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MST01RE NATURELLE.
ples et solitaires, enfoncees dans un slroma arrondi, sans receptacle propre, puis ouvertes par unpore simple, remplies d’un nucleus qui offre la consistance de la eire, et se compose de thequesdressees, fixes, un peu en massue, entremelees de paraphyses.
9 WE FAMILIE. — LICHßNEES.
Plantes cellulaires, ä fronde pulverulente, crustacöe, fdamenteuse, foliacöe ou frjticuleuse; fruc-tifications ( apolhecies ) bomböes ( tubercutes ) ou en godet ( scutelles ), composees d’une partie interneproductive et d’une externe qui lui sert de receptacle; l’interne renferme les gongyles ou sporules,tantöt libres ou nus, tantöt contenus dans des theques, ou un nucleus, ou une larne ouverle : l’exte-rieure, ou conceptacle, est plus ou rnoins frvasee, ou fermee, plus ou moins dilatee.
Ges plantes se nourrissent de I’humidite ambiante; ce sont de fausses parasites, simplement poseesa la surface des corps, sans y adherer ni enfoncer de sucoirs. On remarque parfois, surtout dansles especes steriles, des paquets pulverulents qu'on nomine soredies.
Le nom de Lichen derive du grec, Xe'.-/.w, dartre ou exantheme, et designe ainsi l’aspect general dela plupart d’entre eux; ce sont sans contredit les vegetaux les plus essentiellement polymorphes. Ilssont tres-repandus ä la surface du globe; et, si Ton avait cru d’abord que ces plantes etaient plusnombreuses vers les pöles que dans les pays chauds, c’est qu’on avait ete trompe par cette cir-constance que les Lichens se font bien plus facilement remarquer dans des pays oü ils forment pourainsi dire la partie la plus importante de la Vegetation . II est des especes que Ton rencontre indiffe-feremment du pole ä l’equateur; d’autres, au contraire, qui paraissent avoir une verkable patrie.
Les Lichens varient aussi de forme, de texture, de consistance, avec les climats qu'ils habitent. SiTon trouve, surtout dans les pays chauds et temperes, des Lichens foliaces, on remarque, au con-traire, qu’ils revetent Tapparence crustacee ä mesure qu’ils se rapprochent des pöles ou qu’ils s’ele-vent davantage vers le sommet des plus hautes montagnes, Station oü ils representent le dernierterme de la vie organique, et oü quelques especes forment, par leur frequence, la region des Lichensproprement dite (i).
Les Lichens ne doivent pas etre consideres comme de veritables plantes parasites : ils ne viventpoint, en effet, aux depens des corps auxquels ils s’attachent, et ils se developpent indistinctementsur les ecorces, la terre, les pierres, et menie sur le fer ou les autres metaux; on les observe sur lesfeuilTes coriaces des arbres des pays tropicaux; et, dans nos climats, l’opegraphe se developpe jus-que sur les tiges des plantes herbacees et sur le chaume des cereales.
Ces vegetaux ne se developpent point dans une obscurite complete; ils n’atteignent toute leur per-fection que sous l’influence combinee de l’air, de la lumiöre, de la chaleur et surtout de l’humiditö;des que celle-ci vient ä leur manquer, leur Vegetation s’arrete, et ils recouvrent la propriete de s’ac-iroitre de nouveau lorsqu’ils se trouvent places dans des conditions favorables. Fries a demontrecette propriete en faisant vegeter de nouveau un Lichen qu’il avait conserve en herbier pendant uneannee entiere.
Les Lichens forment, dans quelques pays, la base de l’alimentation des classes inferieures; ils four-nissent ä l’industrie les matieres colorantes connues sous les noms d 'orseille, de tourncsol en painet de cudbear; a la medecine, des substances precieuses par leur amertume franche et particuliere,et par leurs principes mucilagineux et nutritifs; ces derniers paraissent ä peu pres les memes danstous les Lichens foliaces, et l’analogie de leur eomposition est teile, qu’on pourrait les employerindifferemment.
(ly Uucom, des Vegetaux acotyledones et de leurs applications.