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HISTOIRE NATURELLE.
au retour du printemps, ils suivent l’impulsion g6n6rale communiquee aux autres parties de la plante;ils se dilatent, se gonflent; leurs ecailles s’ecartent et laissent sortir les Organes qu’elles protegeaient;c’est alors qu’on les appelle proprement des bourgeons.
Les bourgeons sont le plus souvent visibles 4 l’extbrieur longtemps avant leur epanouissement. IIest certains arbres, au contraire, dans lesquels ils sont comme engages dans la substance meme dubois, et ne se montrent qu’au moment ob ils commencent 4 se developper; tel est le Robinier fauxAcacia . Dans d’autres, tels que le Platane, le Virgilia lutea, le bourgeon est renferme dans une pe-tite cavite close de toutes parts, qui existe dans le renflement de la base du pdtiole commun.
Les bourgeons sont simples ou composes, selon qu’ils donnent naissance 4 une seule branche,comme dans le Chene , ou 4 plusieurs, comme dans les Pins.
On les distingue encore en floriferes ou fructiferes, foliiferes et mixtes, selon qu’ils renfermentdes fleurs, des feuilles, ou bien des unes et des autres. Les cultivateurs les reconnaissent en generaldans les arbres fruitiers, d’apres leur forme; ainsi celui qui porte des fleurs est conique, gonfle; celuiqui ne porte que des feuilles, au contraire, esteffde, allonge, pointu.
Nous avons dejä distingue les bourgeons en nus et ecailleux. Les ecailles qui forment la partiecxtä'ieure de ces derniers sont constamment des Organes arretes dans leur developpement. On ditqueles bourgeons sont foliaces, quand leurs ecailles ne sont que des feuilles avortees; peliolach, quandelles sont constituees par la base persistante des petioles; slipulaces, quand eiles le sont par les sti-pules; fulcraces, si c’est par des petioles garnis de stipules.
Le bourgeon est dit sessile, quand les ücailles naissent 4 la base meme de son axe, ce qui est le casleplus ordinaire; si cet axe s’allonge avant de produire des Organes foliaces, comme dansl’Aune, ondit le bourgeon peliole; mais ce dernier terme est evidemment impropre; le pretendu petiole n’estautre chose en effet que le preniier entre-noeud d’un rameau.
Fig. 62. — Bourgeons petioles.
La forme des bourgeons est loin d’4tre la meme dans tous les vegötaux, et les differences qu’ellepresente suftisent souvent pour permettre de reconnaitre les arbres lorsqu’ils sont depouilles defeuilles.
D’apres leur position, on distingue les bourgeons terminaux, qui naissent ä l’extremite dun axe;axillaires, 4 l’aisselle des feuilles; adventifs, qui se montrent disperses sans aucune regularite, endehors des nceuds vitaux.
Queis que soient la forme et les autres caractbres du bourgeon, les feuilles rudimentaires dont ilse compose tendent 4 y occuper le moins de place possible; elles s’y pressent, s’y replient et serecouvrent les unes les autres; mais on sent que la maniere dont elles s’emboitent, ou leur prefolia-tion, doit necessairement dependre de la maniere dont elles sont placees sur la tige, de la forme et dela disposition de leurs nervures. Cela est si vrai, que, quand on voit des feuilles surun rameau, onpourrait souvent dire quelle a du etre leur prefoliation. II est donc evident que les differences oflertespar cette derniere peuvent avoir, pour la determination des especes et des genres, une grande impor-