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Ce genre ne renferme que des especes fossiles assez nombreuses, et qu'on trouve depuis les ter-rains de transition jusqu’au gres bigarre. Malgre son nom, qui indique quelque analogie avec lesl’almiers, il se rapproche plutöt des Preles, dont il rappelle l’organisation et la forme sous despro-portions gigantesques.
Plantes vivaces, terrestres, herbacees ou presque ligneuses, ä lige rameuse, souvent etalee etrampante; feuilles nombreuses, petites, entieres, subulees ou lanceolees, ordinairement rapprocheeset imbriquees; Organes reproducteurs de deux sortes : 1° capsules tres-petites, globuleuses, triangu-laires ou reniformes, uniloculaires, contenant un grand nombre de sporules tres-petites; 2° capsulesun peu plus grosses, s’ouvrant en trois ou quatre valves, et ne renfermant que trois ou quatre spo-rules plus volumineuses. Ces deux especes de capsules, qui se trouvent quelquefois reunies sur lememe individu, sont tantöt axillaires et solitaires, tantöt reunies ä l’aisselle ä l’aide de braetees, etformant des epis simples ou digites.
Par leur port, les Lycopodiacees tiennent le milieu entre les Mousses et les Fougeres . Elles serencontrenl dans toutes les regions du globe. Rares en general dans les regions polaires, on les voitaugmenter en nombre et en dimension ä mesure qu’on s’approche de l’equateur; lä, eiles concourentsouvent avec les Fougeres , surtout dans les lies, ä former le fond de la Vegetation. On en trouvebcaucoup d’especes fossiles, qui presque toutes appartiennent au tcrrain houiller. C’est en effet unedes familles qui se sont developpees en premier sur 'le globe, mais sous des formes gigantesques,dont les especes vivantes ne peuvent nous donner l’idee.
1. LYCOPOD1UM. Rinne. (Lycopode.)
Capsules de deux sortes: les unes tres-petites, globuleuses, s’ouvrant en deux valves, remplies despores tres-tenues; les autres plus grandes, s’ouvrant en trois ou quatre valves, et ne renfermantque trois ou quatre corps plus gros que les spores.
Les Lycopodes viennent generalement dans les forets; quelques especes affectionnent les lieuxarides. Un petit nombre se trouve en Europe, la majeure partie en Amerique et dans Finde.
Le Lycopode commun ( L. clavatum, L.) est Fespece la plus celebre de ce genre. Ses spores jau-nes et inflammables ont recu les noms vulgaires de soufre vegetal et de Lycopodium dans les pliar-macies. Elles forment une poussiere tres-fine, tres-legere, surnageant sur l’eau sans en etre penetree;sans odeur ni saveur, resineuse et prenant feu avec la vivacile de la poudre, lorsqu’on la projetteä travers la flamme d’une bougie; aussi l’emploie-t-on souvent dans les feux d’artifice et sur lestheätres.
Le Lycopode a joui autrefois d’une grande reputation en medecine; on Fa employe successivementet en divers pays pour guerir les maladies du poumon, l’hydrophobie, les ulceres, la plique, etc. Au-jourd’hui on n’en fait guere usage que pour guerir les gerpures qui se forment chez les enfants auxplis des articulations; les pharmaciens s’en servent aussi pour rouler les pilules.
C’est vers la fin de Fete que les Organes qui produisent cette poussiere acquierent leur maturite etqu’cn va les recolter. Pour cela, on coupe les sommites de ces vegetaux un peu avant la dissemina-tion, et on les fait secher sur des tamis ou dans des sacs, en ayant soin de les remuer de tempsä autve, ä mesure qu’elles se dessecbent, pour faire tomber la poussiere qu’elles eontiennent.
Le L. Selnyo, L., croit dans les montagnes d’Europe; Linne pense que c’est le celebre Selagoque les druides veneraient ä Legal du Gui et qu’ils recueillaient avec des ceremonies semblables;