174 IIISTOIRE NATURELLE.
valves, dont les bords rentrants constituent les cloisons. Graines tres-petites. Embryon dresse, de*pourvu d’endosperme.
Les Hypericinees sont generalement aromaliques, resineuses. Plusieurs d’entre eiles sont lactes-centes, et contiennent un suc qui a beaucoup d’analogie avec celui que renferment la plupart desClusiacees, et rappelle les propriAtes Acres et purgatives de ce dernier. Les vegetaux qui forment cegroupe sont repandus dans les contrees temperees et chaudes de foute la surface du globe, mais sur-tout de l’Amerique du Nord .
1. HYPERICUM. Linne . (Millepertüis.)
Plantes herbacees ou sous-frutescentes, A feuilles opposees, simples, marquees de points transpa-rents. Calice A cinq divisions egales. Corolles A cinq petales etales. Etamines nombreuses, ä filetsreunis ä la base en trois ou cinq faisceaux. Ovaire et capsule A trois ou cinq loges.
Les Millepertüis doivent leur 110 m vulgaire aux nombreux points glanduleux qui parsement leursfeuilles, et qui, vus par transparence, paraissent autant de petits trous. 11s ont une odeur aromati-que et resineuse due A un principe resineux soluble dans Talcool et les huiles, qu’clle colore enrouge, et auquel se joint une matiere gommeuse plus ou moins abondante.
L’espece de ce genre la plus commune chez nous est le Millepertüis ordinaire (H. perforatum, L.),plante vivace qu’on trouve trAs-frequemment dans les bois et sur les pelouses, oü eile fleuril en juil-let. Froisse entre les doigts, il repand une odeur resineuse et aromatique; sa saveur est legerementAcre. Cette plante a joui dans l’ancienne medecine d’une immense reputation, surtout pour le traite-ment des plaies; l’huile dans laquelle on avait fait macArer ses feuilles et ses fleurs passait pour unexcellent vulneraire. Elle etait vantee aussi comme excitant et anthelminthique; on l'employait memedans les fievres graves et d’autres maladies. Cette reputation a singulierement baisse aujourd’hui.
Plusieurs Millepertüis d’Amerique fournissent un suc qui se solidifie et presente une teile res-semblance avec la gomme-gutte, qu’on le connait vulgairement sous le nom de gomme-gutte d’Ame-rique.
L’AndrosAme ou Toute-Saine (//. androswmum, L.) se distingue du Millepertüis par un fruit bac-ciforme indehiscent, ce qui a engage quelques botanistes ä en faire un genre particulier. Elle pos-sAde, du reste, les memes proprietes, a joui autrefois de la meme vogue, et est tombee aujourd’huidans le meme abandon.
Plusieurs autres especes de ce genre sont admises dans nos jardins d’ornement, A cause de lagrandeur et de la beaute de leurs fleurs; nous citerons surtout le Millepertüis A grand calice (H. ca-lycinum, L.), dont les corolles atteignent huit centimelres de diametre, et qui est tres-propre ä or-ner les rocailles des jardins paysagers.
’ Arbrisseaux ayant le port des Millepertüis. Calice A quatre divisions, les deux interieures plusgrandes. Corolle A quatre petales. Etamines A filets legerement soudes A la base en quatre fais-ceaux. Style presque nul. Fruit capsulaire, A deux loges, s’ouvrant en deux valves, recouvert par lecalice.
93“ FAMILLE. - AURANTIACEES.
Arbres ou arbrisseaux tres-glabres, quelquefois epineux, A feuilles alternes, articulees, parsemeesde glandes vesiculeuses pleines d’une huile volatile transparente, A fleurs odorantes, generalementterminales. Calice monosepale, pevsistant, A trois ou cinq divisions plus ou moins profondes. Corollede trois A cinq petales sessiles, libres ou legerement soudes entre eux. Etamines en nombre egal aux