275
BOTANIQUE.
oü eiles donnent un tres-bon foin. La Eetuque ovine ou Coquiule (F. ovina, Linne ) tire sop. nomspecifique de ce que Ies moutons la prefercnt, dit-on, ä toute autre plante; c’est aussi la meilleure pourles engraisser et les tenir en bonne saute.
Epillets trÄs-comprimes; glume ä valves carenees, imbriquees; stigmates en pinceau; caryopse tur-bine, bicorne.
Fig. 545. — Uniole ä largcs feuilles.
iS
zss&k
Epillets contenant cinq ä dix fleurs ou plus; glumelle inferieure convexe, non carenee, souventbidentee ou bifide, donnant naissance ä une arete au-dessous du sommet ou au sommet, rarementmutique par avortement; deux stigmates, naissant vers le milieu de l’une des faees de l’ovaire.
Les Bromes sont generalement peu propres ä la nourriture des bestiaux; il faut en excepter quel-ques especes, notamment le Brome des pres (B. pratensis, Ehr.). Cette plante est du petit nombrede celles qui reussissent sur les terrains calcaires ou sablonneux, et dont on peut faire des gazonssur ces sortes de terrains. Les graines des Bromes sont assez grosses, et peuvent servir ä la nour-riture des oiseaux de basse-cour. Le Brome des Seigles ( B. sccalinns, Linne ), si commun dans lesmoissons, etait regarde, par les anciens botanistes, comme une degenerescence du Seigle , due a lamauvaise qualite du sol.