HISTOIKE NATUUELLE.
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Ge gen re a ete etabli pour une empi'einte de fcuille fossile trouvee dans les couches qui accompa-gnent un lit de houille sitae au-dessus de la vraie formation houillere de Saint-George Chatailleson.
On a decouvert aussi, dans un terrain de sediment superieur, des fruits fossiles qui ont beaueoupd’analogie avec ceux du genre Amominn, sans qu’on puisse certifier leur identite.
Plantes vivaces, souvcnt parasites, ä racines charnues, faseiculees; feuilles simples, alternes, en-gainantes; fleurs d’une forme particuliere, solitaires, faseiculees, ou disposees en panicule; perian-the ä six divisions profondes, disposees sur deux rangs; les trois externes etalees ou rapprochees ala partie superieure de la fleur, et formant une sorte de easque; les trois internes inegales, deux su-perieures semblables, la troisieme inferieure, d’une forme toute particuliere, nomm ce ' labcllc ou la-biler ., quelquefois prolongee en eperon a sa base; trois etamines, inserees sur Fovaire, reduites ä uneseule fertile, les deux autres rudimentaires; anthere ä deux loges, ä connoclif souvent tres-developpe;pollen reuni en une ou plusieurs masses (Pollinies); style simple, termine par un stigmate en forme defossette glanduleuse; ovaire infere; fruitcapsulaire, couronne parle perianlhe, ä une seule löge ren-fermant un tres-grand nombre de graines attacbees a trois placentas parietaux; graines tres-petites,a legument exterieur formant un reseau leger; embryon depourvu d’endosperme.
Les Orehidees forment un groupe tres-naturel, d’une Organisation qui parait exeeptionnclle au pre-miercoup d’ceil, mais que 1c botaniste pbilosophe ramene facilement au type ternairc des Monocoty-ledones. C’est ainsi qu’on retrouve deux etamines rudimentaires dans les petits tubercules appelessiaminoäes, etamines dont l’avortement est du sans doute au developpement exagere du labelle. Ce-lui-ei presente souvent les formes les plus bizarres, comme celles d’une abcille, d’une araignee, d’unliomme ou d’un singe, etc. On trouve ordinairement, parmi les racines, deux tubercules, Fun mou,ride, portant la tige dont le developpement Fa epuise; Fautre dur, cliarnu, compacte, contenaiit lesrudiments de la tige qui doit se developper l’annee suivante. Cette partic-ularite fait que ces planteschangent tous les ans de place.
Les Orehidees sont repandues dans toutes les regions du globes. Gelles qui viennent dans nospays sont terrestres; dans les regions tropicales, un grand nombre d’especes croissent en faussesparasites sur Ie tronc des arbres, et donnent ainsi ä la Vegetation un caractere tout particulier;celles-ci presentent souvent un renflement considerable au bas de la tige.
Ges plantes presentent une analogie frappante dans les proprietes de leurs tubercules. Dans toutesles especes oü ils sont tres-developpes et charnus, ils sont entierement formes de fecule, et peuventservir a la preparation du salep. Cette famille, qui ne renferme pas de plantes veneneuses, a desusages tres-bornes. Mais la beaute et la bizarrerie de formes des fleurs des Orehidees les fait recher-cher dans quelques jardins, et surtout dans les serres. Leur culture est neanmoins tres-difficile;les especes exotiques demandent toutes une serre chaude et humide; on les cultive dans des paniersä claire-voie, en n’entourant leur base que de mousse humide ou de mottes de terre, pour permeltrela circulation de Fair. Quant aux indigenes, on ne peutles cultiver dans les jardins qu’en les plafantdans la terre et ä Fexposition qu’ellcs ont dans les bois ou les pres.