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Botanique.
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HISTOIRE NATURELLE.

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nombreuses. Baie ombiliquee par le calice, ä deux ou trois loges, contenant chacune une a cinqgraines.

Le Myrte commun (M. communis, L.) est un arbrisseau elegant, a feuilles persistantes, repandant,quand on Ies froisse, une odeur aromatique. II croit naturellement dans l’Europe meridionale, oü ilforme avec. l’Arbousier etle Laurier-Rose de charmants bosquets. Cultive dans les jardins, il acquiertpar la tadle une forme plus agreable. Toutes ses parties, ecorce, feuilles, fleurs, sontau moins equi-valentes ä l’ecorce de Chene pour le tannage des cuirs. Son bois est dur, propre ä divers ouvragesde tour. L’eau distillee de ses lleurs est odorante et employee comme parfum. Le myrte a ete autre-fois employe en medecine comme tonique et stimulant. Ses baies, qui persistent tout l’hiver, sontrecherchees des merles. Pline dit que de son temps on en retirait unehuile aromatique, et qu’apresles avoir fait secher ä l’ombre on en faisait une liqueur spiritueuse agreable ä boire.

Cet arbrisseau etait con'sacre ä Venus et figurait dans ses fetcs. Il etait devenu 1’embleme desamants heureux. Dans plusieurs pays, l’usage s’est conserve d’en couronner les nouvelles mariees, et,dans le midi de la France , on lui a donne pour cette raison le nom d 'Erba claou lagui (Herbe dusouci), faisant ainsi ailusion aux soucis du mariage. La mythologie a orne aussi d’une eouronne deMyrte le front de la muse Erato , qui presidait aux chants amoureux; dans les festins, on faisait pas-ser de main en main une branche de Myrte avec la lyre, ce qui etait pour chaque eonvive l’ordre dechanter ä son tour des vers erotiques. On dit que Phedre, voyant passer Hippolyte , piqua, dans sareverie, avec son aiguille, une branche de Myrte qu’elle tenait ä la main; teile est l’origine poetiqueattribuee aux points glanduleux dont ses feuilles sont criblees.