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Botanique.
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BOTANIQUE. 29

niais, dans ce cas, l’articulation peut toujours se voir; il suffit de citer les feuilles des Orangers oudes Citronniers .

Les folioles considerees isolement sont toujours penninerves.

Les stipules sont de petits Organes foliaces situes des deux cötes de la base des feuilles; leurexistence est beaucoup plus frequente qu’on ne le croit, car souvent eiles echappent ä la vue parleur petitesse. Elle est d’ailleurs constante dans des groupesplus ou moins etendus devegetaux. Leurconsistance est tres-variable, ainsi que leur grandeur; celle-ci est tres-considerable dans le Pois eom-mun. Dans le Lalliyrus aphacca, on les prendrait pour la feuille elle-meme, attendu que celle ci avortecompletement et se change en vrille.

A la base des folioles, on trouve quelquefois des Organes appelös stipelles. Ils different des stipulesen ce qu’ils naissent isoles ä la base de chaque foliole laterale, et que la foliole terminale seule ena un de chaque cöte. La nature des stipules, au eontraire, est d’etre par paires ou de manquer toutesdeux ä la fois.

On peut dire, en considerant le mode d’accroissement des trois Organes fondamentaux, que laracine croit principalement par l’extremite, la tige dans toute sa longueur, dans les preniiers tempsdu moins, et les feuilles par la base.

Dans les corps organisüs, la duree des Organes est en raison inverse de la rapidite de leur develop-pement, aussi les feuilles meurent et tombent apres un temps plus ou moins long. Tantöt elles per-sistent plusieurs annees sur l’arbre, et ne tombent que lorsque de nouvelles feuilles les ont dejä rem-placees; les arbres qui offrent cette particularite sont dits toujours verts; tels sont le Houx, le Chenevert et presque tous les arbres resineux; tantöt elles tombent la meme annee, et ordinairement d’au-tant plus tot, qu’elles ont paru de meilleure heure; l’arbre reste alors depouille de feuilles pendantune partie de l’annee, correspondant ä la saison d’hiver. Dans quelques-uns, tels que le Chöne etle Hetre , les feuilles persistent un certain temps, quoique fletries.

On sait que les feuilles changent de teinte en mourant; souvent cette transition est graduelle, etl’arbre passe par plusieurs teintes successives d’une grande ricliesse de tons, qui fait rechercherplusieurs especes pour les massifs paysagers; citons surtout le Cyprös chauve et le Sumac ( Rhustyphinum).

PI1YLLOTAXIE

Oü ARRANGEMENT DES FEUILLES SUR LA TIGE.'

Lorsque les feuilles se trouvent reunies en une Sorte de rosette au collet de la plante, ce qui arriveforcement lorsque la tige est presque nulle, on les nomme feuilles radicales, bien qu’elles ne de-pendent nullement de la racine. Elles sont dites caulinaires ou rameales si elles sont portees par latige ou par les rameaux. Dans l’un et l’autre cas, leur disposition n’est pas arbitraire, comme on lecroirait souvent ä premiere vue; mais eile est soumise ä des lois fixes et assez simples.

Le point oü une feuille nait de Taxe s’appelle noeml; les intervalles qui separent ces points sontdits entre-nceuds ou merkhalles. Un nceud peut porter une ou plusieurs feuilles; dans le premiercas, elles sont allernes ou eparses; dans le second, verlicillees. Mais ce terme d’eparses est impro-pre, comme nous allons le demontrer.

Si, prenant une feuille pour point de depart, on passe successivement aux feuilles les plus voisines,on en trouvera une qui se place juste au-dessus de la premiere; que l’on repete cette Operation plu-sieurs fois sur le meme vegetal, et l’on pourra se convaincre que le nombre de feuilles comprisesentre deux feuilles superposees exactement est constant. Mais ce nombre change d’un vegetal ä l’autre.

Pour arriver ainsi a une feuille qui soit placee exactement sur celle que l’on a prise pour pointde depart, il a fallu faire une ou plusieurs fois le tour de la tige Or, on peut exprimer ces deuxnombres par une fraction, dont ce dernier serait le numerateur, et l’autre le denominateur. Ainsi.par exemple, dans le Cerisier, les feuilles se superposent de cinq en cinq, apres avoir fait deux foisle tour de Taxe; cc rapport sera exprime par f; dans l’Orme , de deux en deux, en faisant une seule