PAPILLONS.
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c’est apres avoir eu la precaution d’en ronger une des extremiles, de maniere ä y former une sorted’ouverture circulaire qui s’ouvre au dehors et cede facilement aux efforts que le Papilion fait avecsa tete pour sortir de sa prison au moment de son eclosion, qui n’a lieu habituellement que lorsqueles grains sont battus et emmagasines dans les greniers, mais qui toutefois, pour quelques individusplus hätifs, peut cependant avoir lieu lorsque les bles sont encore sur pied.
Plusieurs agriculteurs ont propose divers moyens pour nous debarrasser de l’Alucrte; nous devonssurtout citer, a ce sujet, les travaux de MM. le docleur Herpin, Cadet De Yaux, Terrasse, etc.; maisparmi tous les procedes essayes, celui qui consiste 4 passer au feu ou ä l’etuve le grain attaque estencore le plus efficace. Malheureusement on n’est pas d’accord sur le degre de chaleur que le grainpeut supporter sans perdre sa faculte germinatrice. Cependant il parait que cette faculte se conserveau-dessus de soixante-dix degres Reaumur. Au reste, les experiences ont appris que c’est moins l’in-tensite de la chaleur que son action continuee pendant un certain temps qui tue les Chenilies et leschrysalides contenues dans les grains. Ainsi, quarante-cinq ä cinquante degres pendant vingt-quatreou vingt-six lieures produisent plus d’effet que soixante-quatorze ou soixante-seize degres pendantune beure. La diffieulte est d’entretenir une temperature egale pendant la duree de l’operation. Pourremedier aux inconvenients que presenteni sous ce rapport les fours ou les etuves qu’on employaitexclusivement autrefois, deux machines ont ete inventees par MM. Cadet De Vaux et Terrasse. Nousne croyons pas devoir nous etendre davanlage ä ce sujet; nous renvoyons aux ouvrages speciaux desauteurs que nous avons cites, et surtout ä un article publie en 1858 par M. Ilerpin dans les Annalesde l’agricuhure franQaise, dans lequel cet agronome propose surtout de detruire les Insectes quisont dans les grains en les asphyxiant dans de grands vases clos au moyen du gaz acide carboniqueou de l’azote; et dans lequel il decrit, en outre, plusieurs procedes que les agriculteurs peuvent fa-cilement mettre en pratique.
Nous donnons (pl. XXXVII, fig. 1) une espece, que Ton trouve quelquefois assez communimentdans nos environs, la Butale triste (Bulalis tristella).
5™ GENRE. — ALUCITE. ALUC1TA. Fahricius, 1775.
Syslcma entoroologica.
Antennes filiformes dans les deux sexes, ecartües ä la base; palpes labiaux courbes au-dessus dtla tete, ä deux premiers articles garnis de poils longs formant un faisceau triangulaire dirige enavant, et de la base duquel surgit le troisieme article, cylindrique, nu; trompe tres-courte; corseletovalaire, de la largeur de la tete, qui est carree; abdomen cylindrique; jambes de derriere minces;ailes anterieures legerement falquees, terminees par une longue frange ; posterieures ellipliques,largement frangees.
Chenilies fusiformes, avec de petits points verruqueux peu visibles; vivant cachees sous un tissu la-che attache aux feuilles des plantes basses et des arbres dont elles se nourrissent, et se fabriquantdans l’interieur de ce tissu une coque artistemenl travaillee en treillis avant de se changeren chrysa-lide : celle-ci est claviforme.
Le genre Alucila de Fabricius, fonde aux depens des Tinea de Linne, comprenait originairementun tres-grand nombre de Tineites; mais, lorsqu’on a etudie ces innombrables especes, on a dü re-connaitre que beaucoup d’entre elles devaient former des groupes tres-naturels, d’oü il est resulte lacreation de plusieurs gen res, la plupart adoptes generalement, et d’oü il est resulte aussi que l’es-pöce que Ton doit regarder comme typique, 1’Alucite bes grains, ne fait plus partie des Alucila, etentre, comme nous l’avons dit, dans le genre Bulalis. Tel qu’il est restreint par Latreille et parDupouchel, le groupe generique actuel des Alucites, qui correspond tont ä fait ä celui des Plutella,Treitscke, ne renferme plus que huit especes europeennes, dont deux, ä l’etat de Chenille, font sou-vent de grands ravages (Jans les jardins potagers des environs de Paris . Ce sont les xilostella,Linne : envergure, 0 m ,015; ailes anterieures brun plus ou moins fonce, avec une bande blanc rose,sinuee le long du bord interne, et la frange noire : posterieures entierement gris noirfltrc luisant;