange de rou-geälre, avec des stries noires longitudinales interrompues, un point central blanc, frange precedüede petits points noirs : posterieures gris cendre tres-luisant, avec la frange teinte de rougeätre. Che-nille se nourrissant, en juillet, des fleurs et des jeunes graines du panais ( paslinaca saliva). Rare äParis; commune en Allemagne . Nous donnons dans notre Atlas deux especes de ce genre assez com-munes, les Hiemilis dictanelle (pl. XXXVI, fig. 1) et cicutella (pl. XXXVI, fig. 6).

Deux groupes generiques, formes aux depens des Ilwmilis, sont ceux des : 1° Caulobujs, Dupon-chel; Ortiiot^ilia, Stephens, ou Agoniopteryx, Treitscke, surtout caracterises par les antennes moinslongues que le corps; les palpes arques, ä deux premiers articles presque nus; l'abdomen cylindri-que dans les deux sexes, et le bord terminal des ailes anterieures coupe presque carrement. La seuleespece connue est la Caulobie du sparganium (Tinea sparganiella, Germar) : envergure variant de0 ra ,020 ä 0 m ,025; ailes anterieures et posterieures brun fonce ou ferrugineux, glace de pourpre.La Chenille est allongee, ä dernier segment aplati, d’un jaune sale, avec quelques poils rares; vitet se metamorphose dans les tiges ou les racines de plusieurs plantes aquatiques, prineipalementdans les tiges du sparganium nalans et de 1 ’iris pseudo-acorus. Selon M. Stainton, la Chenille, danssa jeunesse, en mai, mangerait seulement les feuilles des plantes aquatiques, et ce ne serait quequand eile serait adulte, en juin, qu’elle creuserait de grandes galeries dans les tiges pour s’y trans-former en nymphe. La chrysalide est longue, grele, cylindrique, avec les segments abdominaux gar-nis circulairement de dents comme celles des Cossus. (Vog. notre Atlas, pl. XXXVI, fig. 3.) 2° Ana-campsis, Curtis, ou Galechia, Zeller, reuni aux Lila par M. E. Rlanchard; ayant les antennes lon-gues, les palpes ä deux premiers articles velus, la tete courte, le corselet carre, les ailes posterieures