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pendanl la nuit, comme la grande majoritö de ses congeneres. Aussi conseille-t-il d’essayei* de lesattirer en allumant, le soir, des feux dans les vergers aux deux epoques du commencement d’avril etdu milieu deseptembre; eiles viendraient, dit-il, s’y brQler. Ce procede, fonde sur la connaissancedes moeurs des Insectes, n’cst pas ä negliger, et devrait etre tentc par les agriculteurs; cependantDuponchel doute fort qu’ils en obtinssent un grand succes, et il base son opinion sur l’emploi peunffieace qui en a ete fait, comme nous l’avons dit, contre la Pyrale de la vlgne. Nous ajouterons queces divers procedes ne nous sernblent pas tres-bons, et que, lors meine qu’ils le seraient, ils en-traineraient l’agriculteur dans des depenses qui depasseraient probablement la perte produite par ledegäl des Tiueites.
L’CEcopbore de l’olivier suit la löi generale qui regit les Insectes destructeurs de certains vegetaux;en effet, partout oü la culture de l’olivier est faite, son parasite le suit; la patrie de YOEcophoraolewlla est eellt de l’olivier, c’est-ä-dire principalement le midi de l’Europe (ltalie, Provence , Espa-gne, etc.). Cet Insecte apparait periodiquement en nombre immense, et c’est alors qu’il fait beau-coup de mal et peut diminuer considerablement ou faire meme manquer presque completement larecolte de l’buile; puis, par des causes qui nous sont inconnucs (probablement surtout par l’augmen-lation tres-grande du nombre des parasites qui sont destines par Dieu pour le detruire). il disparaPpresque tout ä fait, et Ton n’en trouve plus que de rares individus, qui ne paraissent plus etre des-tines qu’ä montrer que l’espece n’a pas cesse d’exister.
Parmi les autres espöces du meme genre, nous citerons les suivantes :
(EcornoBE du cornouili.er (Tinea Cornelia , Fabricius) Envergure , 0 m ,0I5; ailes anterieures, endessus, d’un blanc luisant ou argente, et parsemees d’atomes d’un brun noirätre le dong de la cöteet ä l’extremite, avec une bande transversale et-inediane de la meme couleur, laquelle se retrecit unpeu avant d'arriver ä la cöte : marquees, en outre, entre cette bande et la base, d’une petite tachelineaire brun noirätre ; frange participant de cette couleur; dessous gris roussätre, avec deux lachesblancbätres; ailes posterieures, en dessus et en dessous, y compris la frange, gris brunätre. Cetteespöce, indiquee comme de l’Allemagne, a ete egalement rencontree en France .
(EcoruoRE de la. cruvere (Tinea micella, Ilubner; Gelechia ericinctla, Fischer). Envergure, 0 m ,015;ailes anterieures, en dessus, d’un brun pourpre, avec quatre lignes transversales sur ehacune d’elles,dont trois de couleur d’aeier et une argentee : dessous d’un noir fuligineux, avec une tache blanchä-tre; ailes posterieures, sur les deuxsurfaces et y compris la frange, gris noirätre. La Chenille, queFon trouve depuis le milieu de juin jusqu’en juillet, est d’un brun cafe ou rougeätre, avec des raieslongitudinales d’un jaune päle, ondulees et interrompues au milieu de chaque anneau; eile vit isole-ment sur la bruyere commune (eriea vulgaris ) dans un tissu leger qu’elle file entre les kranches decette plante; eile se metamorphose, soit dans la terre, soit ä sa superficie, en une chrysalide grele,d’un jaune brun. Le Papillon parait ä la fin de juillet et en aoüt; il habite la Saxe et la Ilongrie, et,d’apres le genre de vie de sa Chenille, doit se trouver aussi dans les lieux oü vit la bruyere.
§ 2. Les Arggresihics.
On en a decrit une vinglaine d’especes qui se trouvent habituellement ä l’etat de Papillon dans lesmois de mai et de juin, et dont une seulement ( OEcophora modcstella, Eversmann, de la provincede Casan) ne se rencontre qu’en septembre et octobre. Quatre seulement sernblent propres ä toutel’Europe, et ont ete prises en Allemagne, en France et meme aux environs de Paris ; ce sont les :
OEcophore du froeier ou Teigne des trukiers, De Villers (Tinea pruniella, Linne ; OEcophorapruniella, Treitscke; Argyresihia pruniella, Ilubner, Duponcbel). Envergure, 0 ra ,0i; ailes ante-rieures, en dessus, brun ferrugineux, avec le bord interne d’un blanc de neige, et coupe au milieupar une bande brun fonce, des stries blanches vers l’extremite, frange noirätre; dessous gris-brun :posterieures, entierement, et sur les deux surfaces, gris noirätre, avec la frange plus claire. Che-nille trös-petite, renflee au milieu, verte, vert jaunätre ou jaune, ä corps parseme de poils isolestres-fins; tete, ecusson et clapet anal d’un brun clair luisant. Cette Chenille vit en mai sur differentesespöces d’arbres et d’arbustes, principalement sur le prunellier et le noisetier, dont eile roule lesfeuilles en cornetpour s’en faire une demeure, qu’elle tapisse, ä l’interieur, d’un tissu soyeux, blan-chätre, trös-serre. Parvenue ä toute sa taille vers la fin de mai, eile sort de sa retraite pour aller se