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BOTANiQLE.
Linne ), qui a ete regarde pendant longtemps comme originaire d’Orient, mais que dans ces dernierstemps on a trouve spontane sur les montagnes de l’Europe centrale . Aujourd’hui, il est generalementcultive dans les jardins. Tout le mo.nde connalt l’odeur suave de sa fleur; le reste de la plante estinodore. La saveur de la fleur est un peu amere, et le bulbe renferme en abondance un mucilagevisqueux et amer qui le rend nauseabond.
Le Lis a eu autrefois er medecine une reputation qui a bien diminue aujourd’hui. On employait lesbulbes, les fleurs et mente les antheres, dont on faisait differentes preparations pour un grand nom-bre de maludies. On ne fait plus maintenant usage que des bulbes ou oignons, qu’on cuit sous lacendre pour en faire des cataplasmes legerement excilants quand on veut accelerer la suppurationdans les abces sous-cutanes.
L’odeur du Lis est dangereuse quand eile est trop condensee; on eite des accidents graves arri-ves ä des personnes qui en avaient renferme dans leurs appartements; la mort meme a ete qucl-quefois la suite de eette imprudence.
Le Lis a toujours ete l’embleme de la -purete; il etait consacre ä Junon , et I’on disait meme qu’iletait ne du lait de cette deesse; on l’appelait Rose de Junon . D’autres attribuaient son origine ä Ve-nus, qui metamorphosa en Lis une jeune fdle qui voulait disputer avec eile le prix de la beaute. Ona cru pendant longtemps, et bien des personnes croient encore aujourd’hui, que le Lis est la fleurqu’on voit sur les armes de France ; nous verrons plus loin que c’est tres-probablement une autre fleur,l’b'is a fleurs jaunes.
Les Lis bulbifere (L. bulbiferum, Linne) et martagon (L. martagon, Linne ) ont des bulbes quiservent de nourriture aux habitants du Kamtchatka et de la Tartaric . Leurs fleurs sont aussi tres-belles, et on les cultive pour ce motif, de meme que les Lis superbe (L. superbum, Linne ), tigre(L. ligrinum, Finne), etc. Quelques auteurs pensent que le Lis martagon est le fameux Ihjacinthe despoetes lalins, sur lequel etait inscrit le nom d’Ajax.
40. GÄGEA. Salisbury.
Fleurs solitaires, terminales ou en corymbe; perianthe persistant, ä six divisions libres jusqu’a labase, plus ou moins etalees, sans fossettes nectariferes; six etamines inserees ä la base des divisions;lilets et style filiformes: capsule ä trois loges, renfermant un petit nornbre de graines presquerondes.
Ce genre a ete forme aux depens des Ornithogales; il renferme des especes ä fleurs jaunes.
47. ERYTHR0N1UM. Finne.
Fleurs solitaires terminales, penchees; perianthe campanule, a six divisions reflöchies, les troisinterieures munies, ä la base, de deux tubercules glanduleux; six etamines courtes; capsule globu-leuse, etroite ä la base, contcnant des semences ovo'ides.
48. FR1T1LLARIA. Finne. (FmTiu.AiRE.)
Fleurs terminales ou axillaires, penchees, nues ou surmontfies d’un bouquet de feuilles; perianthecampanule, ä six divisions droites, creusees ä la base d’une fossette nectarifere; six etamines pluscourtes que le style; fruit capsulaire, oblong; graines aplaties.
La Couronne imperiale (F. imperialis, Linne ), cullivee generalement ä cause de l’elegance de sonr port et de la beaute de ses fleurs, est aussi remarquable par son odeur vireuse et ses proprictes de-' leteres; eile est employee en medecine. On peut en dire autant de la Fritillaire damier (F. mckagris.