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Botanique.
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11IST0IRE NATURELLE.

' 18. AMPEREA. Ad. De Jussieu.

Fleurs monoiques ou dioiques. Les mäles: calice campanule, ä quatre ou cinq lobes. Huit etaminessaillantes, dont quatre exterieures plus courtes. Antheres ä loges distinctes etovoides. Fleurs femel-les : calice persistant, ä cinq divisions profondes, rondes. Ovaire ä trois loges uniovulees. Trois stig-mates sessiles, bifides. Capsule ovoide, ä pericarpe mince et ä trois coques bivalves.

Dedie ä Ampere , ce genre ne renferme que quelques arbrisseaux, d’une petite taille, ayant parleur port et leur aspect une certaine analogie avec le Genet. Leurs feuilles rares, eloigpees, lineaireset aigues, garnissent des rameaux dresses et comprimes. Leurs fleurs axillaires et bractees sont soli-taires ou fasciculees. Ils sont propres ä la Nouvelle-IIollande.

19. ADRIANA. Gaudichaud.

Fleurs dioiques. Les mäles: calice simple, quinque-parti, irregulier. Etamines nonibreuses, ä filetscourts, libres, inseres sur un receptacle conique. Antheres oblongues, dressees, biloculaires. Fleursfemelies: calice double, quinqueparti, persistant. Ovaire ä trois loges uniovulees. Trois stylesbipartis,velus. Capsule ä trois coques.

Arbrisseaux tomenteux, a feuilles alternes, entieres ou trilobees, portees par des petioles glandu-leuxä labase. Fleurs en epis terminaux. Les mäles sessiles, munies de trois ä cinq bractees inegales;les femelles courtement pedicellees. Ce genre est dedie ä M. Adrien de Jussieu .

20. ACIDOTON. Svvartz.

Fleurs monoiques ou dioiques. Les mäles : perianthe quinqueparti, reflechi. Etamines nombreuses,inserees sur un receptacle glanduleux. Antheres dressees. Fleurs femelles : perianthe ä six divisionsetalees. Style court, trifide. Trois stigmates reflechis, tomenteux. Capsule ä trois coques bivalves,monospermes.

Arbuste herisse, danspresque toutes ses parties, de poils forts et roides, dont la piqüre oecasionneune Sensation douloureuse. Feuilles alternes, pctiolees, entieres, glabres et stipulees. Fleurs engrappes le plus souvent terminales. Croit ä la Jamaique .

21. CROTON. Linne .

Fleurs monoiques. Les mäles : calice ä cinq divisions. Corolle (manquant quelquefois) de cinq pe-tales. Huit ä quinze etamines, ä filets soudes ä la base. Fleurs femelles : calice ä cinq divisions, persis-tant. Corolle nulle. Ovaire surmonte de trois styles ecartes, bifides. Capsule ä trois loges bivalves,monospermes.

Ce genre considerable ne renferme pas moins de eent cinquante especes Iigneuses ou herbacees,dont la plus grande partie habite 1’Amerique du Sud . Plusieurs de ces vegetaux, remarquables par leursproduits, meritent une mention speciale. —Le C. cascarilla, L., arbrisseau de quatre ä six pieds, äfleurs blanchätres, en 6pis, croit aux Antilles , dansles iles de Rahama, etc. Son ecorce, connue sousle nom de quinquina gris, repand une odeur agreable, surtout lorsqu’on la brüle. Douee de proprie.tes cordiales, toniques, stimulantes, eile etait einployee autrefois comme febrifuge. On la mele sou-vent avec le Tabac, afin de parfumer ce dernier. — Le C. sebiferum, L., est un arbre ressemblant,par le port, au Peuplier . De ses graines les Chinois retirent une matiere grasse dont ils font deschandelles et une huile qu ils emploient egalement pour l’eclairage. — Le C. tigtion, L., arbrisseaude moyenne grandeur, ä fleurs jaunätres, originaire des Indes orientales. Ses graines donnent unebuile, le plus violent des drastiques connus. — Le C. taccifcnm, L., arbre ä feuilles ovales, coton-neuses, croit dans l’ile de Ceylan 11 fournit une gomme laque excretee sous forme depetites boules äPaisseile, des rameaux et ä la naissance des feuilles. — Le C. balsamiferum, arbrisseau des Antilles ,ou il porte le nom de pellt Baume, laisse couler un suc jaunätre, aromatique, souverain, dit-on, pour