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BOTANIQUE.
Le Merisier (P. avium, L., C. avium, Moench.) est tres-commun dans nos bois. Ses fruits out laehair plus ferme et plus sucree que les cerises. C’est ä cette espece que se rapportent les guines etles bigarreaux. Le kirsch ou kischenwasser et le ralaßa de Grenoble sont faits avec des merises.Le Cerisier ä grappes (P. padus, L., C. padus, D. G.) est un arbrisseau tres-elegant, dont l’ecorce acte proposee comme suecedane du quinquina. Le Gerisier de Sainte-Lueie (P. mahaleb, L., C. ma-lialeb, Juss.) croit dans nos bois, comme leprecedent; ses fruits fournissent aux teinturiers une cou-leur pourpre. Le Laurier-Cerise ou Laurier-Amande (P. lauro-cerasus, L., C. lauro-cerasus, Juss.)est un grand et bei arbrisseau qui peut devenir dangereux par la forte proportion d’acide prussiqueqti’il renferme; ses feuilles servent ä parfumer differents mets.
Le Prunier cultive (P. domestica, L.) etait connu des aneiens, et Pline en enumere un grand nom-bre de Varietes. Les prunes sont susceptibles des memes usages que les cerises. De plus, on les sfechepour les transformer en pruneaux. Le bois est employe dans l’ebenisterie. La gomme qui suinte del’ecorce peut remplacerla gomme arabique. Le Prunier sauvage (P. insilitia, L.), cultive, comme leprecedent, dös la plus haute antiquite, offre egalement un grand nombre de varietes. Parmi les plusremarquables, nous citerons les prunes de reine-Claude, Sainte-Calherine, quetsche, damas, mira-bclle, etc. Le Prunier epineux ou Prunellier (P. spinosa, L.) ressemble, quand il est en ileurs, äI’Aubepine. II croit en buisson dans les haies et les bois; ses rameaux sont termines en pointeä leur sommet. Ses fruits, de la grosseur d’une petite cerise, sont d’une äprete extraordinaire. Ce-pendant ils s’adoucissent un peu lorsqu’ils ont ete frappes par la gelfee, et sont alors recherches desenfants. L’fecorce peut servir ä la teinture ou au tannage desctiirs; on l’a regardee aussi comme suc-cedane du Quinquina. Mais eile est inferieure, sous ce rapport, ä celle du P. coccumiglia, Ten., ar-brisseau tres-commun en Calabre , oü les habitants en ont constate l’officacite dans les fievres in-termittentes. Le Prunier de Brianpon (P. brigantiaca, Vill.) fournit, par l’expression de l’amande,une huile assez fine, bonne ä manger, et susceptible d’etre employee aux memes usages qiie Ehuded’amandes douces. Le P. cerasifera, Ehrli., a des pedicelles fructifferes egalant environ lalongueurdu fruit, qui est globuleux, de la grosseur d’une cerise et d'une saveur acerbe.
L’Abrieotier commun (P. Armeniaca, L., Armeniaca vulgaris , Lamk.) est, comme son noml’indique, originaire de l’Armenie ; Allioni pretend qu’il est sauvage aux environs de Montferrat, enPiemont. On le cultive dans tous les jardins. Son fruit est fort bon, sans avoir cependant la saveurdelicate de la peche. On les prepare de diverses manieres. Les amandes ont une amertume assezprononcee : on les emploie avec leur enveloppe ligneuse pour preparer une liqueur de table fortestimee, l’eatt de noyaux. Le bois, jaunätre et veine, est employe par les tourneurs.
. SEPTIEME TRIBÜ. — CHRYSOBALAIVEES.
Fleurs plus ou moins irregulieres. Ovaire unique, libre, contenant deux ovules dresses. Style fili-forme, naissant presque de la base de l’ovaire. Fruit drupace.
Arbustes ou arbrisseaux ä feuilles munies de stipules. Fleurs bracteolees, en grappe ou en epiterminal. Calice ä cinq divisions reflechies. Corolle ä cinq petales. Trois ä six elamines, insereestoutes d’un meme cöte du calice, ä filets longs, tordus. Ovaire velu. Style long, basilaire, lateral.Fruit drupace, compriine, monosperme.
Arbustes ä feuilles entieres, munies de stipules. Fleurs en grappes terminales et axillaires. Calicecampanule, ä cinq divisions. Corolle ä cinq petales. Elamines nombreuses. Style basilaire, lateral.Fruit drupace, ä noyau monosperme, rugueux et marque de cinq sillons ä l’exterieur.
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