I1IST01RE NATURELLE.
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PREMIER ORDRE. - ALGUES.
Fronde celluleuse vivant dans i’eau douce ou salee (rarement dans l’air tres-lnnnide), fixee par descrampons ou des radicelles, ou flottant librcment dans l’eau; spores de couleur variable, developpeesdans les utricules memes du tissu de la plante ou dans des eellules speciales, jouissant souvent demouvemer.ts spontanes.
On trouve des Algues dans toutes les mers; ma-is eliaque espece ne peut vivre que sous des condi-tions determinees, quant au (lux et au reflux, ä la profondeur des eaux, ä leur temperature, leur de-gre de salure, etc. 11 en est de meme pour celles qui vivent dans les eaux douces.
Les Algues ne renferment pas de plantes veneneuses.
Les Algues marines contiennent, entre autres principes chimiques, beaucoup d'azote, une matiereniucilagineuse nutritive et souvent de l’iode. On les emploie, comme engrais, dans presque tous lespays. On en extrait de la soude et de l’iode. Elles paraissent destinees, dans le plan general de lanature, ä servir de nourriture aux animaux marins herbivores, et ä fournir encore ä plusieurs un,abri et souvent un refuge.
P E FAMILLE. — UEVACEES.
Les lUvacees sont des Algues leplus souvent vertes, rarement purpurines, consistanten frondesmem-braneuses composees de eellules juxtaposees sur un meme plan, ou en tubes eontinus et cloisonnes,simples ou rameux, quelquefois rayonnant autour d'un axe filamenteux, d’autres fois etiveloppesdans une gangue gelatineuse, etc. On y observe deux sortes de fructiiication, souvent reunies dans lememe individu : l’une resultant de la metamorphose des grains de chlorophylle contenus dans leseellules, metamorphose par suite de laquelle ils revetent des formes regulieres et devienuent capa-bles de mouvements tres-rapides ( sporozoides ); l’autre, qui est externe, provenant d’une cellule oud’un rameau transforme, et contenant, dans un perispore hyalin, de nombreux granules de matiereverte qui se condensent en une spore generalement simple.
On trouve ces vegetaux le plus souvent dans l’eau douce ou les lieux humides, plus rarementdans la mer, quelquefois en meme temps dans les eaux douces et salees. Elles ont en general desJimites geographiques moins tranehees que celles des deux familles suivantes.
Ces vegetaux sont tres-rares ä l’etat fossile; la tenuite de leur tissu explique suffisamment ce fait;on doit citer cependant quelques restes de vegetaux analogues aux Conferves, et auxquels M. Ad.Brongniart a donne le nom de Confcrvites; ils se trouvent dans la craie ou dans des terrains plus mo-dernes. Les fdaments epars ou fascicules qu’on observe quelquefois dans les schis,tes houillers sontprobablement des racines ftbreuses et tres-deliees de plantes aquatiques.