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MSTOIRE NATURELLE.
Le cambimn, sur lequel nous aurons ä revenir plus tard, est une substance quaternaire au sujetde laquelle ont et6 emises les opinions les plus contradictoires; quelques-uns meme ont formellementnid son existence, comme celle de la seve descendante. MM. De Mirbel etPayen le regardent commeun liquide constamment azote, ayantla propriete de secreter la cellulose, matidre d’abord extensible,mais qui ensuite s’epaissit, durcit, et finit par devenir inerte et concrele. R secrete aussi le ligneux,le sucre, la gomme, les liuiles fixes et volatiles, les resines, les gommes, les matieres colorantes.Pour M. Richard, le cambium est le fluide nourricier, le sang des vegetaux, ne se transformant pasplus que le sang des animaux en tissus, mais fournissant ä ceux-ci les materiaux necessaires ä leuraccroissement. Le nom de couche regcneratrice tend aujourd’hui ä remplacer l’expression un peuvague de cambium.
Parmi les autres substances quaternaires, nous nommerons le latex, qui nous est dejä suffisam-ment connu, puis les matidres azotees neutres; savoir : la fibrine, Valbumine, la caseine et la glutine.Leur composition est la suivante
Cauboke.
IIydbogese.
Azote.
OxYGENE.
Fibrine.
. 52,7
— 6,9 —
16,6
— 23,8.
Albumine, caseine et glutine.
. 53,5
- 7,0 -
15,7
— 23,8.
On voit encore que ces subs'tances azotees peuvent passer aisement de l’une ä l’autre, puisqu’ellesont ä peu pres la meme composition.
L’etude approfondie de la pectine et de l’acide peetique, dit M. Roussingault, contribuera tres-probablement ä jeter du jour sur les metamorpboses que subissent les matieres organiques pendantl’acte de la Vegetation. On a trouve l’acide peetique dans toutes les plantes oü on l’a cherche. AinsiM. Braconnot l’a renconlre dans les racines de Navet, de Carotte , de Betterave, de Phytolacca, deScorsonere, de Pivoine, de Patience, de Phlomide tubereuse; dans les bulbes, les tiges et les feuillesdes plantes herbacees; dans les couches ligneuses et l’ecorce de tous les arbres examines, dans lespommes, les poires, les prunes, les abricots, les fruits des Cucurbitacces. M. Braconnot est memetres-dispose ä penser que l’acide peetique pourrait bien constiluer le cambium ou la matiere organi-satrice de Crew et de Duhamel.
Les gommes, les resines et les gommes-resines sont trois classes de produits assez analogues etremarquables par la forte proportion de carbone et d’hydrogene, surtout les deux dernieres.
Les gommes sont des produits concrets, d’une saveur fade et visqueuse, insolubles dans l’alcool,solubles ou susceptibles de Suspension dans l’cau, et lui communiquant plus ou moins de consis-tance; lorsqu’elles sont ainsi divisees, on leur donne le nom de mucilage. Teiles sont les substancesconnues dans le commerce sous les noms de gomme arabique, du Senegal , adragante, gomme dupays, etc. Elles sont generalement fournics par les familles des Legumineuses et des Rosacees .
Les resines sont des sucs qui decoulent naturellement des vegetaux, ou qui sont obtenu's par di-vers procedes particuliers. Elles sont solides ou liquides. Leur propriete generique est d’etre inso-lubles dans l’eau et solubles dans l’ether, l’alcool, ou dans les liuiles fixes et les huiles volatiles.Tels sont le copal, la laque, la lerebenthine, le ga'iac, le mastic, la sandaraque, etc. Les Conifereset les Terebintliacees en produisent le plus grand nombre.
Les gommes-resines, ainsi que leur nom l’indique, participent des gommes et des resines, et pa-raissent resulter de l’union de ces deux genres de corps. Elles ne sont que tres-imparfaitement solu-btes dans l’eau, et leur dissolulion est opaque et laiteuse, parce que la resine n’y est que suspen-due. Elles ne sont egalement qu’en parties solubles dans l’alcool pur, mais eiles se dissolvent en entierdans l’alcool faible et bouillant. Nous citerons pour exemples l’assa-foetida, legalbanum, opopanax,la gomme-gutte, l’oliban ou encens, etc. Ces produits se trouvent surtout dans les familles des Om-belliferes et des Terebintliacees.
On trouve dans les vegetaux deux sortes d'ltuiles : les unes, dites essentielles ou volatiles, ä odeurplus ou moins forte, legerement solubles dans l’eau etse volatilisant sans decomposition; les autres,appelees fixes, ne possedant aucune de ces proprietes. Les cires ne different guere de celles-ci qu’ence qu’clles sont solides ä la lemperature ordinaire.