BOTANIQUE. 279
Ibis nulle. Six etamines courtes, ä antheres arrondies. Capsule ä devx loges polyspermes, recouvertepar le calice.
I57 1,E FAMILIE. - TAMARiSCINEES.
Arbustes ou arbrisseaux ä feuilles generalement tres-petites, squamiformes et engainantes. Fleurspetites, munies de bractees, et disposees en epi simple, dont la reunion constitue quelquefois unepanicule. Calice ä quatre ou cinq divisions pvofondes imbriquees lateralement, rarement tubuleux äsa partie inferieure. Corolle ä quatre ou cinq petales persistants. Cinq ä dix etamines, rarement qua-tre, monadelphes ä la base. Ovaire triangulaire, quelquefois entoure ä sa base d’un disque perigyne.Style simple ou triparti. Fruit capsulaire, trigone, ä une seule löge, contenantun assez grand nom-bre de graines inserees vers le milieu de la face interne des trois valves qui forment la capsule. Em-bryon dresse, depourvu d’endosperme.
Les Tamariscineeshabitent toutes l’bemisphere septentrional de l’ancien continent; elles abondentsurtout dans la partie orientale de la region mediterraneenne.
1. TAMAR1X. Linnfe
Arbustes ou arbrisseaux ä feuilles squamiformes. Fleurs disposees en epi ou en panicule. Caliceä quatre ou cinq divisions prüfendes. Corolle ä quatre ou cinq petales persistants. Quatre ä dix eta-mines. Ovaire triangulaire. Style simple ou triparti. Capsule triangulaire, ä une seule löge.
Ce genre, que M. Desvaux a propose de diviser en deux, Tamarix et Myricaria, renferme un petitnombre d’especes dont la plupart habitent les regions maritimes de la France . Ce sont des arbris-seaux dont le port rappelle celui de certains Genevriers. En Afrique , dans les marais oü l’Aune lui-meme ne peut croitre, ils atteignent des dimensions considerables. Leur bois est trfis-estime pourfaire de petits meubles ou des ouvrages de marqueterie. Dans le midi de la France , les Tamarix ser-vent ä faire des liaies; leur magnifique inflorescenee devrait les faire recbercher dans les jardins.Quelques especes porteut des galles produites par des piqüres d’insec-tes.
Arbustes ou arbrisseaux ä feuilles opposees, entiferes, marquees de points translucides, souventpersistantes. Fleurs axillaires ou terminales, diversement groupees. Calice monosepale, ä base adhe-rente avec l’ovaire, ä limbe partage en quatre, cinq ou six divisions. Corolle formee de petales egauxen nombre aux lobes du calice, rarement nulle. Etamines generalement tres-nombreuses, rarementen nombre defini, ä fdets libres ou diversement soudes, ä antheres terminales generalement assezpetites. Ovaire infere, presentant de deux ä six loges, qui conliennent un nombre variable d’ovulesattaches a leur angle, interne. Style generalement simple. Stigmate lobe. Fruit tres-varie, tantöt sec,dehiscent en autant de valves qu’il y a de loges, tantöt indehiscent ou cbarnu. Embryon depourvud'endosperme.
Un port elegant, un feuillage toujours vert, des fleurs odovantes, et souvent des fruits savoureux,donnent un grand interet ä la plupart des vegetaux de cette famille, qui doit etre ajoutee au grandnombre de celles oü Fon observe une grande analogie entre la structure et les proprietes medicales.Toutes les Myrtacees , en effet, peuvent etre comptees parmi les medicaments toniques et stimulants.Elles doivent ces proprietes ä deux piincipes; Tun est astringent etparait un melange d’acide galli-