Band 
Botanique.
Seite
83
JPEG-Download
 

BOTANIQUE. 85

humide du stigmate, dont I’enduit visqueux le reticnt fixe. Le grain sc gonfle lentement, en absor-bant eette humidite (eneore un phenomüne d’endosmose); sa membrane interne s’etend, sort ä tra-vers 1’externe par un point de la surface en contaet, s’allonge en un tube qui s’engage entre les ine-galites de la surlace stigmatique et dans les interstices qui s’offrent ä lui. 11 traverse ainsi peu a peul’epaisseur du stigmate, et se retrouve dans le canal du style, au milieu du tissu conducteur; il con-tinue ü s’allonger jusqu'ä Textremite inferieure du canal, et arrive ä la ca vite de I’ovaire. Or, surles parois de celle-ci, le tissu conducteur se continue jusqu’aupres des ovules, qui, ä cette epoque,sont comme autant de petits sacs ouverts ä l'une de leurs extremites correspondant ä ce tissu. Letube pollinique traverse done enfin cette ouverture, et un rapport immediat est ctaüli ainsi entre lepollen et l’ovule.

MATUItATtOS.

lei eommence une nouvelle Serie de phenomenes, dont les uns interessent Tovaire, les autres To-vule; le premier se transforme en pericarpe, le second en graine.

Nous savons dejä que lous les pericarpes, au commencement de leur existence, presentent la formeet la consistance d’une feuille. Mais ils ne tardent pas a se modifier plus ou moins, les uns en sodessechant, les autres, au conlraire, en devenant plus epais, plus charnus. Dans la vie de ces der-niers, on distingue deux phases : la premiere, oü ils se comportent comme la plupart des prece-dents, colores en vert, degageant de Toxygene pendant le jour et de Tackle carbonique pemiant lanuit; la seconde, oü ils cesseut de degager de Toxygene : c’est Tepoque de la maturite et celle quiTavoisine. (Test par un grand developpement celbdaire que le fruit grossit; les faisceaux vasculairesne se multiplient que peu ou point, ou, s’ils le font, la chair lilandreuse n’aequiert pas la qualitequ’ort y reeberehe. L’eau qui arrive avec la seve est, relativement au volume du fruit, en proportioud’autant plus grande, que la maturite est moins parfaite, quoique Tevaporation diminue ccpendanlgraduellement. (Test qu’une partie de cette eau se fixe en se eombinant avec d’autrcs prineipes. Sieile reste ä Tetat aqueux, et continue a arriver en grande quantite, le fruit, il est vrai, grossit beau-coup plus, mais il acquiert beaucoup moins de saveur, comme on I’observe dans les etes tres-humi-des, ainsi que sur les jeunes arbres ou sur eeux qui croissent dans un sol Irop arrose. La propor-lion du ligneux diminue aussi, relativement au volume, vers la maturite; celle du sucre, au contraire,va en augmentant graduellement. Outre l’eau, le ligneux et le Sucre , on trouve. eneore dans le fruitde la gomme, des acides (malique, citrique, tartrique) libres ou combines ä des bases, de Talbuminevegetale, et une substance aromatique particuliere. Ajoutons-y la pecihw, qui, par Taddition d'uriequivalent d’eau, se transforme en acide peciujuc ou gclee vegetale; la fecule, tres-abondante dansquelques fruits; et, enfin, les huiles fixes ou volatiles (I).

L’aecumulation de Sucre provient saus doute de la metamorpbose de Tamidon et de la gomme, quin’ont besoin pour cela que de quelques equivalents d’eau en plus; ce Sucre ne peut venir de la seve,puisqu’un fruit detache de l’arbre, ne recevant pas de seve par consequent, continue ä miirir et ä sesucrer, et meme gagne davantage par cet isolement. Ce fait est devenu d’une application vulgaire pourcertains fruits. La chaleur a une grande action sur ces transformations, qui se continuent meme ajtresla vie, puisque les fruits se sucrent en cuisant. Les acides y contribuent aussi beaucoup; ils iniluentdottc sur la saveur du fruit de deux manieres : indirectement, en provoquant la formation des ma-tieres sucrecs; directement, en se melant ä celles-ci, et communiquant au fruit une saveur parti-culiere.

11 est difficile de fixer d’une maniere precise Tepoque de la maturite du pericarpe. Dans les fruitssecs et dehiscents, c’est sans doute celle qui precede immediatement la dehiscence.'Dans les fruitscharnus et indehiscents, on regarde generalemeut comme mür celui qui est arrive au terme oü iloffre le degre de saveur le plus agreable, et au delä duqtiel il ne peut plus aller qu’cn se deterio-j rant. Or, ce maximum ne correspond pas au mente degre dans les differents fruits; ainsi, une poire

(!) Jt’ssn::’, KJements de üutmitjuc.