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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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IJIST01RE NATURELLE.

\1™ GENRE. — (ECOPHORE. OECOPRORA. Latreille, i79G.

Precis des caractfcres des Crustaces et des Insectes.

Antennes filiformes, setacees dans les deux sexes, de la iongueur du corps; palpes labiaux träs-greles, peu couverts d’ecailles, generalement courts, ecartes de la tete, penches, subuliformes;trompe rudimentaire ou nulle; tele lisse dans les OEcophora proprement dits, velue ou laineusedans les Argyresthia; corps grele; abdomen cylindrique, termine carrement dans les mäles, enpoinle obluse dans les femelies; pattes posterieures longues, greles; ailes anterieures en forme d’el-lipse tr£s-allongee, avec une longue frange ä l’extremite du bord interne : posterieures tres-etroites,cultriformes, egalement garnies d’une frange longue.

Cbenilles vermiformes, blanchätres, attaquant le parenchyme ou les feuilles entieres, qu’elles rou-lent, et d’autres fois vivant de l’ecorce de certains arbres, de leurs fleurs, ou du rioyau de l’olivier.

Chrysalides placees entre les ger<;ures des ecorces ou ä terre dans la mousse.

Les especes, tres-nombreuses de ce genre, puisque Ton en compte plus de soixante europeenneset, en outre, beaucoup d'exotiques, etaient autrefois comprises dans le genre Tinea de Linne , dansceux des Aluciia, Ypsolophus et Tinea de Fabricius; dans ceux des Adela, Plulella et OEcophorade Treitske; Glyphipteryx de Cürtis, Yponomeula, Stephens, etc. Tel que nous adoptons ce groupegenerique avec Latreille, son createur, nous y reunissons le genre Argyresthia, llubner, que Dupon-chel, dans son Catalogue, Zeller et quelques autres entomologistes ont admis, et qui ne differe ce-pendanl pas tr.es-notablement des OEcophora. En effet, les Argyrestbies ne se distinguent guere des(Ecophores que par les antennes uii peu plus courtes, ä article basilaire epaissi par des poils; parses ailes anterieures allongees, avec l’angle apical tres-obtus ; poslerieures trös-etroiles, termiueesen pointe tres-aigue, et surtout (caractere principal) parce que la tete est velue ou laineuse, avec lefront lisse; le genre de vie des Cbenilles est le meme.

En donnant ä ce genre le nom d’ OEcophora, tire des deux inots grecs otxo; (maison) et yopo; (por-leur), Latreille comptait probablement n’y comprendre que des espfeces dont les Cbenilles, ä l'instarde celles de beaucoup de Tineites, vivent dans des fourreaux qu’elles transportent avec eiles; mais,par une bizarrerie singuliere, il se trouve precisement qu’aucune de celles qu’il y place n’est dansce cas-, au moins parmi les Cbenilles assez peu nombreuses que l’on en connait, car il pourrait sefaire que, parmi les nombreuses larves qui nous sont tout ä fait inconnues, il puisse s’en trouverquelques-unes qui aient des fourreaux. De bien grandes Varietes de moeurs se remarquent parmi lesCbenilles d’ÜEeophore. En effet, les unes, qui appartiennent ä la famille des Mineuses, se creusentdes galeries dans l’epaisseur et entre les deux epidermes des feuilles, dont eiles mangent seulementle parenchyme ( Hermanella ); d’autres se perforent egalement des galeries, mais c’est dans les cha-tons du bouleau ou bien dans la partie la plus tendre de son ecorce ( Goedarlella ); il en est qui serenferment dans une ou plusieurs feuilles roulees en cornet, de meine que les Tortricites ( praniella);d’autres qui vivent en societe sous une toile commune ä l’instar des Yponomeutites ( Rocsclla ); d’au-tres aussi qui se tiennent au sommet des plantes, dont eiles reunissent les feuilles en paquet par desfils (epilobiella); enfin il en est aussi qui devorent le noyau d’un des arbres les plus imporlants denos provinces meridionales, de l’olivier ( olivella ), et c’est dans le meme groupe que Latreille com-prenait l’Älucite des grains, qui fait tant de mal ä nos cereales, et qu’a l'exemple de Duponchclnous avons mis dans le groupe des Butales. La plupart de ces Cbenilles, parvenues ä tout leur de-veloppement, quittent la plante ou l’arbre qui les a nourries pour aller se transformier en cbrysalidedans la terre ou dans la mousse aux pieds des arbres ou sous leurs ecorces.

Si l’on devait en juger par cette diversite de moeurs dans les Chenilles , le genre OEcophora de-vrail se composer d’espdces tres-heterogenes; mais, ä l’exception de quelques especes un peu dou-teuses, loutes les autres appartiennent bien au meme groupe d’apres l’identite de leurs caracteros äl’etat parfait. Cependant nous pensons que les (Ecophores, comme presque toutes les Tineites, sontde vastes magasins de recherches scieulifiques pour les entomologistes, et que, lorsqu’on connaitrad’une maniere parfaite les moeurs de toutes les Chenilles , de meme que lorsque l’on aura eluJie