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laires, rapprochees en grappes. Caliec colore, divise jusqu’a la base en deux levres. Etamines mona-delphes. Gousse renflce, ä peine plus Iongue que le calice. contenantun petit nombre de graines.
L’Ajonc commun ou d’Europe (U. Europceus, L.) est tres-repandu dans les lieux arides et pier-reux, qu’il rejouit par ses belles touffes de fleurs jaunes. On en tire un grand parti en Bretagne etdans la basse Normandie , en le broyant avec des pilons, pour le donner aux bestiaux pendant l’hi-ver. Les vieux bois servent ä chauffer les fours. L’Ajonc nain (U. minus, Smith), plus petit danstoutes ses parties, est bien plus Charge de fleurs et convient ä l’ovnement des jardins paysagers.
Sous-arbrisseaux ä feuilles depourvues de stipules. Fleurs axillaires, solitaires. Calice ä cinq divi-sions plus ou moins profondes. Corolle ä etendard tres-grand, depassant les ailes et la carene. Eta-mines monadelpbes. Filets adherents ä l’ovaire. Style tres-long. Stigmate longitudinal, velu en des-sus. Gousse comprimee, polysperme.
On cultive dans les jardins, comme plante d’ornement, le S. junceum, L., vulgairement Genetd’Espagne, quicroit spontanement dans l’Europc meridionale. Le S. scoparium, L. ( Sarolliamnusscoparius, AVim.), est tres-commun dans les bois, dans les lieux incultes et sablonneux. On retire deces deux especes, par le rouissage, une fres-bonne filasse. On peut les cultiver avantageusement, lapremiere surlout, dans les sols trop pauvres, oü le Chanvre et le Lin ne pourraient reussir; c’est eequi se pratique aux environs de Lodeve. Du temps de Pline et de Dioscoride , eile servait ä faire desliens sous le nom de sparton. Le S. purgans, L., vulgairement Genet griol, commun dans les dc-partements meridionaux, peut etre employe en medecine.
Sous-arbrisseaux ä feuilles unifoliolees. Fleurs en grappes nues ou feuillees, plus rarement soli-taires. Calice herbace , ä deux levres. Corolle ä etendard ovale, plus court que les ailcs et la carene,ou les egalant. Etamines monadelphes. Stigmate oblique sur la face interne du style. Gousse com-primee ou renflee, polysperme.
Ce genre, ä peu pres aussi nombreux en especes que le precedent, dont il diflere ä peine, renfermcaussi quelques plantes interessantes, entre autres le Genet des teinturiers ou genestrole (G. tinc-lona, L.), petit arbrisseau commun dans les bois et les buissons. On employait autrefois ses sommi-tes fleuries pour teindre en jaune. Les fleurs sont legerement purgatives, et les graines emetiques.En Russie , «n attribue ä cette plante la propriete de guerir la rage. D’autres especes de Genets jouis-sent de proprietes purgatives assez marquees, mais on les emploie rarement.
18. CYT1SUS. Linne . (Cvtise.)
Arbrcs ou arbrisseaux ä feuilles trifoliolees. Fleurs en.tete terminale ou en grappes axillaires.Calice ä deux levres. Corolle a etendard ovale, depassant les ailes et la carene. Etamines monadel-plies. Style ascendant. Stigmate oblique sur la face externe du style. Gousse comprimee, poly-sperme.
Le Cytise est frequemment eite par les Grecs et les Romains comme une plante qui fournit un ex-cellent fourrage. La dilficulte est de savoir ä quelle espece de Cytise eile appartient, ou s’il faut laehercher dans un genre voisin de celui-ci; les opinions sont partagces ä ce sujet. Le Cytise faux Ebe-nier (C. laburnmn , L.) a de belles grappes de fleurs jaunes qui en font un des plus bcaux arbrcs dedecoration. II doit son nom de faux Ebenier ä la couleur presque noire du rceur du bois dans lesvieux arbres. Ce bois est dur, ä grain tres-fin et serre, susceptible d’un beau poli; il se conserve long-temps; il est trcs-recherche pour le tour, Febenisterie, la fabrication des instruments de musique.Les feuilles, les gousses et les semenees sont purgatives. Cet arbre est commun dans les Alpes ; uneVariete plus petite a re<;u le nom de Cytise des Alpes (G. Alpinus). Il est tres-cultive dans nos jar-