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Botanique.
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MSTOIRE NATURELLE.

semenls ä ceux qui sont charges de la eueillir. La poudre est un violent sternutatoire; les diversesparties de la plante empoisonnent le betail et les oiseaux. Comme ce medicament est tres-dangereux,on doit eil reduire les doses, et le mieux serait de le bannir de la pratique medicale, ou de ne l’cm-ployer qua l’exterieur pour tuer les insectes, ou enfin dans l’art veterinaire. On l’employait surtouldans.les bydropisies. Quelques auteurs ont cru y retrouv.er le eelebre Hellebore des anciens, si vantecontre la folie; mais, depuis le voyage de Tournefort dans le Levant, on sait que celui-ci doit etrerapporte ä une plante de la famille des Renonculacees .

Le Varaire noir ( V. nigrum, Linne ) est une espece tres-voisine, presque une variete du precedent,dont il ne differe que parla couleur de ses fleurs; ses proprietes sont les memes.

La Cevadille (V. sabadilla, Retz), plante vivace, originaire du Mexique , est aussi un medicamentdangereux, qu’on a employe quelquefois contre le tenia. Quelques praticiens prudents en proscriventl’usage interne; on l’a vue, appliquee meme ä l’exterieur sur la tete, sous le nom de poudre de capu-cin, produire des vertiges, des convulsions et meine la mort.

8. NARTHECIUM Jussieu.

Fleurs disposees en epi, ä hampe nue; perianthe ä divisions egales, entoure d’un tres-petit caliculetriparti; six etamines; ovaires au nombre de six ou plus; styles et sligmates en nombre egal a celuides ovaires; capsules polyspermes, soudees ä La base.

54 ,,E FAMILLE. — LILIACEES .

Sy«.; MI.1ACKES, ASPI10DEI.EES et ASPARACINEES, Ju'sieu; SMH.ACEES et HEJIEROCALUDEES, 0. Brown.

Plantes herbacees, vivaces ou frutescentes, ou grands arbres, ä racine bulbifere ou tibreuse, äfeuilles alternes, opposees, verticillees ou toutes radicales, quelquefois tres-petites et reduites ä desecailles, d'autres fois fistuleuses ou eharnues; fleurs hermaphrodites ou unisexuees, tantöt solitaireset terminales, tantöt disposees en epi, en grappe, en panicule ou en ombelle, quelquefois envelop-pees d’urie spathe avant l’anthese; perianthe en general colore, petaloide, ä six divisions, rarementliuit, etalees ou dressees, libres, et, dans ce cas, formant deux verticelles alternes, ou soudees plusou moins, et formant quelquefois un calice tubuleux; six-etamines, äfilets libres, rarement monadel-phes, inseres ä la base des sepales libres, ou au sommet du tube forme par leur soudure; ovairelibre, trigone, ä trois loges, contenant un nombre variable d’ovules disposes sur deux rangs et atta- .ches ä leur angle interne, rarement ä une seule löge; style simple, termine par un stigmate trilobe;rarement trois stylesou un stigmate sessile; fruit capsulaire ou bacciforme, ä trois loges poly-spermes; graines ä tegument erustace ou membraneux; embryon entoure d’un endosperme charnu oucorne.

Les Liliacees forment une famille trfes-naturelle, mais dont les limites ont ete posees differemmentpar les botanistes qui s’en sont occupes. A l’exemple des auteurs les plus accredites, nous reunis-sons ici les Liliacees , Asphodelees et Asparaginees de L. De Jussieu, ainsi que les Smilacees et lesHemerocallidees de M. Robert Rrown. En effet, ces diverses familles offrent absolument la meme Or-ganisation dans toutes leurs parties, et ne different que par des caracteres qui permettent de lesconsiderer comme de simples tribus. L’insertion des etamines presente, du reste, quelques differen-ces dans les genres qui composent ce vaste groupe.

Les Liliacees sont repandues dans tous les pays, mais plus particulierement dans les regionscliaudes et temperees de l’Asie, de l’Europe et de l’Amerique . C’est lä qu’on trouve les genres les j