Band 
Botanique.
Seite
33
JPEG-Download
 

BOTANIQÜE. 77>

tance, puisqu’elles sont le resullat d’autres differences qui eil out generalement beaueoup. Aiusi, il \a bien plus d’uniformite dans la prefoliation des Monoeotylees que dans celle des Dicotylees,, pareequ’il y a aussi une plus grande uniformite chez les premieres pour la disposition respective de leursfeuilles developpees et celle de leurs nervures. La prefoliation des Dicotylees est susceptible dunefoule de modificalions; cependant, comme l'a tres-bien fait observer De Candolle , on peut les fairerenlrer toutes dans les trois classes suivantes : ou les jeunes feuilles u’offrent ni courbures, ni plica-tures sensibles, et sont uniquement appliquees les unes sur les autres; ou elles sont pliees ou cour-bees, de mattiere que leur sommet s’applique sur leur base; ou enfin elles sont pliees ou roulees surleur nervure longitudinale, qui reste droite. C’est ä cette derniere classe que se rapporte la prefolia-tion du plus grand nombre de plantes; c’est eile aussi qui offre le plus de subdivisions (1).

Dupetit-Thouars a compare les bourgeons ä autant d’entbryons, qu’il appelle embrijons fixes , etdont Revolution doit, comme celle de l’embryon contenu dans la graine, donner naissance ä un indi-vidu pourvu d’un axe et d’appendices lateraux. Cette comparaison et cette denomination sont surtoulapplicables ä certaines formes de bourgeons, a celles qu’on a appelees caieitx et bnllnlles. Ces Or-ganes paraissent en effet former le passage des embryons aux bourgeons.

On nomme bulbilles des especes de petits bourgeons solides ou ecailleux naissant sur differentesparties de la plante, et qui peuvent avoir une Vegetation ä part, c’est-ä-dire que, detaehes de laplante mere, ils se developpent et produisent un vegetal parfaitement analogue ä celui dont ils tirentleur origine. Les plaiites qui offrent de semblables bourgeons portent le nom de vivipares.

Ils naissent, tantöt ä l’aisselle des feuilles, auquel cas ils sont dits axillaires, comme dans le Lis ella üentaire bulbiferes, tantöt ä la place des fleurs, comme dans plusieurs especes d’Ail. On designesous le nom de caieitx ceux qui se developpent ä l’aisselle des feuilles radicales, qui sont alors inodi-fiees en ecaille, comme dans l’Ail commun.

UAMIFICATION

Cest ä la suite des bourgeons que la ramification du vegetal doit trouver sa place, jmisqu’elle re-sulte du developpement de ces Organes. Ceux-ci produisent des axes de divers ordres, distingues parles noms d 'axe primaire (ou tige), secondaire, leniaire, etc., ou, dans le langage usuel, par ceuxde branclies, rameaitx et ramilles.

Si tous les bourgeons d’un vegetal se developpaient en rameaux, il est evident que la dispositionde ceux-ci serait la meme que celle des feuilles, nous y retrouverions les niemes series en spirale.Mais il n’en estpas ainsi, et l’avortement d’un certain nombre de bourgeons concourt avec le deve-loppement des bourgeons adventifs ä modifier cette disposition.

Assez souvent cet avortement se fait avec une certaine regularite, et par consequent les rameauxpresentent une serie reguliere, quoique differente de celle des feuilles-

Le developpement relatif des divers axes est la principale cause de la forme et du port des vege-taux. Occupons-nous d’abord dli bourgeon terminal. Quelquefois il se developpe seul, et alors il n’ya pas de ramilication laterale; la tige est simple. Ce cas est assez rare pour les Dicotylees, rnais il estfort commun dans les deux autres groupes. Nous savons, par exemple, que les Palmiers et les Fou-geres arborescentes presentent une tige en forme de colonne terminee par une couronne de feuilles.Quand ces arbres ne sont pas trop vieux, on peut connaitre approximativement leur äge parle nombrede traces annulaires laissees par les pousses annuelles successives; mais au bout d’un certain tempselles finissent par s’effacer..

La tige est, au contraire, appelee contposce, torsque, par l’avortement du bourgeon terminal, lesbourgeons axillaires se developpent seuls; dans ce cas, le vegetal ne s’accroit que lateralement. Maiscette expression de tige composee n’est pas d’une exactitude rigoureuse, il existe toujours une tigesimple; mais quelquefois eile est tres-courte ou presque nulle.

(1) Aucijste dk Saint-IIilaike, Mosp/ioloffie vcydUäc,

15