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Botanique.
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11IST0IRE NATURELLE.

2. TERNSTROEMIA. Mutis.

Arbres 4 feuilles alternes, tres-entieres, coriaces. Fleurs portees sur des pedoncules axillaires.Calice 4 cinq ou six divisions coriaces, muni ä l’exterieur de deux ecailles. Corolle 4 cinq, rarement4 six divisions. Etamines nombreuses, disposees sur deux rangs au fond de la corolle, ä filetscourts, 4 antheres oblongues. Style simple. Stigmate en tete. Fruit: baie seche, 4 deux loges poly-spermes.

Le genre Tonabea de Jussieu peut etre reuni 4 celui-ci.

5. EURYA. Thunberg.

Arbrisseaux ä rameaux alternes, 4 fleurs solitaires, axillaires. Calice ä cinq divisions, entoure d’uncalicule de deux folioles. Corolle ä cinq petales. Une douzaine d’etamines, ä antheres subsessiles.Style simple, surmonte de trois stigmates. Fruit capsulaire, petit, globuleux, surmonte d’une poinleformee par le style persistant, 4 cinq loges renfermant chacune trois graines trigones.

4. CLEYERA. Thunberg.

Arbres 4 rameaux et 4 feuilles subverticillees, 4 fleurs solitaires sur des pedoncules axillaires. Ca-lice 4 cinq divisions persistantes. Corolle 4 cinq petales. Trente etamines environ, 4 filets courts, unpeu soudes 4 la base, 4 antheres didymes. Style filiforme. Stigmate emargine. Fruit capsulaire, pisi-forme, biloculaire, entourü 4 la base par le calice persistant.

5. THEA. Linne (The.)

Arbrisseaux toujours verts, 4 feuilles alternes, 4 fleurs axillaires. Calice a cinq divisions profondeset arrondies. Corolle de cinq 4 neuf petales sessiles, rarement en plus grand nombre. Etamines tres-nombreuses. Fruit capsulaire, forme de trois coques, contenant chacune une ou deux graines, ets’ouvrant par leur partie superieure.

Le The de la Chine (T. Sinensis, Rieh.) est un arbrisseau qui, abandonne 4 lui-meme, peut ac-querir jusqu’ä dix metres de haut, mais qui en depasse rarement deux dans la culture. Ses feuillessont glabres, roides et coriaces, longues d’environ deux 4 trois pouces, sur un pouce de largeur.Linne et la plupart des anciens botanistes ont distingue deux especes du genre The, le The bou(T. bohea, L.) et le The vert ( T. viridis, L.); le premier a six petales 4 sa corolle, le second neuf.Plusieurs modernes regardent ces deux especes, et meme d’autres decouvertes depuis, comme desimples Varietes produites par l’effet d’une longue culture.

L’arbre 4 The est originaire des contrees orientales de l’Asie. 11 croit naturellement en Chine , auJapon et dans d’autres pays voisins, oü il est aussi l’objet d’un culture extremement soignee. La re-colte des feuilles a lieu deux fois par an, au printemps et en automne; la premiere de ces cueillettesdonne un The plus fin et plus estime.

Les feuilles recoltees sont plongees pendant une demi-minute dans l’eau bouillante, puis egoutteeset jetees sur des poeles de fer placees au-dessus d’un fourneau; ori les remue continuellement; quandon juge qu’elles sont assez chauffees, on les etend sur de grandes tables, oü eiles se refroidissent,puis on le roule avec la main; ce grillage est repete deux ou trois fois. La preparation du The a pourLut de blanchir les feuilles et de les priver du suc Acre et vireux qu’elles eontiennent. Quand il estparfaitement sec, on l’aromatise avec les fleurs de diverses plantes ( Olea fragrans, Camellia sasan-giia, etc.), et enfin on l’enferme dans des boites pour le livrer 4 la consommation.

Ce sont les Ilollandais qui les premiers firent connaitre aux Europeens les proprietes et les Usages ’du The, et qui ont ainsi rendu l’Europe tributaire de la Chine pour une somme qui aujourd’hui ex-cede cent vingt-cinq millions de francs par annee

Le nombre des varietes ou sortes de Thes du commerce est tres-considerable. Elles dependenten