HOT AMOK K, 205
fleur femelle centrale. Calice ä cinq dents. Petales obovales, echancres, Ies exlerieurs souvent plusgrands, bifides. Fruit ovale. Carpelles ä cinq cötes deprimees, egales. Vallecules A un seul canal re-sinifere, recouvert d’une membrane arachno'ide.
Ce genre, qui differe tant des autres par divers caraeleres et surtout par son port, renferme desplantes herbaeees epineuses qui babitent les plages maritimes de l’Europe meridionale.
48. SMYRNIUM. Kinne. (Maceron.)
Involucre ä plusieurs folioles. Calice a limbe entier. Fetales lanceoles ou elliptiques, entiers.acumines, it sommet inflechi. Fruit didyme, comprime perpendiculairement a la commissure. Car-pelles ä cinq cötes; les trois dorsales aigues, Ies deux latörales fdiformes. Vallecules ä un seul canalresinifere. Columelle bipartite.
Le Maceron commun (S. olnsatrnm, L.) a ete autrefois cultive comme plante potagere; on man-geait les jeunes pousses et les racines. Les feuilles, qui servaient de condiment, ont cede la place auCeleri et au Persil.
49. COMUM. Kinne. (Cigue.)
Involucre et involucelle ä trois ou cinq folioles. Calice a limbe presque nul. Fruit subglobuleux,comprime perpendiculairement ä la commissure, presque didyme. Carpelles lisses, ovales, ä cinqcötes primaires saillantes ondulees; cötes secondaires nultes. Vallecules marquees de plusieurs stries,a canaux resiniferes non distincts. Columelle bifkle ou bipartite.
La grande Cigue ou Gigue maculee (C. maciünium, L.; Cicuta major, Lamk.), ainsi nommee äcause des tacbes livides qui couvrent sa tige et quelquefois ses feuilles, est une grande plante Jtisan-nuelle, dont la tadle depasse quelquefois deux metres, et qu’on trouve communement en France ,dans les lieux incultes et pierreux, les eours des fermes, les ruelles ou rues peu frequentees des vil-lages, etc. « Toutes les parties de cette plante, dit Richard, exhalent, quand on les froisse entre lesdoigts, une odeur herbacee et vireuse des plus desagreables. On sait que c’est un poison violent pourl homme et certains animaux. Les moyens propres ä combattre Tempoisonnement par cette substancesont de provoquer le vomissement et d’administrer ensuite les acides vegetaux etendus, tels que lesuc de eitron, le vinaigre, etc.; le vin est egalement utile. L’usage de la Cigue remcmte aux tempsles.plus recules de l’antiquite. C’est avec le suc de cette plante que les Grecs preparaiem ?e breuvageque devaient prendre ceux qu’ils condamnaient ä perdre la vie. C’est en buvant la Cigue que Socrate ct Phoeion furent recompenses des Services qu’ils avaient rendus ;i la Grece . On faisait aussi usage dela Cigue comme medicament, ainsi que le prouvent les ecrits d’IIippocrate, de Pline et de Diosco-ride. La Cigue est aussi employee en medecine, tant au dedans qu’au dehors. C’est un medicamenttres-energique. Mais la temperature et la position geographique des pays exercent, comme l’on sait,une tres-grande influence sur ses proprietes. Ainsi, tandis qu’elles sont tres-developpees dans le midide l’Europe , oü cette plante est un veritable poison, dans le Nord, au contraire, elles s’affaiblissent äun tel point, que, suivant quelques auteuvs, les gens de la Campagne mangent ses feuilles sans eneprouver aucun accident. »
Nous citerons encore dans ce genre l’Arracacba (C. arracaclia, Ilook ), erigee en genre sous lenom d’^4. xanthorhiza, Bane., dont les tubercules ont une saveur tres-agreable et constituent un desmets journaliers de quelques peuples de TAmerique meridionale.
ü0 CORIANDRUM. Kinne. (CoRtANeRE.)
Involucre nul. Involucelle ä plusieurs folioles. Fleurs blanches. Calice ä cinq dents. Petales cordi-formes, ceux de l’exterieur plus grands, bifides. Fruit globuleux, surmonte par cinq dents inegales.Graine tres-concave ä la face interne.
Le Coriandre cultive (C. sativum, L.) exhale, quand il est frais, une odeur desagreable; ses fruitssecs, au contraire, ont une odeur aromatique, analogue ä celle de la Melisse , et qui les fait employer,