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HISTOIRE NATURELLE.
rniers : par les antennes mediocrement longues, les palpcs grßles, la trompe robuste, Fabdomencourt (deux especes, dont le type est X acanlhclla, Godart, dont la Chenille vit sur le liehen dansIe midi de la France), et les seconds par les palpes tres-minces, 4 deux premiers articles 4 peinevelus, la trompe longue, l’abdomen cylindrique, les pattes de derriere longues, etc. (quelques es-peces, dont les A. subatrella, lineolella et flavella, Duponchel, de Paris ). Un autre groupe estcelui des Parasia, Duponchel (type et espece unique, Galechia nevroplerella Fischer, de France etd’Allemagne ), ä palpes aussi longs que la tete et le corselet reunis, ecartes ä la base, divergents,un peu falques, epais, ä dernier article moitie moins lorig que le precedent; ailes anterieures lanceo-lees : posterieures plus courtes que les autres. M. le colonel Goureau en a fait connaitre recemmentla Chenille.
Antennes fdiformes dans les deux sexes; palpes labiaux greles, un peu falques, relev^s au-dessusde la tete, 4 deux premiers articles legerement velus, et troisieme nu; corselet ovale, robuste, dela meme largeur que la tete; abdomen cylindrique, court; pattes de derriere peu velues; ailes 4 as-pect luisant : anterieures etroites, ä cöte legerement arquee, 4 sommet prolonge en pointe obtuse,avec une longue frange; posterieures egalement etroites, terminees en pointe aigue et largementfrangees. .
On indique une vingtaine d’especes de ce genre, particulieremenl propres au nord de FEurope etä l’Allemagne , et qui ont ete successivement rangees dans les genres Tinea, Lampros, Rliinosia, Le-piilocera, OEcophora, etc. L’une d’elles, la seule dont nous devions nous occuper, est 1’Alucite desgrains (Alucita cerealclla de l’Encyclopedie, OEcophora granella, Latreille; Butalis cerealella,Duponchel), qui est Fun des plus grands fleaux de Fagricullure dans certains cantons de la France ,car sa Chenille vit et se metamorphose dans des grains d'orge et de froment, qu’elle ronge ä Finfe-rieur saris qu’on s’en aperpoive au dehors. Cette espece a une envergure d’environ 0 m ,02; ses ailesanterieures sont d’un gris blond ou cafe au lait, avec quelques legers atomes noirätres au sommet;la frange est egalement blond clair; les ailes inferieures sont entierement d’un glis plombe. A sonetat parfait, le Papillon se distingue facilement de la Teigne des grains, dont nous parlerons plustard; mais les Chenilles de l’une et de Fautre espece, quoique differant par plusieurs particularites,se ressemblent assez. Reaumur, Duhamel, De Tillet, et plus recemment Duponchel, ont publie denombrrux details sur les degäts que produit la Chenille, et malgre cela on ne Fa pas decrit bien com-pletement, car Fon ne sait guere que ce qu’en rapporte Reaumur. « Cette petite Chenille, dit-il, esttrfes-rase et toute blanche; sa tele seule est un peu brune; eile a seize jambes, dont les liuit interme-diaires et membraneuses ne sont que de petits boutons, et si petits qu’on ne les aperpoit qu’avec uneforte loupe. Avec le secours du meme instrument, le bout de ces memes jambes m’a paru borded’un cordon brun qui m’a semble une couronne complete de crochels. »
Le froment, Forge et le seigle sont attaques indistinctement par la Butale ou Alucite, de memeque par une espece propre au genre Teigne. La femelle du Papillon depose ses ceufs sur les grainsdes cßreales avant leur maturite : quelques jours apres (de quatre ä six) les ceufs eclosent, et lesjeunes Chenilles ont ä peu pres la tadle d’un cheveu; chacune d’elles s’empare d’un grain et s’y in-troduit par un petit espace situe entre les barbes et les appendices de Fenveloppe, et ce trou est sipetit, qu’il est impossible de le voir ä la simple vue. Une fois dans l’interieur du grain, la Chenille yvit et y crolt aux depens seulemenl de la substance farineuse, se gardant bien d’entamer Fecorce, quiconserve sa forme exterieure; de teile Sorte qu’il est impossible de distinguer ä la vue les grains ren-fermant des Chenilles de ceux qui n’en contiennent pas; il faut, pour reconnaitre les premiers, egre-ner un epi sur un vase rempli d’eau, et alors on voit surnager les grains attaques, ä cause de leurIdgerete, tandis que les autres vont au fond. Parvenue ä toute sa tadle, la Chenille se fde une coquede soie blanche dans l’interieur du meme grain qui lui a ser.vi de logement et de nourriture; mais