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Filaments en faisceaux ramifies. Fleurs femelies : perianthe ä trois decoupures. Ovaire surmonte detrois styles termines ehacun par un stigmate biiide. Capsule herissee, ä trois coques monospermes.Graine luisante. Embryon axile entoure d’un perisperme epais, oleagineux.
Kig. 57. — Ricin conimun.
Ce genre, eompose d’une douzaine d’espeees, toutes etrangeres a l’Europe , renferme uue planted’une application journaliere en medecine. — Le Ricinus communis, L., originaire de la Barbarie,oü il forme un arbrisseau atteignant souvent vingt ä vingt-cinq pieds, n’est plus dans nos elimatsqu’un vegötal annuel et herbace depassant rarement huitä dix pieds. Ses feuilles alternes, petiolees,sont palmees et decoupees en lobes lanceoles, aigus et dentes. Les fleurs, munies de bractees mem-braneuses, sont disposees en longs epis ramifies dont les mäles occupent la partie inferieure. Lesstyles sont ecarlates, et les sommites de la plante affectent souvent une teinte rougeätre trt’.s-pro-noncee. On retire du perisperme des graines de Ricin une hülle douce frequemment employee commepurgatif, surtout depuis que la pharmacie moderne, par la preparation ä froid, est parvenue ä lapriver de toute äcrete. Les semences entieres ont une action bien plus energique, qu’elles doivent aleur embryon, renfermant un principe veueneux capable d'exciter les vomissements et d’enflammer lesmuqueuses de 1 appareil digestif. Le Ricin est depuis longtemps cultive en France .