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Botanique.
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HO HISTOIRiE NATURELLE.

tions que sur les habitations. II est rare, en effet, que lout un pays manque compUtement de teileou teile nature de terrain, tandis que chaque localile offre des specialitös sous ce rapport.

Les qualitös physiques du sol sont plus importantes que les proprietes chimiques. Les terrains decomposition chimique differente presentent quelques espöces qui leur aont propres, mais en troppetit nombre pour caracteriser l’ensemble de la Vegetation. 11 faut en excepter les terrains sales,qui ne conviennent qu’ä un certain nombre de plantes, telles que les Soudes, les Statices, lesGlaux, etc.

En general, la nature cbimique du sol agit plutöt en modifiant ses qualit6s pbysiques que di-rectement. Ainsi les terres contenues dans le sol le rendent plus ou moins hygroscopique. Kir-wan a d^montre que, dans les contrees humides, le Ble vegete bien sur les terres siliceuses; dansles pays secs, au contraire, sur les terres argileuses : celles-ci, etant plus hygrometriques, ab-sorbent l’eau necessaire; les aulres, 1’etant moins, se debarrassent plus facilement de l’exces d’hu-miditö.

La Constitution geologique du sol a une action ä peu pres semblable sur la Vegetation. Les indica-tions qu’elle nous donne sont bonnes dans certains cas, mais elles ne sauraient suffire, puisqu’ellessont souvent modifiees par les circonstances locales. II est cependant tres-important, lorsqu’on herborise, de ne pas nfegliger les renseignements que donnent les cartes geologiques du pays que Tonparcourt.

C’est la nature du sol qui determine un grand nombre des stations des plantes. Celles-ci croissent,ou dans l’eau, ou sur le sommet des montagnes, ou sur les collines, ou ä l'ombre, ou dans leschamps decouverts, ou, enfin, parasites sur d’autres plantes.

Les plantes aquatiques croissent dans la mer ou sur ses bords, dans les lacs, dans les marais,dans les eaux courantes, dans les terres inondees, dans le limon, dans la tourbe.

Les plantes marines sont salees, ont point ou peu de racines, une couleur vert fonce le plus sou-vent, et une odeur de maree; l’eau salee, que les autres plantes ne sauraient supporter, leur est laplus convenable; la plupart ne supportent pas les gelees (1).

Les plantes des lacs et des eaux courantes croissent dans l’eau pure, et ä une profondeur teile,que la gel£e ne saurait les atteindre. Elles sont en genüral d’une texture läche et celluleuse, leursfeuilles sont souvent flottantes. Elles se distribuent selon la profondeur des eaux, leur etat d’agita-tion ou de repos, leur temperature, leurs variations de niveau, etc.

Les plantes des marais croissent dans des terrains mous et bourbeux; elles sont ordinairementlisses. Les plantes inondees sont couvertes par l’eau en hiver, et decouvertes en 6te. Les planteslimoneuses croissent dans les sols oü l’eau-croupit entre deux terres, et veulent une terre acide,froide, sterile. *

Les plantes des bords de lamer sontdites maritimes ou salines. Elles sont un peu glauques, gene-ralement succulentes et ä feuilles charnues; leur saveur est salee, et leur odeur faible ou presquenulle.

Les plantes des lieux ombrages croissent, les unes sous des arbres touffus dans une terre peu com-pacte, les autres dans les forets dans des terres de diverse nature; elles ont une texture flasque, delongs entre-nceuds, des feuilles souvent un peu molles; on y trouve beaucoup d’espüces grimpantes.

Les plantes des montagnes naissent sur les revers ou sur les cötes : les premiöres y sont situees au-dessous des glaciers et couvertes de neige jusqu’au coeur de l’6te; les autres croissent ä l’abri desbois dans un sol profond. On doit, autant que possible, distinguer ces plantes selon les hauteurs oüelles croissent. Celles qui viennent au bas des hautes montagnes sont dites alpestres, celles des pointsun peu plus eleves subalpines, et celles des regions superieures alpines. Ces dernieres sont de pe-tite taille, sous-ligneuses, presque sans tige, ou peu garnies de feuilles, ou en gazons touffus; leursfleurs sont tres-grandes; les arbres sont petits, difformes, noueux, quelquefois s’elevant a peine 4 undecimetre de hauteur. Ces termes d 'alpines, subalpines, alpestres, ont ete appliques aux plantes detoutes les montagnes, meme d’Asie ou d’Amerique .

Les plantes des collines ont des feuilles sfeches et velues, des tiges roides, assez souvent epineu-ses; leur saveur est chaude et piquante; leurs fleurs sont rarement aromatiques, mais leurs feuilles

(1) Linse, Syslema vegetabilium.