HIST01RE NATURELLE.
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gris foncü, peu ou point marbre; antennes assez minces; palpes peu hürisses. Ce Papillon, dücritpour la premiere fois par Fabricius, mais qui n’est reellement bien connu, surtout en ce qui concerneles habitudes de la Chenille, que depuis 1837, epoque ä laquelle Boyer De Fonscolombe lui a consa-cre un savant memoire insere dans les Annales de la Sociele enlomotogique de France , ce Papillonse rapproche beaucoup d’une antre Tineite, l'Elacliista olecella, Boyer, dont la Chenille vit egalementsur l’olivier, mais qui se nourrit du parenchyme des feuilles et non du noyau de l’olive, commel’espece qui nous occcupe. Cepcndant F OEcophora se distingue de l'Elacliista : 1° en ce qu’elle estgeneralement d’un gris plus roussälre que cendre; 2° en ce que ses ailes anterieures sont plus etroi-tes, moins longuement frangees et sans aucune marbrure; 3° enfin en ce que ses palpes sont visible—ment plus longs et ne sont pas diriges en bas, et ces caractüres constituent des differences non-seu-lement specifiques, comme le pensait l’entomologiste d’Aix , qui plagait les deux especes dans lemSme genre Tinea, mais meme generiques, ainsi que I’a demontre Duponchel.
« La Chenille de FtEcopbore de l’olivier se löge, dit Boyer De Fonscolombe, dans l’amande memede l’olive. L’ceuf dont eile provient a du etre pondu sur les bourgeons qui donneront les fruits l’an-nee suivante. Lors de sa naissance, Fete d’apres, eile penütre dans le noyau encore tendre, et eiles’y nourrit de la substance de Famande. L’olive crott; son exlürieur n'annonce aucune lesion; eileest en tout semblable aux autres. A la fin d'aoüt ou au commencement de septembre, la Chenilleayantatteint toute sa grosseur, consomme toute sa provision, qui est la pulpe de Famande, et son-geant ä se metamorphoser, perce le noyau ä Fendroit oü le fruit s’attache ä son püdicule : c’est laseule place oü eile puisse trouver une issue, le noyau etant de la plus grande durete, excepte ä cepoint oü il est perce; puis eile se laisse tomber et cherche une retraite pour se changer en chrysa-lide. Je ne I’ai pas trouvee dans cet etat au pied des arbres; mais les olives que je soupgonnais pi-quees et que j’avais recueillies dans des boites avaient donnü naissance aux Chenilles qu’elles recü-laient; celles-ci ont file, entre les olives ou dans les recoins des boiles, unepetite coque ovale, d’untissu fortclair, blanc grisätre. Les olives dont la Chenille vient de sortir lombent aussitöt, leur atta-che ou pedicule etant affaibli par le trou qu’a fait l’lnsecle en sortant. Quand on en voit dejä quel-ques-unes au pied de l’arbre, on peut conjecturer qu’il y a encore des Chenilles dans une grandepartie des olives restees aux branches; et, si Fon veut avoir la Chenille avant sa sortie, on peut alorscueillir quelques olives, en choisissant de preference celles qui viennent aisement ä la main. CetteChenille est longue de 0™,008, rase, d’un vert grisätre marbre; eile a sur le dos quatre lignes lon-gitudinales noires, et deux taches de la meme couleur derriere la lete. La chrysalide est jaunätre,avec les etuis des ailes un peu bruns, et eile donne naissance au Papillon une dizaine de jours aprcssa Formation. »
Boyer De Fonscolombe a cherche des procädes propres, sinon ä empecher, au moins ä dim’nuerles degäts causes ä Fagriculture par cette (Ecophore, ainsi que par FElachiste. * Mais, dit-il, lesmoyens d’alteindre de si petits animaux ne sont faciles ni ä trouver ni ä pratiquer. Dans les pays oüles oliviers ne sont pas tres-grands, comme aupres d’Aix , on pourrait, les annees oü la Mineuse(.Elachista ) paralt en plus grand nombre, cueillir les feuilles tarees, qui sont faciles ä reconnailre,avant le mois de mars, et les brüler sur-le-champ. Mais il faudrait que l’autorite locale intervint pourfaire executer generalement cette Operation; sans cela, ITnsecte n’etant pas extirpe partout, les Tei-gnes du voisin negligent viendraient de nouveau apporter le mal aux oliviers du proprictaire plus soi-gneux. Ce remede, le seul qu’on puisse indiquer, devient impraticable dans les localites oü ces arbressont tres-grands, et malheureusement ce sont les conlrees qui souffrent le plus des ravages de laMineuse. 11 est plus difficile encore d’atteindre la Chenille du fruit. J’ai dit qu’on connaissait sa pre-sence en voyant les olives tombees ä la fin d’aoüt. Des qu’on en voit quelques-unes sur le sol, ondoit conjecturer qu’une grande partie de celles qui restent sur l’arbre sont attaquees. On pourrait,avec quelques coups legers, faire tomber celles qui cederaient ä ce ehoc; on peut etre assure qu’ellessont tarees. On les transporterait dans un local clos, oü Fon ferait aisement la chasse aux Papillons,qui ne tarderaient pas ä eclore, et on les ecraserait avant qu’ils pussent s'echapper au dehors. Aureste, ces olives, quoique tombees longtemps avant leur maturite, peuventse conserveren les tenantdans un ütat de fraicheur modere; et nos cultivateurs en tirent encore un peu d’huile quand le mo-ment de la recolte generale arrive. » Boyer De Fonscolombe ajoute qu’il n’a jamais vu ni cette especeni Fautre Tineite de l’olivier völliger autour des oliviers, d’oü il conclut qu’elles ne se montrent que