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HISTOIRE NATURELLE.
Le nombre desgenres et des familles, pour une surface donnee, augmente en general du nord aumidi; mais le peu de fixite de la nomenclature de ces groupes et la difference des systemes de Clas-sification adoptes rendent ces comparaisons difficiles.
Mais ce n’est pas seulement le nombre absolu des especes, genres ou familles qui varie d’unpays ä l’autre, mais bien plus encore la proportion d’especes de chacune des classes ou familles.Les botanistes ont pu formuler ici quelques lois, dont voici les principales :
I. — Le nombre des especes Cryptogames augmente, relativement ä celui des Phanerogames , ämesure que Ton s’eloigne de l’equateur.
II. — La proportion des Dicotylees augmente, relativement aux Monocotylees, ä mesure qu’on serapproche de l’equateur.
III. — Le nombre absolu et la proportion des especes ligneuses augmente ä mesure que Ton s’ap-proclie de l’equateur.
IV. — Le nombre des especes Monocarpiennes (annuelles ou bisannuelles) est au maximum dansles regions temperees, et va en diminuant vers les pöles et vers l’equateur (I).
Stratioles atoldes
En etudiant la distribution des vegetaux, on reconnait l’avantage qu’il y aurait ä distinguei* cer-taines regions, dans lesquelles la Vegetation offre des caracteres speeiaux, et qui soient bornees pardes limites physiques plutot que politiques : ces dernieres ne sauraient avoir rien de commun avec ladistribution des etres organises.
Quelques auteurs ont essaye de caracteriser diverses regions au moyen des plantes qui y domi-nent, soit par le nombre des especes d’un certain genrc ou d’une certaine famille, soit par le nom-
(1) Alhionse de Cwdoi.i.e, Introduclion ä !a Botamquc.