MSTOIKE NATURELLE.
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des entre eux dans leur partic inferieure; style filiforme; fruit capsulaire, a trois loges, renfermantchacune une ou deux graines anguleuses.
Ce genre contient une eentaine d’especes, presque toutes originaires des contrees temperfees del’Europe . Dans plusieurs d’entre elles, la fleur ne donne point naissance ä un fruit ordinaire, mais ä unbulbille. Tous les Aulx renferment, surtout dans leurs bulbes, un principe äcre et volatil qui en faitemployer plusieurs comme plantes condimentaires.
L’Ail commun (.4. sativum, Linnfe) est l’espece qui a le plus d’energie. Cette plante est un alimentsain pour les personnes lympbatiques ou qui se nourrissent de mets indigestes; car eile releve leton de festomac et facilite la digestion. C’est, avec un pain grossier, la base de la nourriture desmonlagards de f Auvergne et des. Alpes ; mais ce bulbe est peu admis sur la table des riclies. L’Ail futl’objet d’un culte cliez les Egyptiens , tandis qu’il etait rejetfe chez les Grecs. On cröyait cependantqu’il enflammait le courage des soldats; ä Rome, il etait devenu le svmbole de la vie militaire.Mais les palrieiens le dfedaignaient, et Ilorace, dans ses imprfecations contre l’Ail, le declare encoreplus detestable que la Cigue. L’Ail est aussi tres-employe en medecine, et il semble que les anciensl’aient regarde comme une panacee universelle.
L’Oignon (A. cepa, Linnfe) estla plante la plus usitfee aujourd’hui dans les cuisines. 11 offre beau-coup de varietes, et atteint quelquefois d’fenormes dimensions. On l’emploie aussi en mfedecine. Cetteplante, dont on ignore la vferitable patrie, est cultivfee de temps immemorial. Elle n’est douce et bonneä manger crue que quand eile est venue dans des pays chauds, comme la rfegion mediterraneenne.
Le Porreau (A. porrum, Linnfe), que Ton croit originale des montagnes del’Europe centrale , estaussi cultive et employe dans l’art culinaire depuis tres-longtemps. On dit que Neron , pour se don-ner une voix plus suave, s’en nourrissait exclusivement ä certains jours.
L’Echalotte (A . ascalonictim, Linne) nous vient de la Palestine, d’oii eile a etfe importfee en Europe ä l’epoque des croisades. Le territoire d’Ascalon fournissait autrefois toutes celles que Fon connaissaiten Europe ; de lä sont venus, son nom spfecifique, son vieux nom frangais Escaloigm, et mfeme, parcorruption, son nom actuel.
La Rocambole (A. scorodopraswn, Linne) et la Ciboule (A. schanoprasum, Linne ) sont encoredes plantes condimentaires, originaires des montagnes d’Europe .
L’Ail moly (.4. moly, Linne ), que ses belles fleurs jaunes font cultiver comme plante d’ornement,est, d’aprfes Linne, le fameux Moly d’Homere, que Mercure donnait ä Ulysse comme preservatif desenchantements de Circe. L’Ail magique (A. magicum, Linne ) etait aussi une plante celebre, sous cerapport, chez les anciens (1).
Fleurs jaunes disposfees en epis terminaux ou axillaires; pferianthe ä six divisions etalees ouconniventes; six fetamines ä fdets greles, velus; stigmate simple; graines anguleuses.
31. PI1ALANGIUM. Tournefort. (Phalangeke.)
Fleurs blanches ou pourpres, disposfees en epis terminaux; pferianthe ä six divisions elalfees ouconniventes; six fetamines ä fdets greles, glabres; stigmate simple; graines anguleuses.
Ces deux genres, tres-voisins, renferment quelques especes indigenes en France , et d’autres cul-livfees dans les jardins.
(1) Pouchet, Botanique appliquee.