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Botanique.
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HISTOIRE NATURELLE.

blette est encore mangeable, quoique ayant perdu la plus grande partie de ses qualites; une pommeau meme point est en etat de pourriture; une nefle, au contraire, est, comme fruit comestible, ä sondegre le plus parfait.

Parallelement ä la maturation du fruit, marche celle de l’ovule. Les differentes parties persistentquelquefois plus ou moins, de maniere ä se retrouver toutes dans la graine; mais, le plus souvent,les unes s’effacent peu ä peu etfmissent par disparaitre, tandis que les autres, au contraire, prenncnt,dans plusieurs de leurs dimensions, un developpement remarquable. Ainsi, ordinairement les deuxenveloppes se confondent en une seule; d'autres fois, le nucelle s’amincit en membrane ou memeest completement resorbe; le sac embryonnaire se conserve habituellement, mais en changeant denature.

C’est pour cette cause que Ton trouve dans la graine märe les enveloppes de l'embryon reduites ädeux : l’une externe, comprenant les deux teguments confondus de l’ovule, le testa; l’autre interne,dont l’origine varie, car eile peut provenir du tegmen, du nucelle ou du sac embryonnaire, la mem-brane interne ou tegmen.

Apres l’apparition de l’embryon, le sac embryonnaire est rempli d’un fluide mucilagineux qui netarde pas ä s’organiser en un tissu cellulaire, d’abord mou et lache, mais devenant peu ä peu plusconsistant, et contribuant ä la formation des cotyledons ou de l’endosperme. Celui-ci joue jusqu’ä uncertain point le röle du blanc de l’ceuf des oiseaux; de lä le nom A'albumen, qui lui a ete donne parGaertner. Quelquefois il y en a deux, comme dans le Nenuphar.

Pendant que ces changements divers s’operaient dans les enveloppes de la graine, il s’en estoperedans l’embryon, sa partie la plus essentielle, et ä laquelle toutes les autres sont maintenant subor-donnees. Au moment de la fecondation, apres le rapport immediat etabli entre le tube pollinique etle sommet du nucelle, il se forme, au point correspondant de la cavite de celui-ci, une vesicule sim-ple qui ne tarde pas ä 6tre resorbee apres que d’autres se sont developpees dans son interieur. Lapartie superieure de cette masse cellulaire est le suspenseur, l’autre 1’embryon. Cette masse, d’abordindivise, montre plus tard une sorte de division propre a etablir la distinction de plusieurs parties;on y distingue un axe et de petites excroissances laterales, ebauclies des premieres feuilles, et dontune ou deux, les cotyledons, offrcnt une forme et une structure particulieres. L’embryon peut etreaxile, ou se diriger, dans son developpement, suivant Taxe meme de la graine, ou bien ne pas suivrecet axe, et se rejeter sur le cöte, en general sur celui qui est oppose ä la chalaze.

Mais, tandis que le fruit et la graine se sont successivement developpes, les Organes floraux quileur avaient donne naissance meurent et disparaissent plus ou moins promptement. Ces debris ducalice, de la corolle, des etamines, du style, persistent souvent avec le fruit et peuvent souvent four-nir quelques bons caracteres.

DISSEMINATION.

Quand les graines sont müres, elles se detachent de l'arbre, tantöt seules, tantöt avec le fruit,et se repandent ä une distance plus ou moins grande. La nature emploie pour eela des moyens tres-varies.

Plusieurs semences ont des ailes qui leur font parcourir une grande etendue de terrain; d’autres,telles que celles des composees, ont des aigrettes; d’autres, des membranes, comme celles du Bou-leau, du Frene , etc. C’est ce qui explique pourquoi des forets entieres, devorees par le feu, se re-peuplent facilement de plantes et d’arbrisseaux.

Beaucoup de fruits, tels que celui de l’Euphorbe , du Ricin, de la Balsamine, ont une elasticite re-marquable, et lancent les semences fort loin.

Quelques graines, armees de piquants, s’acerochent aux poils des animaux, qui les portent dansleur demeure, les sement, les enterrent et les fument naturellement. Telles sont celles de la Cyno-glosse, de l’Aigremoine, etc.

Plusieurs plantes ont des fruits charnus qui servent de nourriture aux animaux; mais ceux-ci nemangent souvent que la pulpe, et sement ensuite les graines. C’est ainsi qu’un champ, couvert d’unfurnier trop recent, produit souvent des plantes rpii font le desespoir du eullivateur.